Près de 9 300 élèves ont retrouvé ce mardi 1er septembre les 75 écoles publiques de Dijon. Pour cette rentrée 2026, la municipalité met en avant un programme d’investissement de 8,43 millions d’euros dans les établissements scolaires, la distribution inédite de fournitures gratuites à près de 6 000 écoliers et de nouvelles mesures destinées à adapter les écoles aux épisodes de fortes chaleurs.
À l’occasion de la rentrée scolaire, Nathalie Koenders, maire de Dijon, et Franck Lehenoff, adjoint chargé de l’éducation, de l’enfance, des droits de l’enfant et des familles, ont effectué ce mardi 1er septembre une tournée dans plusieurs établissements dijonnais. L’occasion de rencontrer élèves, parents, enseignants et personnels municipaux, mais également de présenter les principales orientations de la politique éducative de la Ville pour cette nouvelle année scolaire.
Au total, environ 9 300 élèves sont attendus dans les 75 écoles maternelles et élémentaires publiques de Dijon, qui représentent 437 classes.
Pour la municipalité, cette rentrée se veut placée sous plusieurs priorités : rénovation du patrimoine scolaire, adaptation au changement climatique, soutien aux familles, qualité de la restauration et développement des activités éducatives au-delà du temps passé en classe.
« Cette rentrée doit d’abord être un moment de confiance et d’enthousiasme pour les enfants et leurs familles », souligne Nathalie Koenders. La maire défend une politique municipale reposant sur un niveau d’investissement élevé dans les établissements. « À Dijon, nous faisons le choix d’investir fortement dans l’école parce que c’est là que se construit une partie de l’avenir de notre ville », affirme-t-elle.
8,43 millions d’euros de travaux en 2026
Pour l’année 2026, Dijon prévoit 8,43 millions d’euros de travaux dans ses écoles, toutes opérations confondues. Cet investissement annuel s’intègre au programme Ambition éducative 2030, doté au total de 75 millions d’euros. L’objectif affiché est de moderniser durablement les établissements, d’améliorer les conditions de travail et d’apprentissage et de mieux répondre aux enjeux énergétiques et climatiques.
Le programme comprend aussi bien de grandes restructurations que des interventions plus courantes : réfection de toitures et de sanitaires, amélioration de la sécurité, installation de protections solaires ou de brasseurs d’air, mais aussi végétalisation et désimperméabilisation des cours d’école.
Deux importantes opérations illustrent cette politique d’investissement. La transformation du groupe scolaire Joséphine-Baker représente ainsi 15,8 millions d’euros de travaux programmés entre 2025 et 2027.
Le groupe scolaire Jean-Baptiste-Lallemand fait, de son côté, l’objet d’une rénovation énergétique et d’une restructuration évaluées à 6,2 millions d’euros. La Ville estime que ces travaux doivent permettre de réduire de 60 % les consommations énergétiques de l’établissement.
Pour Nathalie Koenders, ces investissements doivent être considérés dans leur globalité : « Investir 75 millions d’euros avec Ambition éducative 2030, adapter nos bâtiments aux fortes chaleurs, améliorer chaque année les conditions d’accueil des enfants : derrière chacune de ces décisions, il y a la même volonté, celle de donner à tous les enfants les meilleures conditions pour apprendre et s’épanouir. »
Près de 6 000 élèves reçoivent gratuitement leurs fournitures
La principale nouveauté visible pour les familles en cette rentrée concerne les fournitures scolaires. Pour la première fois, la Ville fournit gratuitement un kit de fournitures à tous les élèves des écoles élémentaires publiques de Dijon, du CP au CM2.
Près de 6 000 enfants bénéficient de cette mesure. Les kits doivent être distribués directement dans les établissements à partir de cette semaine.
La municipalité présente le dispositif à la fois comme une mesure éducative et comme un soutien au pouvoir d’achat. L’objectif est d’éviter que le coût des fournitures ne constitue un obstacle pour certaines familles, mais également de garantir que tous les élèves disposent du matériel nécessaire.
La maire de Dijon insiste sur la dimension égalitaire du dispositif. Offrir ces fournitures participe, selon elle, à la volonté municipale de garantir les mêmes conditions d’apprentissage à tous les enfants, indépendamment de la situation matérielle de leur famille.
Cette mesure prend également une résonance particulière dans un contexte où le coût de la rentrée scolaire constitue une dépense importante dans le budget des ménages.
La chaleur, nouveau défi majeur pour les écoles
Autre sujet désormais incontournable pour les collectivités : celui du confort thermique des établissements scolaires. Les épisodes de chaleur intervenus dès la fin du printemps puis pendant l’été ont renforcé la volonté de Dijon d’adapter ses bâtiments scolaires à l’évolution du climat.
Dans le cadre du Plan Chaleur 2026, plusieurs mesures ont déjà été déployées. Chaque école doit notamment disposer d’au moins une salle rafraîchie grâce à une climatisation fixe, voire de deux dans les établissements les plus importants. Deux ventilateurs par classe ont également été prévus.
Lors des épisodes caniculaires, la restauration scolaire peut être adaptée avec des repas froids. Des brumisateurs ont aussi été distribués et un guide de bonnes pratiques diffusé.
Mais la Ville souhaite désormais dépasser les seules réponses d’urgence.
Un diagnostic doit être mené dans chacune des 75 écoles dijonnaises afin d’évaluer leur vulnérabilité face aux fortes chaleurs. Orientation des bâtiments, performance énergétique, ventilation, protections solaires ou présence d’espaces végétalisés feront partie des éléments étudiés.
Ces données doivent permettre de hiérarchiser les interventions au cours des prochaines années.
Environ 70 % des écoles sont actuellement équipées de dispositifs d’occultation performants. La municipalité souhaite poursuivre leur installation et développer parallèlement les salles rafraîchies et les brasseurs d’air, avec l’ambition, à terme, d’équiper toutes les salles de classe.
« L’école doit aussi accompagner les grands défis de notre époque », estime Nathalie Koenders. « C’est vrai pour le changement climatique, qui nous impose d’accélérer l’adaptation de nos établissements. »
La question du confort d’été rejoint ainsi les travaux de rénovation énergétique déjà engagés dans le cadre d’Ambition éducative 2030, notamment sur l’isolation, la ventilation et la végétalisation.
8 000 repas servis quotidiennement dans les écoles
La politique scolaire municipale passe également par les assiettes. Chaque jour, environ 8 000 repas sont servis dans les écoles dijonnaises. La Ville présente la pause méridienne comme un temps éducatif à part entière. L’objectif est à la fois de proposer une alimentation équilibrée et de sensibiliser les enfants au goût, à la diversité des produits et à la lutte contre le gaspillage alimentaire.
Cette politique s’inscrit dans les ambitions plus générales portées par Dijon autour de la transition alimentaire.
Pour la municipalité, l’alimentation doit être considérée simultanément comme un enjeu de santé publique, d’éducation et de transition écologique.
Nathalie Koenders inclut d’ailleurs cette question parmi les défis auxquels l’école doit préparer les nouvelles générations : « C’est vrai également pour l’alimentation, l’éducation à l’environnement, la culture ou le sport. »
Des enfants accueillis de 7 heures à 19 heures
L’intervention de la Ville ne se limite pas au fonctionnement des bâtiments scolaires. Dijon organise également l’accueil périscolaire, avec une prise en charge possible des enfants de 7 heures à 19 heures, selon les différents temps de la journée.
Le temps d’activité périscolaire proposé de 16 h 05 à 16 h 50 reste gratuit.
Pendant les vacances, les accueils de loisirs et le programme Dijon Sport Découverte complètent cette offre avec des activités culturelles, sportives et éducatives.
La municipalité intervient par ailleurs aux côtés de l’Éducation nationale pour diversifier les apprentissages et proposer aux élèves des ouvertures vers le sport, la culture, l’environnement ou la citoyenneté.
Au cours de l’année scolaire 2024-2025, plus de 13 000 heures d’interventions éducatives ont ainsi été proposées dans les écoles de Dijon.
À travers l’ensemble de ces dispositifs, Nathalie Koenders défend une conception large de la politique scolaire, qui dépasse le seul entretien des établissements.
« Notre ambition est de construire à Dijon une école accueillante, protectrice et ouverte sur le monde, qui donne sa chance à chaque enfant », résume la maire.
En ce jour de rentrée, elle a également adressé un message aux quelque 9 300 élèves qui reprennent le chemin de l’école et à ceux qui les accompagnent : « Je souhaite une très belle rentrée à tous les écoliers dijonnais, à leurs familles, aux enseignants et à l’ensemble des personnels qui les accompagnent au quotidien. »
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