À l’occasion de la Journée européenne du radon, organisée ce samedi 7 novembre 2026, Atmo Bourgogne-Franche-Comté alerte sur les dangers de ce gaz radioactif naturel qui peut s’accumuler dans les logements. Particulièrement présent dans certaines zones de la région, le radon représente la deuxième cause de cancer du poumon en France après le tabac. Des gestes simples permettent pourtant de limiter son exposition.
Invisible et naturellement présent dans les sols, le radon constitue un risque sanitaire encore méconnu du grand public. Alors que nous passons plus de 80 % de notre temps dans des espaces clos, ce gaz radioactif peut s’accumuler à l’intérieur des habitations et exposer leurs occupants à des concentrations parfois importantes.
Dans un communiqué publié vendredi 6 novembre, à la veille de la Journée européenne du radon, Atmo Bourgogne-Franche-Comté rappelle les dangers de ce polluant. Selon l’organisme de surveillance de la qualité de l’air, le radon est responsable d’environ 3 000 décès chaque année en France et constitue, après le tabac, la deuxième cause de cancer du poumon.
Un gaz naturel qui s’infiltre dans les bâtiments
Le radon provient de la désintégration naturelle de l’uranium présent dans certaines roches. Libéré dans le sol, il peut ensuite pénétrer à l’intérieur des bâtiments par différents points d’entrée, notamment les fissures, les passages de canalisations ou les sous-sols insuffisamment ventilés.
Sa concentration dans un logement dépend de plusieurs facteurs, parmi lesquels la composition géologique du terrain, l’étanchéité du bâtiment et l’efficacité de son système de ventilation.
Un logement situé dans une zone présentant un potentiel élevé en radon n’affiche donc pas nécessairement une concentration importante. À l’inverse, seule une mesure permet de connaître précisément le niveau d’exposition à l’intérieur d’une habitation.
La Bourgogne-Franche-Comté parmi les régions concernées
Si le radon peut être présent partout en France, certaines zones géographiques sont davantage exposées en raison de la nature de leur sous-sol.
Les concentrations les plus importantes sont notamment observées dans les régions granitiques, volcaniques ou riches en uranium. Le Massif central, le Limousin, la Corse, la Bretagne et le massif des Vosges figurent parmi les territoires particulièrement concernés.
La Bourgogne-Franche-Comté fait également partie des régions où la présence naturelle de radon nécessite une vigilance particulière.
Pour permettre aux habitants de mieux connaître les risques sur leur territoire, il est possible de consulter le potentiel radon de sa commune sur le site de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR).
Plusieurs gestes pour limiter les risques dans son logement
Face à ce polluant, Atmo Bourgogne-Franche-Comté rappelle que plusieurs mesures peuvent contribuer à réduire l’exposition des occupants.
La première consiste à aérer quotidiennement les pièces et à entretenir régulièrement les dispositifs de ventilation. L’organisme recommande également de mesurer la concentration de radon dans les habitations, particulièrement dans les communes situées en zone à potentiel élevé.
Lorsque des concentrations importantes sont relevées, des travaux peuvent être nécessaires. Ils peuvent notamment porter sur l’amélioration de l’étanchéité entre le sol et le logement ou sur le renforcement de la ventilation des sous-sols.
En cas de concentration supérieure à 300 becquerels par mètre cube (Bq/m³), Atmo BFC recommande d’engager des actions correctives et de vérifier ensuite leur efficacité.
Au-delà de la prévention des risques sanitaires, ces interventions peuvent également contribuer à améliorer la qualité de l’air intérieur et le confort du logement.
Un réseau régional engagé dans la prévention
En Bourgogne-Franche-Comté, la sensibilisation au risque radon s’appuie également sur le réseau régional « Éclaireurs ».
Ce collectif rassemble différents acteurs locaux mobilisés autour de la qualité de l’air intérieur. Son objectif est de favoriser le partage des connaissances, d’informer la population et d’accompagner les professionnels ainsi que les collectivités dans leurs démarches de prévention.
À travers cette nouvelle campagne de sensibilisation, Atmo Bourgogne-Franche-Comté souhaite rappeler l’importance de mieux connaître l’air que l’on respire chez soi.
Car si le radon est naturellement présent dans l’environnement, mesurer sa concentration et améliorer la ventilation des bâtiments permettent de réduire les risques liés à une exposition prolongée.
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