La réalisation d’une troisième ligne de tramway à Dijon ne fait désormais presque plus de doute. À l’issue des élections municipales, le contexte politique apparaît favorable à la concrétisation du projet. La réélection de Nathalie Koenders à Dijon et de Thierry Falconnet à Chenôve, combinée à la future composition du conseil métropolitain, laisse entrevoir une majorité solide en faveur de cette nouvelle infrastructure. Sauf retournement inattendu, la T3 devrait ainsi voir le jour dans les prochaines années.
Ce projet s’inscrit dans la continuité de la transformation engagée avec les lignes T1 et T2, mises en service il y a plus de treize ans. Le 27 mars 2025, les élus de Dijon Métropole avaient déjà validé, à une large majorité, le lancement de la concertation préalable. Cette troisième ligne doit relier le nord de l’agglomération, au niveau de Cap-Nord, au sud, jusqu’aux Portes du Sud à Chenôve, en passant notamment par la place Wilson. Elle ambitionne de répondre à la saturation croissante des lignes existantes et des principales lignes de bus, tout en améliorant la desserte de secteurs stratégiques comme le CHU et l’université.
Entre le 2 juin et le 1er août, une vaste concertation publique avait permis d’associer la population à l’élaboration du projet. Organisée conformément au code de l’urbanisme, cette démarche avait donné la parole aux habitants, aux associations, aux acteurs économiques et aux institutions. L’objectif était alors à la fois d’informer et de recueillir les avis afin d’anticiper les grands enjeux liés à cet aménagement, notamment en matière de partage de l’espace public et d’intermodalité.
Concrètement, plusieurs outils avaient été mis en place pour favoriser la participation. Les citoyens avaient pu consulter les informations dans les mairies des 23 communes de la métropole et s’exprimer via une plateforme en ligne. Des registres papier étaient également disponibles au siège de la métropole ainsi que dans les mairies de Dijon et Chenôve. En parallèle, six réunions publiques avaient été organisées, ouvertes à tous, quel que soit le lieu de résidence. Des ateliers thématiques et des balades urbaines avaient permis d’approfondir certains aspects du projet, tandis que des temps d’échanges spécifiques avaient été proposés aux commerçants et aux acteurs économiques.
Sur le plan technique, la future ligne T3 se veut ambitieuse. Longue d’un peu plus de dix kilomètres, elle comprendra environ sept kilomètres de voies nouvelles, complétés par trois kilomètres de tronc commun. Le projet ne nécessite aucune expropriation, un élément souvent déterminant pour son acceptabilité. Deux nouveaux parcs-relais seront également créés aux extrémités de la ligne afin de faciliter l’intermodalité. À terme, la T3 devrait offrir un potentiel de desserte supérieur à celui des lignes actuelles.
L’investissement était estimé à 200 millions d’euros sur une période de quarante ans, incluant à la fois les infrastructures et le matériel roulant. Au-delà de son coût, le projet était présenté comme un levier majeur pour accompagner la croissance de la métropole, améliorer les déplacements du quotidien et renforcer l’attractivité du territoire. Si le calendrier précis restait encore à affiner, les signaux politiques et techniques étaient alors au vert pour que la T3 devienne, à moyen terme, une réalité pour les habitants de la métropole dijonnaise. Le tracé de la future ligne n’était toutefois pas encore définitif et pouvait encore être amené à évoluer.
