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Alors que la ressource en eau reste sous tension sur le territoire, la Commission locale de l’eau (CLE) du bassin de l’Ouche vient d’être officiellement installée. Antoine Hoareau, vice-président de Dijon métropole et président du Syndicat du bassin de l’Ouche, a été élu à sa présidence. Plusieurs dossiers majeurs attendent désormais cette instance de concertation.

La gestion de l’eau constitue plus que jamais un enjeu majeur pour le bassin de l’Ouche. C’est dans un contexte marqué par l’absence de précipitations significatives et des tensions persistantes sur la ressource que la Commission locale de l’eau (CLE) a été officiellement installée. À cette occasion, Antoine Hoareau, vice-président de Dijon métropole et président du Syndicat du bassin de l’Ouche, a été élu à la tête de cette instance, souvent qualifiée de « parlement local de l’eau ».

La séance d’installation s’est déroulée sous l’égide de Nicolas Noyer, directeur adjoint de la Direction départementale des territoires (DDT) de Côte-d’Or, représentant la préfète Violaine Démaret.

Pour mener les travaux de la commission, Antoine Hoareau pourra s’appuyer sur trois vice-présidents : Patricia Gourmand, présidente du Syndicat intercommunal des eaux et d’assainissement de la Vallée du Suzon et vice-présidente de la Communauté de communes Norge-et-Tille ; Jacques Carrelet de Loisy, président de la Chambre d’agriculture de Côte-d’Or ; et Philippe Chatillon, vice-président de la Communauté de communes Ouche-et-Montagne.

Des décisions importantes pour l’avenir de la ressource

Cette nouvelle mandature devra se pencher sur plusieurs dossiers déterminants pour l’avenir du bassin. Parmi les priorités figurent la définition des volumes d’eau prélevables et la révision du Schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) de l’Ouche.

Derrière ces questions techniques se joue un enjeu essentiel : parvenir à concilier les différents usages de l’eau tout en préservant durablement les ressources naturelles et les milieux aquatiques.

La Commission locale de l’eau rassemble pour cela élus, usagers et représentants des administrations. Son rôle est de favoriser le dialogue entre les acteurs du territoire afin de construire des orientations communes et d’organiser une gestion équilibrée de la ressource.

Le changement climatique au cœur des préoccupations

Lors de son intervention, Antoine Hoareau a rappelé la singularité des commissions locales de l’eau, qu’il a présentées comme des instances de concertation inédites à l’échelle européenne. Il a notamment insisté sur leur importance pour maintenir le dialogue entre les différents usagers, dans un contexte où les enjeux liés à la disponibilité de l’eau deviennent de plus en plus importants.

Car au-delà de cette installation institutionnelle, c’est bien la capacité du territoire à faire face aux conséquences du changement climatique qui se dessine. Les tensions sur l’accès à l’eau, accentuées par le manque de pluie, rappellent la nécessité d’anticiper les besoins et d’adapter les pratiques.

Pour les acteurs réunis au sein de la CLE, l’objectif sera désormais de traduire cette concertation en orientations concrètes. Avec, en ligne de mire, la préservation d’une ressource indispensable aux habitants, aux activités du territoire et aux écosystèmes du bassin de l’Ouche.

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