Dans un communiqué de presse, Thierry Coudert, tête de liste du Rassemblement Dijonnais, estime que la question du frérisme est un sujet « grave » qui ne doit pas être utilisé à des fins de communication politique. L’ancien préfet critique notamment la manière dont le thème est abordé dans la campagne locale.
La question de l’influence des réseaux fréristes s’invite dans le débat politique dijonnais. Dans un communiqué diffusé par le Rassemblement Dijonnais, son chef de file, Thierry Coudert, appelle à traiter ce sujet avec « sérieux » et met en garde contre toute instrumentalisation dans le cadre de la campagne électorale.
« Le frérisme est un sujet trop sérieux pour être abordé par des amateurs », affirme-t-il, estimant que certaines prises de position récentes reposent davantage sur des lectures ou des conférences que sur une réelle connaissance du terrain.
Pour Thierry Coudert, la présence de ces réseaux constitue néanmoins une réalité. « Il est évident qu’à Dijon, comme dans toute la France, il y a un problème de frérisme », écrit-il dans son communiqué, tout en soulignant que ces questions relèvent avant tout du travail des services de l’État.
L’ancien préfet insiste sur l’importance de la discrétion dans la lutte contre ces phénomènes. Selon lui, l’efficacité des enquêtes et des démantèlements de réseaux dépend en grande partie de la confidentialité des investigations. Il estime que certaines déclarations publiques peuvent au contraire compliquer le travail des autorités.
Sans le citer longuement, Thierry Coudert critique les récentes prises de position d’Emmanuel Bichot sur le sujet. Il les qualifie de « maladroites » et « contreproductives », considérant qu’elles contribuent à politiser un enjeu qui devrait être traité avec prudence.
Dans ce contexte, le candidat du Rassemblement Dijonnais défend son expérience administrative. Ayant travaillé sur ces questions durant sa carrière préfectorale, il estime que la ville de Dijon aurait besoin « d’un vrai spécialiste de ces questions » plutôt que « d’un amateur peu éclairé ».
Cette prise de position intervient alors que les thèmes de sécurité, de radicalisation et de réseaux islamistes occupent une place croissante dans les débats politiques locaux. À l’approche des prochaines échéances électorales, plusieurs candidats multiplient les déclarations sur ces sujets sensibles.
Communiqué de presse du 7 mars 2026 :
Le frérisme un sujet grave !
Ce sujet est un sujet trop sérieux pour être abordé par des amateurs qui lisent des revues de presse ou qui écoutent des conférences. Il est évident qu’à Dijon, comme dans toute la France, il y a un problème de frerisme. Ce sont des questions trop sensibles pour notre pays pour être instrumentalisées dans des campagnes.
Pour ma part, ayant travaillé comme préfet opérationnellement sur ces thèmes, je sais que la discrétion est la condition indispensable à la réussite des enquêtes et que ce type d’effet de manche nuit gravement aux démantèlements de réseaux. La question soulevée par Emmanuel Bichot, bien que maladroite et contreproductive, ne fait que renforcer l’idée qu’il faut à la tête de Dijon un vrai spécialiste de ces questions, plutôt qu’un amateur peu éclairé.
Thierry Coudert tête de la liste Le Rassemblement Dijonnais.
