Dans un contexte économique encore marqué par des tensions financières pour de nombreuses entreprises, la Médiation du crédit confirme en 2025 son rôle central de soutien au tissu économique, tant au niveau national qu’en Bourgogne-Franche-Comté. Les bilans récemment publiés par la Banque de France témoignent de l’efficacité d’un dispositif fondé sur la proximité, le dialogue et la recherche de solutions concrètes.
Une efficacité confirmée au niveau national
En 2025, 1 034 dossiers ont été reconnus éligibles à la Médiation du crédit à l’échelle nationale. Ces interventions ont permis de conforter 554 entreprises et de préserver plus de 5 100 emplois, avec un taux de succès de 64 %, un niveau comparable à celui observé avant la crise sanitaire.
Les demandes émanent très majoritairement de très petites entreprises, représentant plus de 80 % des saisines, principalement issues des secteurs des services, du commerce et de la construction. Les difficultés rencontrées concernent le plus souvent des ruptures de financements bancaires existants, des refus de nouveaux crédits ou des besoins de réaménagement de dettes, notamment dans le cadre des Prêts Garantis par l’État (PGE).
Si le dispositif confirme son efficacité, la Banque de France souligne néanmoins l’importance d’une saisine précoce, afin d’intervenir avant que la situation financière des entreprises ne soit trop dégradée.
Des résultats solides en Bourgogne-Franche-Comté
En Bourgogne-Franche-Comté, la Médiation du crédit joue pleinement son rôle d’acteur de proximité. En 2025, 37 dossiers ont été jugés éligibles, pour un montant total de 20 millions d’euros de crédits demandés. Grâce à l’intervention des médiateurs, 23 entreprises ont pu être confortées, permettant la préservation de 240 emplois sur l’ensemble du territoire régional. Le taux de médiation réussie atteint 79 %, un résultat supérieur à la moyenne nationale.
Les entreprises accompagnées sont, là encore, majoritairement des TPE de moins de 11 salariés, issues principalement des secteurs des services, du commerce, du bâtiment et des travaux publics, ainsi que de l’industrie manufacturière. Les montants de crédits concernés se situent pour l’essentiel en dessous de 300 000 euros, confirmant que la Médiation du crédit répond avant tout aux besoins des petites entreprises locales.
Un dispositif fondé sur la proximité et le dialogue
Au-delà des chiffres, la Médiation du crédit repose sur un maillage territorial fin, avec des médiateurs présents dans chacun des départements. Leur mission consiste à rétablir le dialogue entre les chefs d’entreprise et leurs partenaires financiers, dans un cadre gratuit, confidentiel et rapide.
À l’occasion de la publication des bilans 2025, Laurent Fraisse, Directeur régional de la Banque de France en Bourgogne-Franche-Comté, rappelle l’importance de ce rôle de facilitateur : « En région Bourgogne-Franche-Comté comme partout en France, les médiateurs du crédit se tiennent à la disposition des entreprises dans l’ensemble des départements. Ils jouent un rôle essentiel de facilitateur du dialogue avec les établissements financiers, au plus près des réalités économiques locales. »
L’enjeu clé : agir le plus tôt possible
Dans un contexte où certaines entreprises hésitent encore à solliciter de l’aide, la Banque de France insiste sur la nécessité d’une mobilisation en amont des difficultés. Plus la médiation est engagée tôt, plus les solutions envisageables sont nombreuses, qu’il s’agisse de rééchelonnement de dettes, de maintien de lignes de crédit ou de réaménagements financiers adaptés.
Outil de prévention autant que de résolution, la Médiation du crédit s’affirme ainsi comme un levier essentiel de stabilité économique et de préservation de l’emploi, au service des entreprises et des territoires.
