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La CGT, Solidaires et la FSU appellent les salariés à rejoindre la mobilisation nationale du samedi 26 septembre consacrée au climat, au vivant, à la paix et à la justice sociale. À Dijon, un rendez-vous est annoncé à 14 h 30, place de la Libération. Au-delà de la marche, les trois organisations syndicales mettent sur la table une série de revendications portant sur la protection des travailleurs face aux fortes chaleurs, le renforcement des services publics et le financement de la transition écologique.

À un peu moins de trois semaines de la mobilisation nationale du 26 septembre, la CGT, l’Union syndicale Solidaires et la FSU entendent faire entendre les revendications du monde du travail dans le débat climatique. Dans un communiqué intersyndical daté du 7 septembre, les trois organisations affirment que « le monde du travail ne doit plus subir le coût de l’inaction climatique ».

À Dijon, la carte nationale de la mobilisation recense un rendez-vous le samedi 26 septembre à 14 h 30, place de la Libération. Elle mentionne également une assemblée sur cette même place. À ce stade, aucun parcours détaillé du cortège n’est indiqué.

Pour les syndicats, les épisodes de canicule, les incendies et les sécheresses de l’été ont mis en évidence la vulnérabilité de nombreux salariés. Dans leur communiqué, ils citent notamment les travailleurs confrontés aux fortes chaleurs sur leur lieu de travail, mais aussi les sapeurs-pompiers, personnels hospitaliers, agents de l’Éducation nationale et des collectivités territoriales, placés en première ligne lors des crises. Les organisations alertent également sur les conséquences sanitaires de l’exposition répétée aux canicules et aux fumées d’incendie.

Adapter le travail aux fortes chaleurs

La première série de revendications concerne directement les conditions de travail. CGT, Solidaires et FSU demandent notamment un suivi médical gratuit renforcé pour les pompiers, les travailleurs vulnérables, les bénévoles et les habitants exposés aux fumées.

Les organisations souhaitent également créer un dispositif permettant à l’inspection du travail de faire arrêter une activité en cas de danger, sur le modèle de mécanismes déjà existants pour certains risques professionnels. Elles réclament parallèlement un doublement des sections d’inspection du travail.

Les syndicats demandent aussi le rétablissement des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Ils veulent étendre à tous les secteurs le dispositif de chômage intempéries lorsque la chaleur rend le travail difficile ou dangereux.

Autre proposition : réduire les rythmes de travail et aménager les horaires lors des périodes de fortes chaleurs, en tenant compte de la réalité de chaque métier. Dans les services publics, l’intersyndicale réclame la mise en place de protocoles nationaux élaborés avec les agents. Elle souhaite enfin que des négociations sur ces questions soient ouvertes dans l’ensemble des branches professionnelles.

Davantage de moyens pour les pompiers, la santé et les services publics

Pour CGT, Solidaires et FSU, l’adaptation au changement climatique passe également par un renforcement des moyens publics. Les trois organisations demandent des recrutements massifs dans les services chargés de prévenir et de gérer les canicules, les feux et les sécheresses.

Sont notamment cités les Services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), l’Office national des forêts, les services de l’État chargés de l’environnement ainsi que le secteur de la santé.

Le communiqué défend également un vaste plan de rénovation des bâtiments : administrations, établissements accueillant du public, entreprises et logements. Une attention particulière est demandée pour les lieux accueillant les jeunes, les malades et les personnes âgées.

À cela s’ajoute la rénovation des infrastructures ferroviaires et électriques, que les syndicats jugent nécessaire pour préparer le pays aux conséquences du dérèglement climatique.

Faire contribuer les plus riches et conditionner les aides aux entreprises

La question du financement est également au cœur des revendications. L’intersyndicale souhaite que le plan d’adaptation repose sur des mesures de justice fiscale et sociale. Elle demande notamment que les aides publiques accordées aux entreprises soient conditionnées au respect de critères sociaux et environnementaux.

CGT, Solidaires et FSU proposent par ailleurs de taxer les superprofits ainsi que le patrimoine financier et immobilier des plus riches afin de financer ce qu’elles qualifient de « bifurcation écologique ».

Dans le secteur agricole, les trois syndicats réclament des prix garantis, afin d’assurer un revenu jugé décent aux agriculteurs et de mieux rémunérer les pratiques agroécologiques. Ils demandent parallèlement des investissements pérennes dans les énergies renouvelables.

Miser davantage sur le train et donner plus de pouvoir aux salariés

Les transports constituent un autre volet du programme défendu par l’intersyndicale. Les organisations souhaitent une politique donnant une place centrale au train et aux modes de transport les moins émetteurs.

Elles veulent également que les salariés du privé comme les agents de la fonction publique disposent de nouveaux droits leur permettant d’intervenir davantage dans les choix stratégiques et les choix de production de leur entreprise ou de leur service.

L’objectif affiché est de réorienter l’économie vers une industrie relocalisée et décarbonée, tout en refusant que cette transformation se traduise par des licenciements ou des fermetures d’usines.

Le budget 2027 dans le viseur

À travers cet appel, les trois syndicats cherchent ainsi à articuler questions climatiques et revendications sociales. Ils estiment que les conséquences de l’été ne pourront être ignorées lors de la préparation du budget 2027 et réclament des mesures de prévention, d’adaptation et d’atténuation associées à davantage de justice sociale.

La mobilisation du 26 septembre ne se limite pas au mouvement syndical. L’appel national prévoit des marches dans de nombreuses villes autour du climat, du vivant, de la paix et de la justice sociale. Le site de la mobilisation recense les rassemblements au fur et à mesure de leur organisation. À Dijon, les informations actuellement donnent rendez-vous samedi 26 septembre à 14 h 30, place de la Libération. 

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