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Après plusieurs semaines de perturbations sur le campus dijonnais, le groupe municipal d’opposition « Agir pour Dijon – droite, centre et indépendants » dénonce de nouveaux blocages survenus ce mardi 3 novembre 2026. Ses élus réclament le rétablissement du libre accès aux locaux universitaires et soutiennent le recours à des mesures disciplinaires, voire à une intervention des forces de l’ordre si nécessaire.

Les tensions autour des blocages à l’université de Dijon suscitent une réaction politique. Dans un communiqué publié ce mardi 3 novembre, le groupe municipal « Agir pour Dijon – droite, centre et indépendants », présidé par Emmanuel Bichot, dénonce la répétition des entraves à l’accès aux bâtiments universitaires et appelle à des mesures pour garantir la poursuite des enseignements.

Selon le groupe d’opposition, de nouveaux incidents ont été constatés dans la matinée, après trois semaines de blocages précédant les vacances. Des portes auraient notamment été bloquées et l’accès à l’amphithéâtre Aristote empêché, alors que des épreuves d’entraînement devaient s’y dérouler.

« La liberté de manifester ne justifie pas d’empêcher les autres d’étudier »

Pour les élus du groupe Agir pour Dijon, ces perturbations ont des conséquences directes sur le quotidien des étudiants, notamment sur leur préparation aux examens.

« Ces agissements pénalisent les étudiants, perturbent leur préparation aux examens et dégradent leurs conditions d’études. La liberté de manifester ne justifie pas d’empêcher les autres d’étudier », déclarent-ils dans leur communiqué.

Le groupe municipal estime que l’exercice du droit de manifester ne doit pas se faire au détriment de celui des étudiants qui souhaitent suivre leurs cours, travailler et préparer leurs épreuves dans des conditions normales.

Un soutien affiché à la présidence de l’université et à la préfète

Dans leur prise de position, les élus apportent également leur soutien aux étudiants et aux personnels universitaires confrontés à ces blocages.

Ils expriment aussi leur appui au président de l’université et à la préfète dans leurs démarches visant à garantir l’accès aux établissements.

« Nous apportons notre soutien aux étudiants et aux personnels qui subissent ces blocages, ainsi qu’au président de l’Université et à la préfète dans leur action pour faire respecter le droit d’étudier et garantir le libre accès des étudiants et des personnels aux locaux universitaires. Ils doivent pouvoir compter sur un soutien clair face à ces blocages répétés », indiquent les signataires.

Des sanctions disciplinaires et une intervention des forces de l’ordre évoquées

Face à la répétition des perturbations dénoncées, le groupe municipal réclame des réponses concrètes. Ses élus considèrent que la levée des blocages doit être une priorité et estiment que le recours aux forces de l’ordre pourrait être justifié si la situation l’exige.

Ils demandent également que des procédures disciplinaires puissent être engagées à l’encontre des personnes identifiées comme responsables de ces entraves.

« La levée des entraves, l’intervention des forces de l’ordre si nécessaire et l’engagement de procédures disciplinaires à l’encontre des responsables identifiés sont des mesures légitimes pour garantir le bon déroulement des enseignements et des épreuves », affirment-ils.

Pour les élus d’opposition, il appartient ainsi aux autorités compétentes de prendre les dispositions nécessaires pour permettre aux étudiants et aux personnels de retrouver un accès normal aux locaux universitaires.

« Le droit d’étudier doit être garanti par des actes »

Le communiqué se conclut par un appel à faire respecter les droits des étudiants et des personnels face à la répétition des blocages. « Le droit d’étudier, de travailler et de passer ses examens ne peut rester une simple déclaration de principe. Il doit être garanti par des actes », insiste le groupe municipal.

Cette prise de position est signée par Emmanuel Bichot, président du groupe Agir pour Dijon, ainsi que Laurence Gerbet, Axel Sibert, Sandra Gaudillière, Henri-Bénigne de Vregille, Sabine Baillot, Franck Ayache, Clémence Houard et Bruno David.

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