Face aux comportements dangereux de certains utilisateurs de trottinettes électriques, la municipalité de Chevigny-Saint-Sauveur entend renforcer les contrôles et les sanctions. Après une opération menée début octobre, qui a conduit à huit verbalisations, le maire Guillaume Ruet réclame également de nouvelles obligations en matière de sécurité.
À Chevigny-Saint-Sauveur, les incivilités liées à l’utilisation des trottinettes électriques sont dans le viseur de la municipalité. Vitesse excessive, circulation à deux sur un même engin, défaut d’assurance ou encore non-respect de l’âge minimum autorisé : les comportements de certains conducteurs inquiètent la Ville, qui dénonce les risques encourus aussi bien par les utilisateurs que par les piétons, les cyclistes et les automobilistes. Malgré plusieurs années de campagnes de sensibilisation, la municipalité estime désormais nécessaire de passer à une réponse plus ferme.
Cette volonté s’est notamment traduite par une opération de contrôle menée le 2 octobre par la police municipale. Au total, huit conducteurs de trottinettes ont été sanctionnés pour différentes infractions, parmi lesquelles des excès de vitesse, l’absence d’assurance ou le transport de deux personnes sur un même engin. Certains utilisateurs n’avaient pas non plus l’âge requis pour circuler. Dans ces situations, les policiers municipaux ont parfois procédé à la saisie temporaire des trottinettes, récupérées ensuite au poste par les parents des mineurs concernés.
Au-delà des contrôles, le maire de Chevigny-Saint-Sauveur, Guillaume Ruet, souhaite également renforcer les règles de sécurité applicables aux engins de déplacement personnel motorisés. L’élu a ainsi adressé un courrier à la préfète de région, Violaine Demaret, pour demander l’instauration du port obligatoire du casque, accompagné d’un gilet de haute visibilité ou d’un équipement rétroréfléchissant, pour l’ensemble des conducteurs concernés. Une mesure destinée à mieux protéger les utilisateurs et les autres usagers de la voie publique.
Pour appuyer cette demande, Guillaume Ruet met en avant l’exemple de la Saône-et-Loire, où la préfecture a instauré une obligation similaire par arrêté à compter du 1er octobre. Les contrevenants s’exposent, selon le communiqué municipal, à une contravention de deuxième classe pouvant atteindre 150 euros. La Ville souhaite ainsi voir ce type de dispositif également appliqué sur son territoire.
La municipalité entend par ailleurs agir sur les problèmes de stationnement des trottinettes en libre-service. Le maire a saisi l’opérateur Ireine afin de lui signaler les engins laissés sur les trottoirs ou les pistes cyclables, où ils peuvent gêner la circulation des piétons et des cyclistes.
Pour Guillaume Ruet, il ne s’agit pas de stigmatiser l’ensemble des utilisateurs, mais de mettre fin aux comportements les plus dangereux. « La très grande majorité des utilisateurs est responsable, mais certains conducteurs sont de véritables dangers publics, pour les autres comme pour eux-mêmes », souligne le maire. Rappelant les campagnes d’information déjà menées à travers des affiches, les réseaux sociaux et le magazine municipal, l’élu estime que la prévention a montré ses limites. « Aujourd’hui, il y a un ras-le-bol de cet incivisme. La police municipale de Chevigny va sévir », prévient-il.
Avec ces nouvelles initiatives, Chevigny-Saint-Sauveur affiche sa volonté de renforcer la sécurité sur l’espace public et de responsabiliser les conducteurs de trottinettes électriques. La municipalité entend désormais associer sensibilisation, contrôles et sanctions pour lutter contre les comportements à risque.

Commentaires 0
Connectez-vous pour pouvoir insérer des images dans vos commentaires.
Soyez le premier à commenter cet article.