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Ce samedi 31 octobre 2026, la 96e Foire internationale et gastronomique de Dijon a officiellement ouvert ses portes. Un rendez-vous incontournable pour les amateurs de gastronomie, mais aussi pour le petit monde politique local. Entre poignées de main, sourires, apparitions remarquées et confidences croustillantes, cette inauguration nous a réservé quelques surprises. Et croyez-nous, cette année, il n’y avait pas que dans les assiettes que cela mijotait !

Une inauguration où il fallait être vu… et reconnu !

Il y a des rendez-vous que le monde politique dijonnais ne manquerait pour rien au monde. L’inauguration de la Foire internationale et gastronomique de Dijon en fait incontestablement partie. Soyons francs, nous adorons ces moments-là ! Non seulement pour l’ambiance, les rencontres et la convivialité, mais aussi parce que ces événements sont de formidables occasions d’observer la vie politique locale sous un autre angle.

Car à la Foire de Dijon, on ne vient pas uniquement découvrir les spécialités gastronomiques. On vient aussi se montrer, saluer, échanger, serrer des mains et, surtout, être vu.

Dans le monde politique, une inauguration de cette importance est un exercice presque incontournable. Être présent, c’est exister. Être photographié, c’est encore mieux. Et être absent ? Cela peut parfois susciter quelques interrogations.

Cette édition 2026 n’a pas dérogé à la règle. Le casting politique était particulièrement fourni.

En première ligne, Nathalie Koenders, maire de Dijon et présidente de Dijon Métropole par intérim, occupait naturellement une place centrale. À ses côtés figuraient Antoine Hoareau, premier adjoint à la maire de Dijon, et François Deseille, troisième adjoint.

Impossible également de manquer Nadjoua Belhadef, seizième adjointe à la maire de Dijon et présidente de Dijon Bourgogne Events, la structure organisatrice de la Foire.

Parmi les nombreuses personnalités présentes, nous avons également croisé Patrice Château, Maël Szabelski, Philippe Lemanceau, Karine Huon-Savina, ainsi que Catherine Hervieu, députée de la Côte-d’Or.

Étaient également de la partie Frédéric Goulier, maire de Saint-Apollinaire, Jean-Michel Verpillot, Thierry Coudert, Henri-Bénigne de Vregille, Christophe Avena et Laurent Bourguignat.

Marie-Claire Bonnet-Vallet représentait quant à elle François Sauvadet, président du conseil départemental de la Côte-d’Or.

Du côté des services de l’État, nous avons notamment aperçu Aurélie Contrecivile, directrice de cabinet de la préfète de la Côte-d’Or.

Et bien d’autres encore ! Bref, tout ce petit monde avait répondu présent. Ou presque…

François Rebsamen : présent sur l’estrade, absent dans les allées !

C’est probablement l’une des images politiques les plus intrigantes de cette inauguration. François Rebsamen, ancien maire de Dijon, ancien président de Dijon Métropole et désormais sénateur de la Côte-d’Or, était bel et bien présent.

Jusque-là, rien d’extraordinaire. Mais un détail n’a pas échappé à notre attention.

Alors que les personnalités officielles s’apprêtaient à parcourir les allées de la Foire pour la traditionnelle déambulation inaugurale, François Rebsamen, pourtant présent sur l’estrade lors de la cérémonie, n’a pas suivi le cortège. Un choix suffisamment inhabituel pour être remarqué.

Pendant que les élus enchaînaient les visites de stands, les échanges avec les exposants et les traditionnelles photographies, le nouveau sénateur a préféré s’installer au comptoir d’un café. Une petite parenthèse à l’écart de l’agitation politique.

Il aura fallu attendre la fin de la déambulation pour voir François Rebsamen rejoindre les autres personnalités sur le stand de Dijon Métropole. Et là, nouvelle surprise : le sénateur a pris la parole pour prononcer un discours lors de l’inauguration de cet espace.

Une présence, donc, mais une présence à deux vitesses. Pourquoi François Rebsamen a-t-il choisi de ne pas participer à cette traditionnelle promenade inaugurale ? Difficile de le savoir.

Mais dans un événement où chaque déplacement est observé, où les photographes immortalisent les rencontres et où les élus avancent généralement groupés, cette absence n’est pas passée inaperçue.

Une manière de laisser la lumière à Nathalie Koenders ?

Forcément, cette discrétion interpelle dans le contexte politique actuel. Depuis son élection au Sénat, François Rebsamen a quitté la présidence de Dijon Métropole, désormais assurée par intérim par Nathalie Koenders. Et une date est déjà dans tous les esprits : le lundi 9 novembre 2026.

Ce jour-là, les conseillers métropolitains doivent se réunir pour élire une nouvelle présidence. Nathalie Koenders est pressentie pour succéder à François Rebsamen, même si cette désignation devra naturellement passer par un vote.

Alors, faut-il voir dans l’attitude du sénateur une volonté de laisser davantage de place à celle qui pourrait prochainement prendre les commandes de la Métropole ?

Une façon de passer progressivement le relais, y compris dans le protocole et les représentations officielles ? Ou tout simplement un choix personnel, sans arrière-pensée politique ? Nous n’avons pas la réponse.

Une chose est certaine : François Rebsamen s’est montré bien plus discret que ce à quoi il nous avait habitués lors de ce type de rendez-vous. Et cette discrétion nous a surpris. Nous les premiers.

Quand les élus veulent mettre d’autres élus au menu !

Mais rassurez-vous, cette inauguration ne nous a pas seulement réservé des interrogations protocolaires. Car la Foire de Dijon possède une autre particularité, que nous apprécions tout particulièrement en tant que journalistes : les langues s’y délient parfois avec une étonnante facilité.

Et ce samedi, nous avons eu droit à une petite scène dont nous raffolons. Imaginez l’ambiance.

Les élus discutent, les conversations s’entrecroisent, les exposants présentent leurs produits, les photographes cherchent le bon cliché.

Et soudain, un élu de Dijon Métropole s’approche discrètement de nous. Avec ce petit air entendu qui annonce généralement quelque chose d’intéressant, il nous glisse : « Ah, monsieur Bauduin, j’ai un super sujet pour vous ! » Ah ! Voilà une entrée en matière qui attire immédiatement notre attention. Nous tendons l’oreille.

Et notre interlocuteur poursuit, toujours sur le ton de la confidence : « C’est sur… », nous lance-t-il, avant de citer le nom d’un autre élu de Dijon Métropole. Puis vient cette phrase, prononcée avec un enthousiasme difficile à dissimuler : « C’est du lourd, vous allez vous régaler ! » Alors là, forcément, notre curiosité est piquée.

Nous voilà à une foire gastronomique où, manifestement, certains élus ne souhaitent pas seulement nous faire découvrir les spécialités du terroir. Ils semblent également très désireux de nous parler de leurs collègues.

Et de préférence avec quelques révélations bien relevées ! Nous tairons naturellement le nom de notre interlocuteur, tout comme celui de l’élu qu’il souhaitait évoquer.

Quant au contenu de ses confidences, il méritera, comme toute information, d’être vérifié avant d’envisager une quelconque publication. Mais avouons-le : la scène avait quelque chose de savoureux.

À la Foire de Dijon, certains viennent goûter les spécialités régionales. D’autres semblent surtout vouloir faire déguster quelques dossiers aux journalistes !

On connaissait les petits fours, nous avons aussi eu droit aux petites phrases. Et dans ce domaine, il faut reconnaître que la politique locale possède parfois ses propres recettes.

La Foire de Dijon, ce lieu où la politique se déguste aussi !

Au fond, c’est aussi pour cela que nous aimons tant ces inaugurations. Bien sûr, la Foire internationale et gastronomique de Dijon est avant tout une formidable vitrine pour les producteurs, les artisans, les commerçants et les savoir-faire gastronomiques.

Mais elle est également, le temps d’une matinée, un véritable petit théâtre de la vie politique locale. On y observe les rapprochements, les conversations, les gestes, les présences… et parfois les absences. On y échange des banalités, des politesses, mais aussi quelques confidences qui ne figurent évidemment dans aucun discours officiel.

Cette inauguration du 31 octobre 2026 aura donc eu une saveur particulière.

Avec un François Rebsamen étonnamment en retrait lors de la déambulation, une Nathalie Koenders au premier plan à quelques jours d’une échéance métropolitaine importante, et des élus visiblement bavards dès qu’il s’agit de parler politique.

Une chose est sûre : à Dijon, la gastronomie rassemble, mais la politique continue de faire parler.

Et finalement, entre les sourires de circonstance, les ambitions, les petits secrets et les confidences glissées à l’oreille, cette Foire aura tenu toutes ses promesses. Pour les gourmands, comme pour les journalistes. Car à la Foire de Dijon, tout se déguste… même les petites histoires politiques. Et certaines semblent déjà bien épicées !

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