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Dans un communiqué publié lundi 19 octobre, les Écologistes de Côte-d’Or reviennent sur les manifestations organisées samedi dans toute la France, notamment à Dijon. Tout en réaffirmant leur soutien aux revendications des manifestants, ils dénoncent la réponse des forces de l’ordre, condamnent les pillages et réagissent à l’incendie de la mairie de Limoges.

Au lendemain d’un week-end marqué par des manifestations et des violences dans plusieurs villes françaises, les Écologistes de Côte-d’Or prennent position. Dans un communiqué diffusé lundi 19 octobre, le mouvement politique rappelle les raisons de la mobilisation de samedi, qui aurait rassemblé, selon ses chiffres, près d’un million de personnes en France, dont 6 000 à Dijon. Vie chère, manque de perspectives pour la jeunesse, dégradation des services publics et inaction climatique figurent parmi les principales préoccupations exprimées par les manifestants. Des revendications auxquelles les Écologistes apportent leur soutien.

Mais au-delà des revendications, le mouvement dénonce les conditions dans lesquelles se sont déroulés les rassemblements. Les Écologistes estiment que les manifestants ont été pris entre une réponse policière qu’ils jugent inadaptée et les agissements d’individus venus commettre des dégradations et des pillages. Ils mettent également en cause les opérations de maintien de l’ordre, auxquelles ils imputent le chaos dans les cortèges et les blessures subies par certains participants. Selon eux, les manifestants pacifiques ont été les premières victimes de cette situation, leurs revendications ayant été éclipsées par les violences.

Des interrogations sur le dispositif policier à Dijon

À Dijon, les Écologistes s’interrogent particulièrement sur le déploiement des forces de l’ordre. Ils reprochent aux policiers d’avoir concentré leurs interventions sur le blocage des cortèges, notamment sur les boulevards Carnot et Voltaire, au détriment de la protection des commerces du centre-ville. « Pourquoi, à Dijon, s’évertuaient-elles à bloquer les cortèges boulevards Carnot et Voltaire en abandonnant les boutiques du centre-ville ? », questionnent-ils dans leur communiqué. Le mouvement y voit les conséquences d’une politique gouvernementale de maintien de l’ordre qu’il considère comme excessivement répressive.

Les Écologistes tiennent toutefois à distinguer les auteurs de dégradations des personnes venues manifester pacifiquement. Ils condamnent fermement les pillages commis au cours de cette journée et refusent que leurs auteurs soient assimilés à l’ensemble des participants. Pour le mouvement, ces violences ont contribué à rendre moins audibles les revendications sociales et environnementales portées par les rassemblements.

L’incendie de la mairie de Limoges fermement condamné

Le communiqué revient également sur l’incendie de la mairie de Limoges, survenu dans le contexte de ces mobilisations. Les Écologistes de Côte-d’Or expriment leur émotion face aux images du bâtiment en flammes et condamnent cet acte visant un lieu qu’ils présentent comme un symbole de la démocratie et de la République.

Le mouvement appelle néanmoins à la prudence concernant l’identité et les motivations des auteurs. Il affirme faire confiance à la justice et aux enquêteurs pour établir les responsabilités et demande d’éviter toute accusation prématurée. Les Écologistes mettent notamment en garde contre les interprétations et récupérations politiques qu’ils attribuent à certains médias et à des personnalités d’extrême droite.

Enfin, les Écologistes de Côte-d’Or apportent leur soutien à l’appel de l’Association des maires de France à se rassembler, lundi 19 octobre, devant les mairies pour défendre les institutions démocratiques. Ils souhaitent que ces rassemblements restent des moments de dignité et d’attachement aux valeurs républicaines, tout en dénonçant les risques de récupération politique. Une manière, pour le mouvement, de réaffirmer à la fois son soutien au droit de manifester et son attachement à la défense des institutions démocratiques.


Communiqué des Écologistes Côte-d’Or du 19 octobre 2026 :

Samedi, près d’un million de personnes se sont réunies dans toute la France, dont 6000 à Dijon, pour exprimer pacifiquement leur détresse face à la vie chère, à l’absence de perspectives pour notre jeunesse, à la déliquescence de nos services publics, à l’inaction climatique. Des revendications que nous soutenons.

Pris en tenaille entre une réponse policière inadaptée ayant entraîné le chaos dans les cortèges, et encore de trop nombreux blessés et mutilés, et des individus venus profiter de l’occasion pour casser et piller, les manifestants sont les premières victimes de cette journée, privés de leur droit de manifester, privés de leurs voix, rendues inaudibles. De même, nous nous questionnons sur l’absence des forces de l’ordre pour protéger les commerçants des pillages, pourquoi, à Dijon, s’évertuaient-elles à bloquer les cortège boulevards Carnot et Voltaire en abandonnant les boutiques du centre-ville ? Leur rôle de protection a disparu sous la politique de répression à outrance du gouvernement.

Évidemment, nous condamnons fermement les actions des individus qui se sont livrés aux pillages et ils ne sauraient être assimilés à la très grande majorité des manifestants sincères dans leur démarche.

À Limoges, un événement inacceptable est arrivé. La mairie, symbole de notre démocratie et de notre République a été incendiée. Cet acte nous a profondément choqués et nous avons été, comme tout citoyen, émus par les images du bâtiment en flammes.

Nous faisons confiance à la Justice et ses enquêteurs pour l’identification des auteurs et leurs motivations, et demandons à chacune et chacun d’éviter tout procès populaire, alimenté par de nombreux fantasmes de médias, formations et personnalités d’extrême-droite.

Nous souhaitons enfin soutenir l’appel de l’Association des Maires de France à se rassembler aujourd’hui devant nos mairies, au nom de la défense de nos institutions démocratiques, d’une République fondée sur des droits inaliénables, et refusons toute récupération de ces temps de gravité et de dignité par les tenants du nationalisme et de l’autoritarisme, aux antipodes de ce que symbolise chacune des mairies de nos communes.

Le secrétaire départemental 

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