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Après les propos tenus sur scène par l’artiste 2L et jugés insultants envers les forces de sécurité intérieure, le commandant Thomas Foucherot avait choisi de réagir publiquement. Dans sa publication, l’officier dénonçait une confusion entre liberté d’expression et « provocation injurieuse et haineuse ». Surtout, il prenait clairement la défense de ses militaires mobilisés pour sécuriser le Golden Coast : « Je ré-affirme le professionnalisme de tous mes militaires engagés sur ce festival. »

Au 2 septembre 2026, aucun communiqué spécifique de la préfecture de Côte-d’Or n’est venu publiquement répondre à cet épisode, alors même que Thomas Foucherot indiquait que plusieurs représentants de l’État étaient présents au moment des faits, dont la préfète Violaine Démaret et Mme Aurélie Contrecivile, directrice de cabinet. Le général de division Christophe Husson était lui aussi présent.

Du côté de la Ville de Dijon, Nathalie Koenders a bien salué la réussite du festival, évoquant une ambiance « sereine, populaire et festive ». Elle remercie également les policiers et les gendarmes mobilisés. Mais sur l’incident dénoncé par le commandant Foucherot : aucun mot. Pas de soutien explicite aux militaires visés. Pas de réaction sur les propos rapportés. Pas de condamnation publique.

Même constat, à ce stade, du côté de François Rebsamen, président de Dijon Métropole : aucune prise de position publique spécifique n’a été identifiée sur cet épisode.

Bien sûr, l’absence de communication ne signifie pas nécessairement qu’aucun soutien n’a été exprimé en interne. Mais c’est justement la parole publique qui pose ici question. Car le contraste est difficile à ignorer.

On célèbre la réussite du Golden Coast. On remercie les organisateurs, les bénévoles, le public et les forces de sécurité. On insiste sur l’ambiance festive. Mais lorsqu’un commandant de gendarmerie estime que ses militaires ont été publiquement insultés, les soutiens deviennent beaucoup plus discrets.

Thomas Foucherot, lui, n’a pas hésité. Il a pris la parole et défendu ses hommes. À présent, ce n’est plus seulement sa réaction qui interpelle. C’est le silence des autres.

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