Réunis ce vendredi 11 septembre autour de François Sauvadet et de Catherine Louis, les responsables des collèges de Côte-d’Or ont fait le point sur les principaux enjeux de la rentrée. Sécurité des établissements, baisse des effectifs, alimentation locale, rénovation énergétique et engagement citoyen figurent parmi les priorités affichées par le Département, qui consacre cette année près de 45 millions d’euros à l’éducation.
Près de 22 800 élèves ont fait leur rentrée cette année dans les 54 collèges publics et privés de Côte-d’Or. Quelques jours après la reprise des cours, les principaux, principaux adjoints et secrétaires généraux des établissements ont été réunis par le président du Conseil départemental, François Sauvadet, en présence de Catherine Louis, vice-présidente chargée de l’Éducation.
Cette rencontre annuelle a été l’occasion pour la collectivité de détailler ses priorités pour les établissements et de faire le point avec les équipes de direction sur les difficultés auxquelles les collèges sont confrontés. Entretien des bâtiments, restauration, mobilier, énergie ou encore sécurité : le Département indique consacrer près de 45 millions d’euros à l’éducation cette année.
« Pour les accueillir dans les meilleures conditions possibles, le Département consacre cette année près de 45 millions d’euros à l’éducation », a rappelé François Sauvadet, en évoquant notamment les opérations de rénovation, l’équipement des établissements, les dépenses énergétiques ou encore la restauration scolaire.
La sécurité des collèges reste une priorité
La question de la sécurité a occupé une place importante dans les échanges. Le Département met notamment en avant la réouverture du collège Champollion à Dijon, intervenue à la rentrée, huit mois seulement après l’incendie criminel qui avait touché l’établissement.
Plus largement, la collectivité et l’Éducation nationale poursuivent le travail engagé conjointement pour renforcer la protection des collèges. Au cours des dix dernières années, 1,4 million d’euros ont déjà été investis dans des dispositifs tels que les clôtures, les contrôles d’accès, les alarmes anti-intrusion ou la vidéoprotection.
À partir de 2026, les messages vocaux doivent notamment être généralisés sur les alarmes anti-intrusion. Le Département prévoit également le lancement de la démarche « Génération Sécurité civile – Côte-d’Or », avec des actions de sensibilisation, la création de Cadets de la Sécurité civile et des formations aux gestes qui sauvent dans quatre collèges pilotes. Un audit complet des conditions d’accueil dans les bâtiments est par ailleurs annoncé d’ici 2027, parallèlement à un renforcement de la vidéosurveillance.
La baisse des effectifs oblige à regarder vers 2035
Autre dossier de fond : l’évolution démographique. La rentrée 2026 est marquée par une baisse de 4,08 % du nombre d’élèves entrant en classe de 6e. Un recul que le Département entend prendre en compte dès maintenant pour anticiper les besoins futurs.
Une étude d’impact à l’horizon 2035 a ainsi été lancée avec l’Éducation nationale et confiée à l’Insee. Elle doit permettre d’évaluer les conséquences de la baisse démographique sur la carte des collèges et sur leur fonctionnement à moyen et long terme.
François Sauvadet assure toutefois que cette démarche d’anticipation ne préjuge pas de fermetures d’établissements. « Rien n’est plus prévisible que la démographie. Nous devons anticiper pour adapter nos politiques tout en garantissant une règle claire : aucun collège ne sera fermé tant que les conditions pédagogiques ne l’exigent pas », a-t-il affirmé.
Cette évolution des effectifs constitue désormais l’un des principaux sujets structurants pour le Département, qui devra concilier l’adaptation de ses investissements avec le maintien d’un maillage scolaire jugé nécessaire sur l’ensemble du territoire.

Objectif : davantage de produits locaux dans les cantines
La collectivité veut également accélérer la transformation de la restauration scolaire. En 2024, la part de produits durables et de qualité servis dans les collèges a pour la première fois atteint le seuil de 50 % fixé par la loi EGAlim. Elle s’élève aujourd’hui à 56 % en moyenne à l’échelle départementale.
Le Département affiche désormais un objectif nettement plus ambitieux : parvenir à 80 % de produits locaux et de qualité dans les assiettes des collégiens dans les prochaines années.
Pour y parvenir, la collectivité entend notamment s’appuyer sur son Plan alimentaire départemental, le pôle maraîcher de Perrigny et la légumerie départementale d’Auxonne, afin de développer davantage les circuits courts et les débouchés pour les producteurs locaux.
« Notre objectif est simple : mieux nourrir nos collégiens et faire vivre nos filières locales », résume François Sauvadet.
Des collèges à adapter aux fortes chaleurs
La transition environnementale des bâtiments constitue un autre chantier de long terme. Le Département annonce avoir achevé son « Plan 1 000 Arbres », qui s’est finalement traduit par la plantation de plus de 1 300 arbres dans les cours de récréation des collèges.
Le « Plan Préaux » doit pour sa part être finalisé d’ici la prochaine rentrée. L’objectif est notamment d’améliorer les conditions d’accueil des élèves face aux épisodes de chaleur de plus en plus fréquents.
La collectivité met également en avant plusieurs résultats obtenus sur les consommations. Le dispositif de détection des fuites d’eau On’Connect aurait permis d’économiser 10 000 mètres cubes d’eau, tandis que les consommations d’énergie auraient diminué de 14 % grâce aux opérations de rénovation et à l’abandon progressif du fioul.
Une analyse des températures dans les établissements est également en cours afin d’identifier les collèges les plus exposés aux fortes chaleurs et d’apporter des réponses adaptées à chaque bâtiment.
Une nouvelle génération de conseillers départementaux jeunes
La rentrée scolaire sera enfin marquée par le renouvellement du Conseil Départemental des Jeunes. L’élection de la nouvelle mandature doit avoir lieu le 9 octobre.
Au total, 54 jeunes seront élus, chacun représentant son collège. Leur mission consistera notamment à poursuivre les 21 actions imaginées par leurs prédécesseurs à la suite d’une vaste enquête menée auprès des collégiens.
Pour François Sauvadet, cette instance doit permettre aux adolescents de se familiariser concrètement avec la vie démocratique. « Encourager les jeunes à s’investir dans la vie de leur collège, c’est leur offrir l’opportunité de faire entendre leur voix, de porter des projets concrets pour leurs camarades et de vivre l’expérience de l’engagement citoyen », souligne le président du Département.
Entre investissements dans les bâtiments, renforcement de la sécurité et adaptation aux évolutions démographiques et climatiques, le Département entend ainsi inscrire sa politique éducative dans une logique de long terme. Avec un enjeu central pour les prochaines années : adapter les collèges à la diminution progressive du nombre d’élèves sans dégrader les conditions d’enseignement ni l’équilibre territorial du réseau scolaire.
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