À un peu plus d’un an des élections municipales de 2026, le climat politique dijonnais se tend. Dans un communiqué publié ce mercredi, Génération.s Dijon 21 accuse Les Républicains (LR) locaux d’avoir franchi une « ligne rouge » en scellant une alliance avec le parti Reconquête, fondé par Éric Zemmour.
Selon Génération.s, cette alliance aurait été conclue avec l’aval de la direction nationale des Républicains, dans un contexte de droitisation assumée du parti, que la formation de gauche relie à la stratégie nationale menée par Bruno Retailleau. Le mouvement pointe directement la responsabilité de François Bichot, figure de la droite dijonnaise, estimant que cette décision constitue un reniement des valeurs républicaines.
Le communiqué rappelle les condamnations judiciaires d’Éric Zemmour pour propos racistes et incitation à la haine raciale, considérant que tout rapprochement avec Reconquête marque une rupture claire avec les principes démocratiques. « De Républicains, ils n’en ont plus que le nom », affirme Génération.s, dénonçant une dérive idéologique progressive de la droite traditionnelle.
L’UDI est également interpellée. Génération.s regrette l’absence de prise de position claire du parti centriste local, qu’elle juge en contradiction avec l’héritage de son fondateur, Jean-Louis Borloo, souvent présenté comme un rempart contre l’extrême droite. Le mouvement s’interroge notamment sur la position du président du Conseil départemental de la Côte-d’Or, François Sauvadet, face à de potentielles alliances futures.
Face à ce qu’elle qualifie de « danger démocratique », Génération.s affirme vouloir mener une opposition résolue à toute normalisation de l’extrême droite dans le débat local. Le mouvement réaffirme ainsi son engagement au sein de la liste « Dijon, change d’ère », qui se présentera aux municipales de 2026 avec un projet axé sur l’écologie, la justice sociale et la participation citoyenne.
Pour Génération.s Dijon 21, l’enjeu dépasse la seule compétition électorale : il s’agit, selon ses termes, d’empêcher l’arrivée de « l’extrême droite et de la droite extrême » à la tête de la ville de Dijon.
