La section départementale de CGT Educ’action 21 a publié, le 27 février 2026 à Dijon, un communiqué exprimant sa « vive inquiétude » face à la recrudescence d’actes de violence visant les personnels de l’Éducation nationale dans plusieurs établissements de l’agglomération.
Le syndicat dresse un constat préoccupant et estime que les faits récents « ne peuvent être considérés comme des événements isolés », mais qu’ils traduisent « un climat de tension croissant » mettant en danger les agents et fragilisant l’École publique.
Une série d’incidents jugés « d’une gravité exceptionnelle »
Ces dernières semaines ont été marquées par plusieurs événements qui ont fortement marqué la communauté éducative locale :
- l’incendie du Collège Champollion ;
- l’agression d’un·e agent·e au Collège Rameau ;
- l’envoi de messages violents via l’ENT du Collège Boris Vian ;
- l’agression, le 26 février, d’une enseignante par une mère d’élève au Lycée des Marcs d’Or.
Pour la CGT Éduc’action 21, l’accumulation de ces faits constitue un signal d’alarme. « Ces faits, d’une gravité exceptionnelle, ne peuvent être considérés comme des événements isolés », souligne le syndicat, qui évoque une dégradation du climat scolaire.
Soutien aux personnels et refus de la banalisation
Dans son communiqué, la CGT Éduc’action 21 affirme son soutien aux collègues et agent·es victimes et sa « solidarité avec l’ensemble des équipes confrontées à ces violences ».
Le syndicat insiste également sur son « refus de toute banalisation » de ces actes. Pour lui, chaque agression contre un membre du personnel constitue une atteinte directe au service public d’éducation.
« La violence contre un·e agent·e du service public est une atteinte au service public d’Éducation lui-même », rappelle l’organisation.
Des responsabilités et des revendications claires
La CGT Éduc’action 21 rappelle que la protection des personnels « relève de la responsabilité de l’employeur public ». Elle estime qu’un climat scolaire apaisé suppose des moyens humains suffisants et un travail éducatif de long terme, assuré par des équipes complètes.
En conséquence, le syndicat formule plusieurs demandes :
- la mise en œuvre systématique de la protection fonctionnelle pour tout personnel victime d’agression ;
- un accompagnement juridique et psychologique effectif des agents concernés ;
- le renforcement des moyens humains dans les établissements (enseignants, CPE, AED, personnels sociaux et de santé, psychologues de l’Éducation nationale) ;
- une réduction des effectifs par classe afin de permettre un meilleur suivi éducatif ;
- des dispositifs de prévention renforcés associant l’ensemble de la communauté éducative ;
- des formations accrues à la gestion des conflits et à la prévention des violences ;
- une réponse institutionnelle « claire et rapide » à chaque signalement d’agression.
À travers ce communiqué, la CGT Éduc’action 21 entend alerter les autorités académiques et les pouvoirs publics sur la nécessité d’agir rapidement, estimant que la sécurité des personnels conditionne la qualité et la sérénité du service public d’éducation à Dijon.
