Au lendemain des mobilisations du samedi 17 octobre, l’Union syndicale Solidaires Côte-d’Or dénonce l’absence de réponses du gouvernement aux revendications sociales et condamne ce qu’elle considère comme une politique de répression systématique. Dans un communiqué publié lundi 19 octobre, le syndicat appelle à amplifier la contestation, notamment lors des mobilisations prévues le 24 octobre et d’une journée de grève interprofessionnelle le 5 novembre.
La colère sociale ne retombe pas et Solidaires 21 entend bien maintenir la pression sur le gouvernement. Dans un communiqué diffusé lundi 19 octobre, l’Union syndicale Solidaires Côte-d’Or critique vivement les récentes prises de parole d’Emmanuel Macron et de Sébastien Lecornu. Selon l’organisation syndicale, aucune réponse concrète n’a été apportée aux revendications exprimées dans la rue. Elle dénonce des discours marqués par « le néant et le tout-répressif » et s’inquiète particulièrement des propos de Sébastien Lecornu évoquant des « questions de liberté syndicale ». Une déclaration dont le syndicat interroge ouvertement la portée et les intentions.
Pour Solidaires 21, les mobilisations du samedi 17 octobre témoignent pourtant d’une colère profonde face à la dégradation des conditions de vie. Le syndicat évoque des centaines de milliers de manifestants mobilisés à travers le pays pour défendre leur pouvoir d’achat et réclamer davantage de justice sociale. Dans un contexte marqué par l’inflation, la hausse des prix de l’énergie et la précarisation d’une partie croissante de la population, l’organisation estime que les difficultés rencontrées par les travailleurs, les retraités et les plus modestes ne peuvent plus rester sans réponse politique. Elle rappelle notamment que plus de dix millions de personnes vivent dans la pauvreté en France, selon les chiffres avancés dans son communiqué.
Face à cette situation, Solidaires 21 réclame un changement radical de politique économique et sociale. L’organisation revendique une augmentation générale des salaires, des pensions et des minima sociaux, accompagnée de leur indexation sur les prix afin de préserver le pouvoir d’achat. Elle demande également le blocage des prix des produits de première nécessité et de l’énergie. Sur le terrain fiscal, le syndicat plaide pour un meilleur partage des richesses, à travers le rétablissement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), la taxation des superprofits et la suppression des aides accordées sans contrepartie aux grandes entreprises.
Les services publics et l’éducation occupent également une place importante dans les revendications syndicales. Solidaires 21 exige des moyens humains et matériels supplémentaires pour répondre aux besoins de la population, ainsi qu’un renforcement des ressources consacrées aux lycées et aux universités. L’organisation demande par ailleurs l’abrogation de Parcoursup, qu’elle inscrit dans sa contestation plus large des politiques menées dans l’enseignement.
Mais au-delà des revendications économiques, c’est aussi la gestion des mouvements sociaux par les autorités qui suscite la colère du syndicat. Solidaires 21 accuse le pouvoir de privilégier l’autoritarisme et la répression policière plutôt que le dialogue. L’organisation condamne fermement ce qu’elle qualifie de « politique de répression systématique » et considère que ces méthodes traduisent l’incapacité du gouvernement à répondre aux urgences sociales et écologiques. Elle exprime également son soutien aux personnes blessées, interpellées ou qui auraient été victimes de violences policières lors de la mobilisation du 17 octobre.
Pour le syndicat, le recours à la force ne saurait constituer une réponse durable à la contestation. Il estime que les aspirations à une véritable justice sociale s’expriment désormais dans de nombreux secteurs de la société, des entreprises aux services publics, en passant par les lycées, les universités et les rassemblements dans l’espace public. Solidaires 21 entend ainsi encourager la convergence de ces différentes luttes et réaffirme sa volonté de participer au blocage de l’économie afin de peser sur les décisions gouvernementales.
Dans cette perspective, l’organisation appelle à poursuivre les mobilisations en Côte-d’Or dans les prochains jours, notamment le samedi 24 octobre. Elle insiste également sur la nécessité de renforcer l’organisation collective sur les lieux de travail, de multiplier les assemblées générales et de construire des actions communes entre salariés, étudiants, demandeurs d’emploi et retraités.
Le prochain rendez-vous majeur est fixé au jeudi 5 novembre, date à laquelle Solidaires 21 souhaite faire émerger une grande journée de grève interprofessionnelle et de manifestations. L’objectif affiché est de fédérer les différents secteurs mobilisés pour contraindre le gouvernement et le patronat à engager un véritable partage des richesses. Le syndicat appelle ainsi l’ensemble des travailleurs et travailleuses, qu’ils soient en activité, en formation, à la recherche d’un emploi ou à la retraite, à préparer dès maintenant cette échéance.
En conclusion de son communiqué, Solidaires 21 résume son combat par une formule : « Nous voulons vivre, pas survivre. » Une manière de réaffirmer que, pour l’organisation syndicale, la sortie de crise ne pourra passer que par des mesures de justice sociale, une amélioration des conditions de vie et une répartition plus équitable des richesses.
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