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Plusieurs semaines après le violent épisode orageux qui a frappé la commune le 15 juillet dernier, le maire de Chenôve, Thierry Falconnet, revient sur les dégâts provoqués par les importantes chutes de grêle et regrette l’absence de dispositif permettant une reconnaissance adaptée de la situation.

Le 15 juillet, Chenôve a été durement touchée par un épisode orageux particulièrement violent. En quelques minutes, plusieurs centaines d’habitants, de salariés, d’indépendants et d’entrepreneurs ont vu leurs véhicules, leurs toitures, leurs vitrages ou encore leurs biens être endommagés par la grêle.

Face à l’ampleur des dégâts, la municipalité avait rapidement étudié les différentes possibilités permettant d’obtenir une reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.

« Dès les jours qui ont suivi l’événement, nous avons étudié toutes les possibilités permettant d’obtenir une reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle », explique Thierry Falconnet.

Mais le cadre réglementaire actuel ne permet pas de prendre en compte les dégâts directement provoqués par la grêle dans ce régime. Ceux-ci relèvent des garanties prévues dans les contrats d’assurance souscrits par les particuliers et les professionnels.

Pour le maire de Chenôve, cette situation met en évidence un décalage entre les dispositifs existants et la réalité des dommages constatés sur le terrain.

« Aujourd’hui, force est de constater que les dispositifs existants ne répondent pas à la nature principale des dégâts constatés : ceux causés par la grêle et non pas, à ma connaissance, par des inondations ou des coulées de boue », souligne-t-il.

« Un paradoxe difficilement compréhensible »

Au-delà des règles administratives et assurantielles, Thierry Falconnet insiste sur les conséquences concrètes pour les habitants concernés. De nombreux foyers doivent désormais assumer le coût des réparations, les franchises d’assurance, voire une partie des dégâts lorsque leur niveau de couverture ne permet pas une indemnisation intégrale.

« Il y a une réalité très concrète : celle de nombreux habitants, à Chenôve comme ailleurs en France, qui ont vu leur véhicule ou leurs biens fortement endommagés en quelques minutes et doivent aujourd’hui faire face aux réparations, aux franchises et parfois aux limites de leur couverture d’assurance », rappelle le maire.

Une situation qu’il qualifie de « paradoxe difficilement compréhensible » pour les victimes de l’orage.

« Je le regrette profondément. Lorsqu’un phénomène climatique exceptionnel frappe aussi fortement une commune et ses habitants, il me semble légitime d’attendre une réponse à la hauteur de ce qui a été réellement subi. Aujourd’hui, ce n’est malheureusement pas le sentiment qui domine », poursuit Thierry Falconnet.

Adapter le modèle d’assurance aux nouveaux risques climatiques

Pour le maire de Chenôve, l’épisode du 15 juillet dépasse désormais la seule situation locale. Il pose plus largement la question de l’adaptation des dispositifs français de prévention, de protection et d’indemnisation face à la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes.

« À l’heure où les événements climatiques extrêmes vont devenir plus fréquents et plus intenses, nous devons collectivement, dans un débat plus large au niveau national, adapter nos dispositifs de prévention, de protection et d’indemnisation afin qu’ils répondent réellement aux conséquences concrètes vécues par les habitants », estime-t-il.

Thierry Falconnet établit également un lien avec les difficultés économiques rencontrées par de nombreux ménages, confrontés simultanément à la hausse du coût de la vie et aux dépenses imprévues provoquées par ces événements climatiques.

« Alors que les prix des produits du quotidien, de l’alimentation, de l’hygiène ou encore du carburant n’en finissent plus d’augmenter, le gouvernement a la responsabilité d’ajuster notre modèle d’assurance aux enjeux de notre siècle : la crise du pouvoir d’achat et la crise climatique », conclut le maire de Chenôve.

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