De ses premières habitations à bon marché aux grands ensembles de l’après-guerre, jusqu’aux projets actuels de rénovation énergétique, Grand Dijon Habitat a accompagné les transformations de Dijon et de son agglomération. Créé le 18 août 1926, le bailleur social fête cette année son centenaire. Pour marquer l’événement, plusieurs animations sont organisées jusqu’à la fin de l’année 2026.
Cent ans d’existence, des milliers de logements construits et plusieurs générations de Dijonnais accompagnées. Le 18 août 2026, Grand Dijon Habitat a officiellement soufflé sa centième bougie. Un anniversaire symbolique pour cet acteur historique du logement social, dont le patrimoine témoigne de l’évolution de Dijon et de sa métropole.
Depuis sa création, l’Office a traversé les grandes mutations urbaines, économiques et sociales du territoire. Si les besoins des habitants et les méthodes de construction ont considérablement évolué, sa mission demeure la même : permettre au plus grand nombre d’accéder à un logement abordable et de qualité.
Une histoire qui débute en 1926
Tout commence le 18 août 1926. À cette date, un décret signé par le président de la République Gaston Doumergue valide la création de l’Office public d’habitations à bon marché (HBM) de Dijon et son rattachement à la municipalité.
Dans une France confrontée à d’importantes difficultés de logement, notamment pour les populations ouvrières, la création de cet organisme répond à une nécessité : construire des habitations accessibles aux ménages disposant de revenus modestes.
Les premières réalisations voient rapidement le jour. En 1929, l’Office livre son premier programme immobilier dans le quartier de la Maladière, composé de 48 logements individuels.
Durant les années 1930, les constructions se multiplient. Les maisons en bande et les petits ensembles résidentiels participent progressivement à la transformation du paysage dijonnais. Parmi les réalisations emblématiques de cette période figure la cité des Bourroches, avec ses 110 maisons jumelées.
Ces quartiers témoignent d’une nouvelle manière de penser l’habitat populaire, accordant une place importante aux maisons individuelles, aux jardins et à l’organisation des espaces de vie.
Après la guerre, le temps des grandes constructions
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la France doit faire face à une importante pénurie de logements. Dijon n’échappe pas à cette situation.
La croissance démographique, le développement économique et l’arrivée de nouveaux habitants imposent de construire davantage et plus rapidement.
En 1950, l’Office public des habitations à bon marché devient l’Office public municipal d’habitations à loyer modéré (OPMHLM) de la Ville de Dijon.
Les années 1950 et 1960 marquent alors une étape décisive dans son développement. Entre 1954 et 1966, le quartier des Grésilles connaît d’importantes opérations de construction. Les cités d’urgence du secteur Greuze participent également à la réponse apportée aux besoins de logements.
À partir de la fin des années 1960, les grands projets d’urbanisation s’étendent à Chenôve et à la Fontaine d’Ouche, notamment dans le cadre des zones à urbaniser en priorité (ZUP).
Durant les années 1970, de nouvelles opérations voient également le jour à Longvic, Talant et Saint-Apollinaire.
Ces réalisations accompagnent l’expansion de l’agglomération dijonnaise. Des quartiers entiers prennent forme, accueillant plusieurs générations de familles et contribuant durablement à l’identité du territoire.
Des années 1980 au renouvellement urbain : une nouvelle vision du logement
À partir des années 1980, les besoins évoluent. Après plusieurs décennies marquées par la construction de grands ensembles, l’accent est progressivement mis sur des programmes de taille plus modeste, mieux intégrés aux quartiers existants.
L’Office adapte son fonctionnement et ses opérations immobilières. Le 7 avril 1988, il devient l’Office public d’aménagement et de construction (OPAC) de Dijon.
Les années 1990 et 2000 ouvrent une nouvelle période, celle du renouvellement urbain. Il ne s’agit plus uniquement de construire des logements supplémentaires, mais également de transformer les quartiers existants, d’améliorer les conditions d’habitation et de favoriser la mixité sociale.
En 2005, une convention de renouvellement urbain est signée entre le Grand Dijon et l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU). Cette démarche accompagne la transformation de plusieurs quartiers de l’agglomération.
L’organisme poursuit parallèlement son développement en diversifiant son patrimoine, notamment par la construction de nouvelles résidences et l’acquisition de logements au sein de programmes immobiliers.
Son identité évolue également. En octobre 2012, l’OPAC de Dijon prend le nom de Dijon Habitat, avant de devenir Grand Dijon Habitat en janvier 2017, à la suite de son rattachement à l’intercommunalité.
Ce changement de nom traduit une réalité : l’action du bailleur dépasse désormais les frontières de la seule ville de Dijon et s’inscrit à l’échelle métropolitaine.

Aujourd’hui, plus de 11 000 logements et de nouveaux défis
Cent ans après sa création, Grand Dijon Habitat demeure un acteur majeur du logement social local. Selon les données publiées par l’Office, son patrimoine représente aujourd’hui plus de 11 000 logements et équivalents, accueillant environ 22 000 personnes. Le bailleur est présent dans 14 des 23 communes de Dijon Métropole.
Mais les défis sont nombreux. Face à la demande de logements, à la hausse des coûts de construction, au vieillissement du parc immobilier et aux conséquences du changement climatique, l’organisme doit poursuivre sa transformation.
L’un des enjeux majeurs concerne désormais la rénovation énergétique. Isolation des bâtiments, réduction des consommations, amélioration du confort thermique et développement des énergies renouvelables occupent une place centrale dans les projets de l’Office.
À la Fontaine d’Ouche, Grand Dijon Habitat participe notamment au projet européen RESPONSE, destiné à expérimenter des solutions énergétiques innovantes. Ce programme comprend des installations photovoltaïques et un dispositif d’autoconsommation collective d’électricité solaire bénéficiant à plusieurs centaines de foyers.
Les ambitions de l’Office se poursuivent sur le long terme. Son président, Hamid El Hassouni, a évoqué en octobre 2026 un programme de près de 270 millions d’euros d’investissements d’ici 2034, avec notamment l’objectif de créer 1 000 logements supplémentaires et de réaliser 1 700 éco-réhabilitations.
De quoi poursuivre une histoire commencée il y a un siècle, dans un contexte où l’accès au logement reste une préoccupation majeure.
Un centenaire célébré au plus près des habitants
Pour marquer ses 100 ans, Grand Dijon Habitat a souhaité aller au-delà d’une simple célébration institutionnelle. Sous le signe de « 100 ans de vies partagées », le bailleur organise plusieurs rendez-vous destinés à retracer son histoire, mais aussi à donner la parole à celles et ceux qui participent à son quotidien.
Parmi les initiatives figure une tournée du Kombi K6, organisée en partenariat avec la radio locale K6 FM. Ce studio mobile sillonne différents quartiers et communes de Dijon Métropole pour rencontrer les habitants, les locataires et les professionnels du logement social.
Les Grésilles, la Fontaine d’Ouche, Chenôve, Talant ou encore Saint-Apollinaire font partie des secteurs concernés par cette tournée. Interviews, échanges et possibilités de remporter des lots rythment ces rencontres de proximité.
Autre temps fort annoncé : une exposition photographique sur les grilles du jardin Darcy, à Dijon. À travers des images d’archives, les grandes réalisations de l’Office et ses projets futurs, le public pourra découvrir comment le logement social a participé à façonner la métropole au fil des décennies.
Enfin, une série de podcasts doit revenir sur la mission d’intérêt général de Grand Dijon Habitat, avec notamment des témoignages de collaborateurs et de locataires. Une manière de raconter l’histoire de l’organisme à travers les expériences de celles et ceux qui l’ont vécue.
D’autres surprises et animations sont également annoncées jusqu’à la fin de l’année 2026.
Cent ans d’histoire, et toujours l’avenir à construire
Au-delà de l’anniversaire, ce centenaire rappelle la place occupée par le logement social dans le développement de Dijon et de son agglomération.
Des premières maisons de la Maladière aux opérations de rénovation énergétique de la Fontaine d’Ouche, Grand Dijon Habitat a constamment dû adapter ses réponses aux besoins de la population.
Aujourd’hui, les enjeux sont différents de ceux de 1926, mais la question fondamentale demeure : comment permettre aux habitants de se loger dignement, durablement et à un coût accessible ?
En célébrant ses 100 ans, Grand Dijon Habitat ne se contente donc pas de regarder son passé. L’Office rappelle aussi que l’histoire du logement social continue de s’écrire, au rythme des évolutions de la société et des besoins des habitants de Dijon Métropole.
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