La campagne des élections municipales à Dijon continue de se tendre. Dans un communiqué diffusé à la presse, Thierry Coudert, tête de liste du Rassemblement dijonnais, répond vivement aux déclarations de son concurrent Emmanuel Bichot et dénonce des « attaques personnelles ».
Dans ce texte, Thierry Coudert critique le positionnement politique d’Emmanuel Bichot, qu’il qualifie de « mouche du coche de la politique dijonnaise ». Selon lui, son adversaire réduirait le débat public soit à une approche technocratique, inspirée selon lui de la Cour des comptes, soit à des polémiques politiques.
La question du « parachutage »
Le candidat du Rassemblement dijonnais conteste notamment les accusations de « parachutage » qui lui ont été adressées. Il affirme avoir pris sa retraite à Dijon à l’été dernier et rejette l’idée d’une proximité avec l’équipe municipale actuelle.
Thierry Coudert met également au défi quiconque de prouver qu’il entretient des relations avec le maire François Rebsamen ou avec Nathalie Koenders, figures de la majorité municipale, qu’il affirme ne pas connaître personnellement.
Des critiques politiques
Dans son communiqué, Thierry Coudert accuse par ailleurs Emmanuel Bichot et Nathalie Koenders d’être les seuls candidats soutenus par des partis qu’il associe à la majorité présidentielle. Il reproche aussi à son concurrent d’avoir rarement critiqué la politique gouvernementale au cours des dernières années.
Il revient également sur une polémique récente autour de la question du « frérisme ». Selon lui, les démarches engagées par Emmanuel Bichot sur ce sujet auraient surtout visé à fragiliser sa propre liste. Thierry Coudert précise toutefois que son programme prévoit de ne pas financer d’associations ou d’organismes qu’il considère comme communautaristes.
Un appel au « vote utile »
Le candidat regrette par ailleurs un climat de campagne qu’il juge parfois dégradé par certaines attaques personnelles. Il estime que l’enjeu principal du scrutin reste l’alternance politique à Dijon.
« Le seul combat de notre liste est aujourd’hui politique : renverser le système Rebsamen-Koenders », affirme-t-il dans son communiqué.
Thierry Coudert appelle enfin les électeurs souhaitant un changement municipal à « voter utile dès le premier tour » en faveur de la liste du Rassemblement dijonnais.
Communiqué de presse du 9 mars 2026 :
Emmanuel Bichot est la mouche du coche de la politique dijonnaise.
Il vit la politique, dans le meilleur des cas, comme une succession de rapports de la Cour des comptes, sa maison mère ; dans le pire, comme des conversations tardives au Café du Commerce.
Son dernier communiqué reprend tous ses poncifs :
• je suis parachuté (j’ai beau avoir dit 20 fois que j’ai pris ma retraite à Dijon l’été dernier), comme pour faire oublier qu’il travaille à temps plein à Paris, comme sa femme, que ses enfants y sont scolarisés et qu’il est un intermittent du spectacle politique, présent à chaque élection et les week-ends ;
• je suis un ami de la municipalité, alors que je le mets au défi de prouver la moindre relation de ma part avec François Rebsamen et Nathalie Koenders, que je ne connais pas personnellement.
Tout cela pour faire oublier que lui-même et Nathalie Koenders sont les seuls candidats soutenus par des partis accompagnant la fin difficile du régime macroniste.
Emmanuel Bichot ne se souvient pas que le président de son parti siégeait, il y a encore peu, au Conseil des ministres à côté de François Rebsamen, ce qui n’a jamais été le cas de ceux qui me soutiennent nationalement. Par ailleurs, il est très difficile de trouver des attaques d’Emmanuel Bichot contre la politique présidentielle ou gouvernementale depuis 12 ans : qui ne dit mot consent !
L’affaire du frérisme est significative de la mauvaise foi d’un homme qui, par maladresse ou naïveté, est l’idiot utile de l’actuelle municipalité. Les multiples guérillas juridiques qu’il a menées se sont, la plupart du temps, retournées contre lui, au profit de ceux qu’il attaquait.
En l’occurrence, il ne voulait pas tant attaquer la mairie, puisque le scoop reposait sur un ancien post Facebook d’un adjoint au maire, qu’essayer de marquer des points par rapport à la seule vraie liste de droite, dont la tête a, par ses responsabilités antérieures, beaucoup travaillé sur le sujet et dont certains soutiens nationaux ont contribué à la fermeture du centre de l’IESH dans la Nièvre.
Il est par ailleurs clair dans mon programme que nous ne financerons jamais des associations ou organismes communautaristes !
Il est très désagréable, dans cette campagne où règne une convivialité républicaine de bon aloi entre toutes les listes, sans exception, qu’un candidat se distingue systématiquement, et pas que contre moi, par des attaques personnelles publiques, quand il ne s’agit pas de manipulations souterraines à la limite de la loi.
Le seul combat de notre liste est aujourd’hui politique : renverser le système Rebsamen-Koenders et non pas polémiquer avec une liste concurrente. Nous devrions, les uns et les autres, nous consacrer à cela d’ici le 1er tour. Mais Emmanuel Bichot, qui n’a jamais exercé de responsabilités exécutives, à part maire de St-Romain, le souhaite-t-il vraiment ? S’en sent-il capable ?
Pour ma part, je suis plus déterminé que jamais, comme je l’ai toujours fait dans les nombreuses fonctions que j’ai occupées, à être présent et à faire face.
J’invite tous ceux qui veulent l’alternance à voter utile dès le premier tour pour le rassemblement dijonnais.
Thierry Coudert
Tête de liste Le Rassemblement Dijonnais
