Plusieurs établissements publics et commerces de la vallée de l’Ouche ont été visés par des cambriolages ou tentatives de cambriolage entre le 16 et le 26 août 2026. L’enquête menée par les gendarmes a conduit à l’interpellation de trois suspects le 31 août. Deux majeurs ont depuis été condamnés, tandis qu’un troisième mis en cause, mineur, fait l’objet d’une mesure éducative judiciaire provisoire.
Entre le 16 et le 26 août, plusieurs faits ont été recensés dans la vallée de l’Ouche et ses environs, en Côte-d’Or. Parmi les sites ciblés figurent la mairie de Sainte-Marie-sur-Ouche, le bar-tabac de La Bussière-sur-Ouche, la buvette de l’étang Fouché à Arnay-le-Duc, visée à deux reprises, ainsi que le local de football de Fleurey-sur-Ouche.
Selon un communiqué du ministère de l’Intérieur daté du 7 septembre, les investigations ont été confiées à la communauté de brigades d’Arnay-le-Duc, en lien avec la brigade de recherches de Beaune.
Le véhicule des suspects identifié grâce à la vidéoprotection
L’exploitation des images de vidéoprotection a notamment permis aux enquêteurs d’identifier rapidement le véhicule qui aurait été utilisé lors de ces différents faits.
La poursuite des investigations, combinant des éléments technologiques et scientifiques, a ensuite permis d’identifier trois personnes soupçonnées d’avoir participé à cette série de cambriolages et de tentatives. Les trois mis en cause étaient déjà connus de la justice.
Une opération judiciaire ciblée a finalement été organisée le 31 août. Elle a conduit à l’interpellation des trois suspects et à leur placement en garde à vue.
Jusqu’à 18 mois d’emprisonnement pour l’un des prévenus
À l’issue de leur garde à vue, les trois mis en cause ont fait l’objet de décisions judiciaires distinctes le 2 septembre. Le premier a été condamné à 12 mois d’emprisonnement avec mandat de dépôt à la maison d’arrêt de Dijon. La révocation d’un précédent sursis porte à 18 mois la durée totale de son emprisonnement.
Il lui est également interdit d’entrer en contact avec les deux autres mis en cause pendant deux ans.
Le même homme a par ailleurs été condamné à indemniser deux militaires du Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) de Beaune après des faits d’outrage et de violences commis à leur encontre. L’un des gendarmes a notamment été mordu, entraînant trois jours d’incapacité totale de travail.
Travail d’intérêt général pour la deuxième mise en cause
La deuxième personne poursuivie a été condamnée à 105 heures de travail d’intérêt général, à effectuer dans un délai de 18 mois. En cas de non-exécution, elle encourt deux mois d’emprisonnement.
Une interdiction d’entrer en contact avec le premier mis en cause pendant une durée de deux ans a également été prononcée.
Une mesure éducative pour le troisième suspect, mineur
Le troisième mis en cause étant mineur, il fait l’objet d’une mesure éducative judiciaire provisoire, dans l’attente de sa convocation devant le juge des enfants.
La justice lui interdit également d’entrer en contact avec les deux autres personnes mises en cause et de paraître sur la voie publique entre 19 heures et 6 heures. Enfin, un module de santé, consistant en une orientation vers une prise en charge sanitaire, a été ordonné.
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