À l’occasion de la rentrée scolaire du 1er septembre 2026, le député de la 3e circonscription de la Côte-d’Or, Pierre Pribetich, s’est rendu dans plusieurs établissements de Rouvres-en-Plaine, Sennecey-lès-Dijon et Genlis. Dans un communiqué, il salue la mobilisation des équipes éducatives et des élus locaux, mais critique plusieurs décisions qu’il estime guidées avant tout par des considérations budgétaires.
À Rouvres-en-Plaine, le député met en avant une situation qui s’est finalement débloquée favorablement. Selon lui, la mobilisation des parents d’élèves et des élus a permis d’éviter la fermeture d’une classe de maternelle. Une décision qui, à ses yeux, aurait fragilisé les conditions d’apprentissage et la dynamique éducative locale. Lors de sa visite aux côtés du maire Hubert Sauvain, Pierre Pribetich a ainsi insisté sur l’importance de préserver des effectifs compatibles avec de bonnes conditions d’enseignement.
Le constat est en revanche beaucoup plus critique à Sennecey-lès-Dijon. Le parlementaire déplore la fermeture confirmée, fin août, d’une classe à l’école élémentaire Roland Belleville, et ce malgré sept nouvelles inscriptions. Il indique que cette décision conduit certaines enseignantes à accueillir jusqu’à 30 élèves dans leur classe. Pour Pierre Pribetich, de tels effectifs ne permettent ni aux équipes pédagogiques de travailler dans de bonnes conditions, ni aux élèves de bénéficier d’un cadre d’apprentissage satisfaisant.
Le député souligne que cette situation est également contestée par la maire de la commune, Agnès Billiet. Derrière ce cas précis, il met en cause une logique qu’il juge trop comptable dans l’élaboration de la carte scolaire, estimant que l’évolution réelle des effectifs et les besoins des établissements devraient davantage peser dans les décisions.

À Genlis, la préoccupation est d’une autre nature. Pierre Pribetich salue l’investissement des équipes éducatives et des accompagnants d’élèves en situation de handicap au sein des écoles Paul Bert et Le Chenaie ainsi qu’au collège Albert Camus. Mais il critique vivement le non-renouvellement du poste de psychologue du RASED, le Réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté. Le député rappelle que ce professionnel avait traité 188 dossiers au cours de l’année précédente, un volume qui témoigne selon lui de l’importance du dispositif.
Pour le parlementaire, ces différents exemples illustrent la nécessité d’un changement de méthode. Il appelle le rectorat à engager un véritable dialogue avec les élus locaux et les équipes pédagogiques avant de prendre des décisions susceptibles de bouleverser l’organisation des écoles. Selon lui, la carte scolaire ne peut pas être construite à partir des seuls chiffres, sans tenir compte des réalités territoriales, des projets éducatifs et des conséquences sociales des ouvertures ou fermetures de classes.
Pierre Pribetich inscrit enfin cette rentrée dans un contexte politique plus large. À quelques mois de l’élection présidentielle, il invite les électeurs à examiner avec attention les propositions consacrées à l’école. Pour le député, l’Éducation nationale a besoin de « moyens », de « stabilité » et d’une vision de long terme, plutôt que de décisions qu’il considère comme excessivement guidées par les impératifs budgétaires.
Au-delà des situations particulières rencontrées à Rouvres-en-Plaine, Sennecey-lès-Dijon et Genlis, son message est donc clair : la rentrée scolaire ne peut pas être réduite à une simple question d’effectifs. Pour Pierre Pribetich, elle pose plus largement la question des moyens accordés à l’école publique et de la place laissée aux territoires dans les décisions qui concernent directement les élèves, les familles et les enseignants.
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