Laurent BOURGUIGNAT a annoncé le 20 Janvier qu’il ne présentera pas de liste aux élections municipales, et qu’il ne figurera sur aucune. Si on le croise toujours dans des manifestations locales et autres assemblées générales d’associations, il demeure silencieux sur la campagne électorale. Il a accepté de répondre aux questions de Dijon-Actualités.
Monsieur BOURGUIGNAT, comment allez-vous ?
Ça va ! Je suis un peu comme un lion en cage, c’est sûr (sourire). Quand on aime Dijon, qu’on connait ses dossiers, qu’on a des idées claires, c’est frustrant de ne pas participer. C’est ainsi. Il y aura une suite.
Vous avez accepté de revenir sur la mandature passée, mais pas de commenter la campagne en cours. Pourquoi ?
Je me suis fixé cette règle. Elle n’est pas gravée dans le marbre. Je pourrais y déroger si un évènement survenait. Mais, comprenez-le, actuellement, ce sont aux candidats de faire campagne. Pendant plusieurs semaines, il a surtout été question des tractations politiques : Quelles sont les alliances ? Qui habite où ? Qui va sur quelle liste ? C’est tout à fait normal. A présent, il faut parler du fond, des projets, de ce que nous voulons pour Dijon pour les six années à venir.
Alors, revenons sur la mandature 2020-2026. Qu’en retenez-vous ?
Le mandat a commencé en pleine crise sanitaire. Il a fallu mettre en place des protocoles dans les lieux accueillant du public, dans les écoles. A la Métropole, il a fallu mettre en place des outils de soutien aux entreprises. Nous avons aussi accompagné les associations et les acteurs culturels.
Mais, de ce mandat, je retiens surtout la montée de l’insécurité. Les six dernières années ont été marquées incontestablement par une dégradation de la situation, avec la banalisation préoccupante du narcotrafic, des points de deal à ciel ouvert, du Uber Shit, des meurtres, y compris au centre-ville. C’est une situation totalement inédite à Dijon : il faut donc une réponse inédite, avec des actes très forts, sans concession.
Plusieurs grands projets de la Ville ont connu des difficultés…
Le propre des grands projets, c’est de ne pas être faciles. L’échec le plus ennuyeux, c’est celui de la Cité de la Gastronomie. Les visiteurs ne sont pas assez nombreux. La gratuité du pôle culturel n’y changera rien. Elle va au contraire alourdir un peu plus la facture. Regardez : Nous-mêmes, on ne pense pas à aller à la Cité. Le concept est flou. Le village gourmand est caché derrière les murs de l’ancien hôpital, alors que l’idée d’un « food court à la dijonnaise » pourrait cartonner si elle était mieux pensée. Il faut réagir, remettre tout à plat, et trouver le bon projet pour ce site remarquable.
Monsieur BOURGUIGNAT, quand je parle de vous, on me répond « Il est droit dans ses bottes ». C’est l’expression qui revient !
C’est plutôt un compliment… Je suis et resterai un homme de droite. Je m’occupe désormais de ma circonscription. Je veux une droite « bien dans son époque », en phase avec la société de 2026. Populaire. C’est important : « populaire ».
Donc, je vous dis à bientôt ?
Oui. A très vite.
Propos recueillis par F. Bauduin
