Une publication récente de l’ancien député de la Côte-d’Or, Philippe Frei, a relancé le débat autour de la transparence et de l’exemplarité dans la vie publique. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, l’ancien parlementaire rappelle d’abord un principe qu’il estime fondamental : « La transparence est une exigence démocratique. »
Mais derrière cette formule, Philippe Frei dit également avoir découvert la présence, sur une liste candidate aux prochaines municipales, d’une personne qui a été condamnée par le tribunal correctionnel de Dijon en 2025 pour des menaces de mort réitérées à son encontre. Les faits remontent à la campagne des élections législatives de 2022. Selon lui, le jugement est désormais définitif.
Dans son message, l’ancien député pose une question plus large sur le fonctionnement du débat public : « Ce jugement étant définitif, une question s’impose à nous tous : quelle place souhaitons-nous accorder à la violence et à l’intimidation dans le débat public de notre République ? »
Sans citer explicitement la liste concernée ni le nom de la personne évoquée, cette déclaration intervient dans un contexte politique local déjà marqué par la campagne des élections municipales. À Marsannay-la-Côte, deux listes se préparent actuellement à s’affronter lors du scrutin de 2026. La première est conduite par Caroline Carlier, classée divers gauche. La seconde est menée par Catherine Pageaux, également étiquetée divers. À la lecture du message publié sur les réseaux sociaux, on comprend que la personne condamnée se trouve sur la liste de Caroline Carlier.
À la lecture du message publié sur les réseaux sociaux, il apparaît que la personne condamnée évoquée par Philippe Frei figurerait sur la liste de Caroline Carlier.
Cette situation soulève dès lors une interrogation d’ordre politique et moral : dans quelle mesure les antécédents judiciaires liés à des faits commis dans le cadre de la vie politique doivent-ils être connus du public ? Une chose est néanmoins certaine : Philippe Frei a bien été victime de menaces de mort réitérées, faits pour lesquels la justice a condamné l’auteur en première instance.
Impossible de joindre l’ancien député
Nous avons tenté de joindre Philippe Frei afin d’obtenir davantage de précisions sur ses déclarations et sur les éléments qu’il évoque. Malgré plusieurs tentatives, nous n’avons pas réussi à échanger directement avec lui et sommes tombés sur son répondeur.
Alors que la campagne municipale bat son plein à Marsannay-la-Côte, cette affaire pourrait alimenter les débats locaux, notamment autour des questions de responsabilité, de transparence et de respect dans la vie démocratique.
F. Bauduin
