Les organisations syndicales représentatives de l’Éducation nationale ont décidé de frapper fort. Ce vendredi 30 janvier 2026, le Comité Social d’Administration (CSA) de l’académie de Dijon, convoqué au rectorat pour examiner les moyens alloués à la rentrée scolaire 2026, n’a pas pu se tenir. En cause : le boycott unanime des syndicats FSU, UNSA, FO et CFDT, qui dénoncent une « dégradation dramatique » des conditions de préparation de la prochaine rentrée scolaire.
Après plusieurs reports liés au non-vote du budget, les chiffres dévoilés par le rectorat ont provoqué la colère des représentants du personnel. Au total, 166 suppressions de postes sont prévues dans l’académie : 81 postes de professeurs des écoles dans le premier degré, 83 postes d’enseignants dans le second degré, ainsi que 2 postes administratifs. Une réduction massive des moyens humains que les syndicats jugent inacceptable.
Pour justifier ces suppressions, l’administration avance l’argument de la baisse démographique. Une explication rejetée en bloc par les organisations syndicales, qui estiment au contraire que la diminution du nombre d’élèves devrait être saisie comme une opportunité. « Celle de réduire les effectifs par classe, parmi les plus élevés d’Europe, afin d’améliorer les conditions de travail des personnels et les chances de réussite des élèves », soulignent-elles.
Les syndicats dénoncent également ce qu’ils qualifient de « mépris » à l’égard des personnels et des élèves, estimant que ces décisions fragilisent durablement le service public d’éducation. Pour les représentants élus au CSA académique, ces choix budgétaires traduisent un renoncement à l’ambition d’une Éducation nationale de qualité.
Face à cette situation, les quatre organisations syndicales revendiquent l’arrêt immédiat des politiques de suppressions de postes, des recrutements à la hauteur des besoins réels, aussi bien dans le premier que dans le second degré, ainsi qu’une revalorisation du point d’indice pour les personnels.
« Ce n’est qu’à ces conditions que le gouvernement pourra affirmer que l’Éducation est réellement une priorité nationale », concluent-elles, laissant entendre que la mobilisation pourrait se poursuivre si aucune réponse politique n’est apportée.
