Ils étaient environ 1 200 à battre le pavé dijonnais ce mardi 29 septembre 2026 à l’appel de l’intersyndicale. Une mobilisation loin d’être inexistante, mais qui n’aura pas atteint l’ampleur espérée pour ce qui devait constituer l’un des grands rendez-vous de la rentrée sociale.
À Dijon, les organisations syndicales CGT, Force ouvrière, CFDT, UNSA, FSU et Solidaires avaient appelé les agents de la fonction publique à se mobiliser. Le mouvement s’inscrivait dans une journée nationale de grève et de manifestations consacrée aux salaires, aux conditions de travail et à l’avenir des services publics.
Disons les choses clairement : la déferlante attendue n’a pas eu lieu à Dijon. Avec quelque 1 200 participants, le cortège a bien donné de la voix dans les rues du centre-ville, sans toutefois parvenir à transformer cette journée en véritable démonstration de force. Et pourtant, les motifs de mécontentement ne manquaient pas.

Des revendications nombreuses
Au cœur de la mobilisation : le pouvoir d’achat des agents publics. L’intersyndicale réclame notamment une revalorisation significative de la valeur du point d’indice et son indexation sur l’inflation. Elle demande également une refonte des grilles indiciaires afin de garantir de véritables progressions de carrière et d’éviter que certains débuts de carrière ne se retrouvent au niveau du SMIC.
Les syndicats demandent aussi le rétablissement de la garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA), le maintien à 100 % de la rémunération en cas de congé maladie ordinaire ainsi que la suppression du jour de carence. L’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes figure également parmi les revendications.
Mais l’appel allait au-delà de la seule fiche de paie. Les organisations syndicales réclament des moyens budgétaires supplémentaires pour les services publics, davantage de personnels et des conditions de travail jugées à la hauteur des missions assurées quotidiennement dans les hôpitaux, les écoles, les collectivités, les services de l’État ou encore les services de secours. Elles dénoncent les nouvelles contraintes que pourraient faire peser les orientations budgétaires pour 2027 sur la fonction publique.
Les organisations demandent enfin le maintien du pouvoir d’achat des retraités et défendent une fonction publique capable d’assurer partout sur le territoire l’égalité d’accès aux services publics.
De la place de la Libération à la place Wilson
À Dijon, les manifestants s’étaient donné rendez-vous à 14 heures place de la Libération, avant un départ du cortège aux alentours de 14 h 30.
Le défilé a ensuite emprunté la rue de la Liberté et la place Darcy, puis le boulevard de Brosses et le boulevard de la Trémouille avant de rejoindre la place de la République. Les manifestants ont poursuivi leur parcours par la rue Jean-Jacques-Rousseau, la rue de la Lamonnoye et la place du Théâtre, avant de descendre la rue Chabot-Charny pour terminer place Wilson.
Une assemblée générale était prévue à l’arrivée afin d’échanger sur les suites à donner à la mobilisation.
Une mobilisation qui pose désormais la question de la suite
Le contraste restera donc celui de cette journée : des revendications nombreuses, un front syndical particulièrement large, mais une participation qui n’aura pas permis de faire de ce 29 septembre le grand rendez-vous social espéré à Dijon.
Pour les organisations syndicales, la question est maintenant celle de l’après. Car si la mobilisation de ce mardi n’a pas créé le rapport de force attendu, les dossiers, eux, restent sur la table : salaires, pouvoir d’achat, effectifs, conditions de travail et financement des services publics.
Reste désormais à savoir si ce 29 septembre constituera un simple coup de semonce ou le point de départ d’une mobilisation appelée à se durcir dans les prochaines semaines.
EN IMAGES. Grève et manifestation dans la fonction publique : le cortège dans les rues de Dijon
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