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Tout au long du mois de septembre, le CHU Dijon Bourgogne se mobilise autour de trois grandes thématiques de cancérologie : les cancers du sang, les cancers gynécologiques et les cancers de l’enfant. Recherche, innovations thérapeutiques, évolution des parcours de soins et accompagnement des patients sont au cœur de cette mobilisation, qui sera notamment ponctuée de journées d’information et de rencontres avec les équipes hospitalières.

Communiqué du CHU Dijon Bourgogne du 7 septembre 2026 :

En cancérologie, faire progresser les traitements, c’est aussi faire évoluer les parcours de soins

Au CHU Dijon Bourgogne, les équipes conjuguent chaque jour expertise, recherche, innovation et engagement humain pour mieux répondre aux besoins de chaque patient.

Rouge, Turquoise, Or, en septembre, le CHU Dijon Bourgogne met en lumière trois spécialités de cancérologie : l’hématologie, la gynécologie et l’onco-pédiatrie. Trois spécialités, trois réalités différentes, mais une même ambition : faire progresser les prises en charge en s’appuyant sur la recherche, l’innovation et l’évolution des parcours de soins, au plus près des besoins des patients et de leurs familles.

Le CHU Dijon Bourgogne, un acteur majeur dans la prise en charge des cancers sur le territoire

Chaque année, les équipes du CHU Dijon Bourgogne prennent en charge plusieurs milliers de patients atteints de cancer, qu’il s’agisse de tumeurs solides ou de cancers hématologiques.

Du diagnostic aux traitements et au suivi, des équipes pluridisciplinaires associent leurs expertises pour proposer un parcours adapté à chaque patient. Le CHU prend en charge tous les cancers, à l’exception de la chirurgie du cancer du sein et de certains cancers rares.

Être pris en charge au sein d’un CHU, c’est aussi bénéficier, sur un même site, de l’ensemble des spécialités médicales et chirurgicales. Si une autre pathologie est détectée ou doit être suivie parallèlement au cancer, les expertises nécessaires peuvent être mobilisées sans changer d’établissement. Un atout essentiel pour assurer une prise en charge globale et coordonnée.

Cette prise en charge s’appuie sur des expertises reconnues, des plateaux techniques de pointe, l’accès aux innovations diagnostiques et thérapeutiques et une attention portée à la qualité de vie et à l’accompagnement.

Elle repose également sur des coopérations étroites avec les acteurs de santé du territoire, pour favoriser l’accès aux expertises et aux innovations au plus près des lieux de vie des patients.

Parce que chaque cancer est unique, chaque parcours de soins l’est également. Au CHU, c’est le patient dans sa globalité qui est pris en charge.


Septembre Rouge — Hématologie

Quand la recherche fait évoluer les possibilités de traitement

En Hématologie, les progrès thérapeutiques se sont accélérés au cours des dernières décennies, ouvrant de nouvelles possibilités aux patients confrontés à des maladies parfois complexes ou résistantes aux traitements.

Nouvelles immunothérapies, thérapies ciblées, thérapies cellulaires : ces innovations transforment progressivement les stratégies thérapeutiques, mais aussi les parcours de soins.

Le Professeur Jean-Noël BASTIE, Chef du service d’Hématologie clinique du CHU Dijon Bourgogne, a été le témoin direct de ces évolutions majeures :

« Au cours de ma carrière, il y a de réels progrès dont j’ai eu la chance de voir l’évolution et de mesurer les effets positifs sur les patients. Quand je vois ce que je faisais en tant que chef de clinique, jeune PH et maintenant, c’est vraiment fulgurant ! Les nouvelles possibilités thérapeutiques sont nombreuses, elles évoluent rapidement. Et je suis convaincu que cela va continuer de croître. »

Cette dynamique repose notamment sur une recherche étroitement articulée aux soins.

Le service d’Hématologie participe à des essais cliniques et dispose notamment d’une labellisation CLIP² de l’Institut national du cancer pour les essais de phases précoces, permettant aux patients qui répondent aux critères d’inclusion d’accéder à certaines stratégies thérapeutiques innovantes dans un cadre spécialisé.

Mieux comprendre la maladie pour mieux adapter les traitements

À côté des essais thérapeutiques, les équipes travaillent à mieux caractériser les maladies et leur évolution. Parmi les axes de recherche développés à Dijon figure notamment l’étude de l’ADN tumoral circulant : des fragments d’ADN issus des cellules tumorales peuvent être recherchés dans le sang afin d’obtenir des informations sur la maladie, son évolution et sa réponse au traitement.

Cette approche s’inscrit dans une démarche de médecine personnalisée, avec l’objectif, dans les indications étudiées, de mieux suivre l’évolution de la maladie et d’adapter les traitements lorsque cela est possible. Avec, en ligne de mire, un enjeu essentiel : limiter l’exposition aux toxicités et préserver la qualité de vie des patients.

À Dijon, ces recherches prennent notamment corps dans BIO LYMPH, une biocollection pilotée par le Professeur ROSSI.

Après deux années de post-doctorat à Stanford, le chercheur travaille notamment au développement et à l’intégration de technologies permettant d’étudier ces biomarqueurs dans l’écosystème dijonnais.

« À partir d’une simple prise de sang, nous cherchons à mieux caractériser certaines pathologies et à suivre au plus près leur évolution, pour poser un diagnostic plus précis et donc proposer à chaque patient un traitement plus ciblé et plus efficace. L’enjeu est désormais de pouvoir implémenter toutes ces technologies de haut niveau dans l’écosystème local dijonnais, pour que cela puisse bénéficier à la prise en charge des patients du CHU de Dijon et, plus largement, partout en France. »

Professeur Cédric ROSSI, Hématologue au CHU Dijon Bourgogne

Des innovations qui deviennent des réalités de soins

Certaines innovations ont déjà franchi le cap de la recherche pour entrer dans la pratique clinique. C’est notamment le cas des CAR-T cells. À la frontière entre thérapie cellulaire et thérapie génique, cette approche transforme la prise en charge de certains cancers du sang.

Le CHU Dijon Bourgogne est accrédité pour cette activité depuis 2019. Aujourd’hui, plus de 50 patients sont pris en charge chaque année, contre une dizaine en 2020.

Cette évolution illustre notamment la manière dont une innovation peut progressivement changer de place dans la stratégie thérapeutique :

« Comme tout médicament, au départ, les CAR-T cells ont été proposées aux patients les plus avancés dans leur maladie, les 3, 4, 5ème ligne. Mais quand le produit est efficace, la molécule remonte très vite. On passe de “il n’y a plus que ça à faire, on va essayer ça” à “vous devez recevoir ce traitement en première intention”. »

Professeur Jean-Noël BASTIE, Chef du service d’Hématologie clinique

Des études sont aujourd’hui en cours pour évaluer l’utilisation des CAR-T cells plus précocement dans certaines situations. Au CHU, un essai compare notamment, pour une catégorie de lymphome, un traitement standard à une stratégie par CAR-T cells en première intention.

L’innovation ne reste donc pas figée : lorsqu’une nouvelle stratégie démontre son efficacité, elle peut progressivement trouver sa place plus tôt dans le parcours de soins du patient.

Quand les traitements évoluent, les métiers aussi

Ces nouvelles stratégies thérapeutiques s’accompagnent d’une évolution des modalités de prise en charge. Une part croissante des traitements est administrée en ambulatoire, voire à domicile. Les patients sont donc moins présents physiquement à l’hôpital, tout en nécessitant une surveillance étroite et une grande réactivité des équipes.

Dans ce contexte, les infirmières Assistantes Médicales Ambulatoires (AMA) et les infirmières en Pratique Avancée (IPA) sont devenues des acteurs essentiels du parcours.

Spécialisées par pathologie ou thérapeutique, leurs expertises et leurs missions se complètent pour offrir aux patients une prise en charge globale :

L’infirmière AMA joue un rôle central dans la coordination et la fluidification du parcours : elle accompagne le patient dès l’annonce du diagnostic, organise les différentes étapes de sa prise en charge, assure le lien entre les professionnels et reste un interlocuteur de proximité pour le patient. Elle contribue également au repérage des difficultés ou des effets indésirables et assure, si nécessaire, l’alerte auprès de l’équipe médicale.

L’IPA apporte quant à elle une expertise clinique approfondie et spécifique de la pathologie. Elle assure un suivi clinique personnalisé, évalue l’état de santé du patient, analyse les symptômes et les effets indésirables des traitements, participe à l’adaptation de la prise en charge et identifie précocement les situations nécessitant une intervention médicale. Son rôle s’inscrit ainsi pleinement dans la dimension clinique du parcours et dans la sécurisation des prises en charge.

« Ça rend toute la filière beaucoup plus efficace. Elles donnent l’alerte, dès que nécessaire. Ce qui permet d’avoir une meilleure réactivité, d’éviter les arrêts de traitement et les pertes de chance. Les infirmières AMA et les IPA apportent aussi un réel soutien psychologique aux patients, qui les plébiscitent. Ces derniers savent qu’ils peuvent compter sur elles, à chaque étape du parcours. Elles sont aussi un trait d’union avec les professionnels de santé de ville. Au fil du temps, elles sont devenues des acteurs majeurs de la prise en charge. »

Professeur Jean-Noël BASTIE, Chef du service d’Hématologie clinique


Septembre Turquoise — Gynécologie

Innover pour mieux traiter, prévenir et construire les parcours

En cancérologie gynécologique, les progrès thérapeutiques ne reposent pas uniquement sur de nouvelles molécules. Ils concernent également les techniques chirurgicales, les stratégies de prévention et la manière d’organiser les parcours autour des besoins des patientes.

Cette dynamique s’illustre notamment dans la prise en charge des cancers de l’ovaire, avec le développement de techniques chirurgicales innovantes, mais aussi à travers des travaux de recherche qui interrogent les pratiques et la place des patientes dans les décisions qui les concernent.

La CHIP : une innovation au bloc opératoire

Dans le cancer de l’ovaire, la chirurgie occupe une place centrale dans la prise en charge.

Depuis l’arrivée de la Professeure Delphine HUDRY au sein du service de Gynécologie oncologique, le CHU Dijon Bourgogne propose également la CHIP, ou chimiothérapie hyperthermique intrapéritonéale.

Cette technique, réalisée directement au bloc opératoire, associe une chirurgie visant à retirer la maladie visible à l’administration, dans la cavité abdominale, d’une chimiothérapie chauffée. Elle constitue une arme thérapeutique supplémentaire pour certaines patientes, en fonction des caractéristiques de la tumeur et de leur état général.

Prévenir autrement : la chirurgie prophylactique

Le cancer de l’ovaire présente une difficulté particulière : il n’existe pas aujourd’hui de dépistage permettant de détecter précocement la maladie, et ses premiers symptômes peuvent apparaître alors que le cancer est déjà avancé.

Dans ce contexte, la prévention constitue également un axe de recherche.

Pour certaines femmes porteuses d’une mutation génétique augmentant leur risque de cancer, des études sont notamment menées autour de la salpingectomie prophylactique : une chirurgie qui consiste à retirer les trompes de Fallope avant qu’elles ne deviennent éventuellement cancéreuses, tout en conservant les ovaires afin d’éviter une ménopause induite.

La Professeure Delphine HUDRY travaille également à faire connaître une approche dite « d’opportunité », qui consiste à pouvoir proposer cette intervention lors d’une autre chirurgie, notamment en collaboration avec des chirurgiens digestifs ou d’autres spécialités.

En France, la chirurgie prophylactique est une option encore assez peu proposée. Les résultats de la recherche peuvent donc jouer un rôle clé dans la diffusion de cette approche.

« Il faut du temps pour confronter les points de vue, acculturer, études scientifiques à l’appui. »

Professeure Delphine HUDRY, chirurgienne en gynécologie oncologique

Faire évoluer les parcours avec les patientes

La recherche en cancérologie gynécologique s’intéresse par ailleurs à la manière dont les parcours sont vécus et aux choix qui peuvent être proposés aux patientes.

C’est l’objet de COVA-PREF, étude promue par le CHU Dijon Bourgogne et coordonnée par la Professeure HUDRY. Son objectif est de contribuer à la construction d’un parcours optimisé du cancer de l’ovaire dans un contexte de centralisation des soins, en étudiant notamment les préférences des femmes et le point de vue des professionnels de santé.

L’étude s’intéresse ainsi à une dimension complémentaire de l’évolution des parcours : les attentes et les préférences des femmes qui les vivent.

Les infirmières de coordination, au cœur des parcours

Ces évolutions thérapeutiques et organisationnelles s’accompagnent également d’une évolution des métiers.

En gynécologie, les infirmières de coordination et infirmières en Pratique Avancée, aux côtés des secrétaires médicales et des équipes soignantes, jouent un rôle essentiel dans l’accompagnement des patientes. Elles interviennent quelle que soit la pathologie — cancer de l’ovaire, du col de l’utérus ou de l’endomètre — et contribuent à coordonner les différentes étapes du parcours.

Avec le développement de thérapies innovantes pouvant être administrées à domicile, leur rôle prend une importance croissante : assurer un suivi rapproché, répondre aux questions, repérer les difficultés et maintenir le lien entre les différents professionnels qui interviennent auprès de la patiente, à l’hôpital et en ville.

« Ces professionnelles sont devenues des maillons clés de la cancérologie contemporaine. Elles sont formées pour détecter des besoins que nous, chirurgiens, nous n’avons pas dans nos radars : nous, notre objectif, c’est que notre patiente soit vivante. Les infirmières prennent en compte des objectifs de qualité de vie, d’effets secondaires, etc. En croisant nos regards, cela permet de prendre en charge la patiente dans sa globalité. Ces acteurs sont indispensables. Vraiment. Ils alertent, ils rassurent, ils informent, ils accompagnent. Ils tissent des liens forts avec les patientes. Ils concourent à une meilleure compréhension des parcours, et à une meilleure adhésion aux traitements. »

Professeure Delphine HUDRY, chirurgienne en gynécologie oncologique

Regard de la Professeure Delphine HUDRY sur la gynécologie oncologique

Sa vision : faire progresser la médecine, transmettre et placer les patientes au cœur de chaque avancée

Chirurgienne en gynécologie oncologique, la Professeure Delphine HUDRY a rejoint le CHU Dijon Bourgogne animée d’une volonté : faire bénéficier les patientes des avancées de la chirurgie et de la recherche, tout en continuant à faire évoluer les pratiques.

Son parcours est marqué par cette recherche constante de nouvelles possibilités.

Pour développer la chirurgie du cancer de l’ovaire, elle s’est notamment formée à la CHIP dans plusieurs centres experts en France et en Europe.

Aujourd’hui proposée au CHU Dijon Bourgogne, cette technique innovante constitue une possibilité thérapeutique supplémentaire pour certaines patientes.

Mais pour la Professeure HUDRY, l’innovation ne peut être dissociée de la recherche.

« J’aime avoir un pied dans la recherche et me confronter sans cesse à la nouveauté. »

Une démarche nourrie par une conviction forgée au fil de son expérience : malgré les progrès réalisés, certaines patientes rechutent encore, et certaines décèdent. « M’engager dans la recherche, ça me donne de l’espoir. »

Cette volonté de progresser s’accompagne d’un goût tout aussi marqué pour la transmission.

« J’aime aussi transmettre à travers l’enseignement. Et j’apprécie le regard neuf que peuvent nous apporter les externes. » Pour elle, transmettre n’est donc pas seulement partager des connaissances : c’est aussi accepter d’être questionnée, de réinterroger ses propres pratiques et ainsi de continuer à apprendre et à progresser.

Cette exigence de remise en question trouve son point d’ancrage dans une conception profondément humaine de l’oncologie. « À mon sens, l’oncologie demande beaucoup d’humilité. Les liens humains avec les patientes sont essentiels. Pour mieux les accompagner, il faut les considérer dans leur globalité. » Pour la Professeure HUDRY, cette approche implique aussi de faire travailler ensemble les différentes spécialités et d’accorder une place centrale aux soins de support, afin de prévenir la solitude, la dépression et de soutenir la qualité de vie.

Recherche, innovation, transmission et travail collectif ne sont donc pas, pour elle, des dimensions séparées de son métier. Elles participent d’une même ambition : faire progresser les connaissances et les pratiques pour offrir à chaque patiente davantage de possibilités, tout en construisant avec elle un parcours adapté à sa situation.

Partager l’expertise, au plus près des patients

Faire progresser les traitements et les parcours de soins implique également de pouvoir partager les expertises au-delà des murs de l’hôpital. Le CHU Dijon Bourgogne travaille ainsi en étroite collaboration avec les établissements et professionnels de santé du territoire, avec un objectif : permettre aux patients d’accéder à l’expertise dont ils ont besoin, tout en restant au plus près de leur lieu de vie, lorsque leur situation le permet.

En Hématologie comme en Gynécologie, cette volonté se traduit notamment par le développement de consultations avancées dans les établissements partenaires. Elles permettent d’apporter une expertise spécialisée au plus près des patients et de favoriser la continuité de leur parcours, en lien avec les équipes qui les accompagnent au quotidien.

En Hématologie, cette coopération s’appuie également sur la Filière Médicale Inter-Hospitalière (FMIH), qui associe les centres hospitaliers publics de l’ex-région Bourgogne. Cette organisation permet de partager les expertises et de coordonner les parcours, tout en maintenant une prise en charge de proximité. Elle facilite également l’accès à l’expertise du CHU pour les situations complexes, ainsi qu’à la recherche clinique et aux essais thérapeutiques.

« Notre ambition est d’être le service de référence pour l’ex-région Bourgogne, avec une vision tournée vers le patient, de façon à le maintenir au plus proche de son domicile. »

Professeur Jean-Noël BASTIE, Chef du service d’Hématologie clinique

Partager les expertises, coordonner les équipes, rapprocher certaines prises en charge spécialisées : une manière de faciliter l’accès des patients à des parcours adaptés, au plus près de leur lieu de vie.


Septembre en Or — Onco-pédiatrie

Une prise en charge coordonnée, au cœur d’un parcours pluridisciplinaire

La prise en charge des cancers de l’enfant repose sur une organisation spécialisée et pluridisciplinaire, associant les équipes d’Hémato-Oncologie Pédiatrique, de Chirurgie Pédiatrique, d’Anesthésie, de Radiologie, de Pharmacie et, selon les situations, d’autres spécialités médicales et chirurgicales.

Au CHU Dijon Bourgogne, l’Unité Hémato Onco-Pédiatrique prend en charge les enfants et adolescents de 0 à 18 ans, atteints de tumeurs solides — notamment osseuses, viscérales, cérébrales, ORL ou de l’œil — ainsi que les leucémies, lymphomes et aplasies médullaires.

Le CHU est reconnu par la Société Française de lutte contre les Cancers et les leucémies de l’Enfant et de l’adolescent (SFCE) pour les compétences de ses équipes dans la prise en charge des cancers pédiatriques.

Une prise en charge organisée à l’échelle interrégionale

L’Onco-pédiatrie s’inscrit dans une organisation de recours qui dépasse le seul établissement.

Le CHU Dijon Bourgogne participe à l’organisation hospitalière interrégionale de recours en Oncologie pédiatrique ENHOPE.

Sous la coordination du CHU de Lille, des réunions de concertation pluridisciplinaire sont organisées chaque semaine autour des différentes spécialités — tumeurs solides, hématologie, neuro-oncologie et phases précoces — réunissant notamment chirurgiens pédiatriques, hémato-oncologues, radiothérapeutes, radiologues, anatomopathologistes, biologistes et infirmières de coordination.

Cette organisation permet d’établir, pour chaque enfant, une filière de soins adaptée à sa situation. Certaines prises en charge sont réalisées au CHU Dijon Bourgogne, tandis que d’autres interventions ou traitements spécialisés sont réalisés dans les centres de recours partenaires de l’interrégion. Le suivi peut ensuite être poursuivi à Dijon, selon le Programme Personnalisé de Soins établi pour l’enfant.

Sur le territoire, les équipes d’Hémato-Oncologie Pédiatrique sont également sollicitées pour leur expertise par les pédiatres des établissements hospitaliers partenaires.

Une fois l’enfant adressé au CHU, son dossier est présenté en réunion de concertation pluridisciplinaire afin de confirmer le diagnostic et d’établir son Programme Personnalisé de Soins.

Une attention portée à la continuité de la vie de l’enfant

Au-delà des traitements, l’organisation de la prise en charge prévoit également la possibilité de maintenir la scolarité pendant les périodes d’hospitalisation.

L’Hôpital d’Enfants dispose d’un Centre Scolaire au sein même de l’établissement.

Pour les jeunes patients suivis en Hémato-Oncologie, les cours peuvent être dispensés individuellement, en chambre, voire en chambre stérile, en fonction de leur état de santé.

Les enseignants travaillent en lien étroit avec l’équipe médicale et adaptent la fréquence et les modalités de l’enseignement aux possibilités de chaque enfant.

Lorsque la scolarité à l’hôpital est possible, elle permet de maintenir un lien avec l’établissement d’origine et avec la vie extérieure. En période d’hospitalisation, le professeur est souvent la seule personne côtoyée par ces jeunes patients, en dehors de leur famille et de l’équipe médicale qui les suit. Dans ce contexte, maintenir la scolarité, c’est aussi garder un regard tourné vers l’avenir.

Faire progresser la cancérologie, c’est donc faire évoluer les parcours dans toutes leurs dimensions : de la prévention aux thérapeutiques, en passant par les pratiques, les organisations et l’accompagnement.

Au CHU Dijon Bourgogne, cette évolution s’appuie sur la recherche, l’innovation et la force du collectif, avec une même exigence : proposer à chaque patient un parcours adapté à sa situation, en associant expertise médicale et paramédicale, et attention portée à la personne, dans sa globalité.

Calendrier à retenir

Septembre Rouge : Les cancers du sang (Hématologie)

• Dates des stands : Mercredi 9 et jeudi 10 septembre, de 11h à 16h – Hall A

• En bref : L’hématologie connaît des progrès thérapeutiques fulgurants (nouvelles immunothérapies, thérapies ciblées, CAR-T cells) et s’appuie sur une recherche de pointe intégrée aux soins (essais cliniques de phases précoces labellisés CLIP², étude de l’ADN tumoral circulant). La prise en charge évolue également grâce au rôle clé des infirmières en Pratique Avancée (IPA) et des infirmières AMA pour un parcours fluide et sécurisé, en lien avec la médecine de ville.

• Sur le stand : Vous vous posez des questions sur les cancers du sang ? Venez rencontrer les équipes médicales, soignantes et leurs nombreux partenaires (EFS BFC, Onco BFC, associations de patients, laboratoires…) pour vous informer, trouver des réponses et comprendre les enjeux de ces pathologies ainsi que le rôle des professionnels qui accompagnent les patients au quotidien.

Septembre en Or : Les cancers de l’enfant (Onco-pédiatrie)

• Date du stand : Jeudi 17 septembre, de 11h à 16h – Hall A et Hôpital d’enfants

• En bref : L’Unité d’Hémato Onco-Pédiatrie du CHU prend en charge les enfants et adolescents de 0 à 18 ans atteints de leucémies, lymphomes et tumeurs solides. Reconnue par la SFCE, elle s’inscrit dans l’organisation interrégionale ENHOPE pour garantir une filière de soins pluridisciplinaire et sur-mesure. Une attention toute particulière est portée au maintien de la scolarité et de la vie extérieure grâce au Centre Scolaire de l’Hôpital d’Enfants.

• Sur le stand : Nos professionnels seront à votre disposition pour échanger sur la prise en charge globale des jeunes patients et les dispositifs d’accompagnement mis en place pour préserver leur quotidien et leur avenir.

Septembre Turquoise : Les cancers gynécologiques (Gynécologie et Oncologie)

• Date du stand : Jeudi 24 septembre, de 11h à 16h – Hall A

• En bref : En cancérologie gynécologique, l’innovation se lit à travers de nouvelles techniques chirurgicales de pointe — comme la CHIP (chimiothérapie hyperthermique intrapéritonéale) pour les cancers de l’ovaire — ainsi que le développement de la chirurgie prophylactique et de la recherche sur les parcours (étude COVA-PREF). La coordination étroite entre chirurgiens, infirmières de coordination et de pratique avancée garantit une attention globale portée à la qualité de vie des patientes.

• Sur le stand : Pour prolonger cette démarche de prévention, les équipes des services de gynécologie et d’oncologie médicale et leurs partenaires seront présents pour échanger. Vaccination, dépistage, facteurs de risques, tabac, activité physique, alimentation… plusieurs thèmes seront abordés avec les équipes médicales et paramédicales, les soins de support, l’addictologie, le CRCDC Bourgogne-Franche-Comté et La Ligue contre le cancer.

Tout au long du mois, le bâtiment administratif du CHU sera éclairé aux couleurs des différents cancers de septembre.

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