Un an après la mort de l’adjudant-chef Stéphane Plunian, une cérémonie d’hommage s’est tenue au quartier Deflandre, à Dijon. Le militaire avait perdu la vie le 6 juin 2025 à Rouvray, dans l’Yonne, alors qu’il participait à des fouilles menées dans le cadre de l’enquête relative aux crimes du tueur en série Émile Louis.
L’émotion reste vive au sein de la Gendarmerie nationale. Un an après le décès en mission de l’adjudant-chef Stéphane Plunian, les personnels du quartier Deflandre, à Dijon, se sont rassemblés pour lui rendre hommage. La cérémonie s’est déroulée en présence du général de division Christophe Husson, commandant la région de gendarmerie de Bourgogne-Franche-Comté, commandant le groupement de gendarmerie départementale de la Côte-d’Or, ainsi que de l’ensemble des personnels du site.
Ce moment de recueillement a permis d’honorer la mémoire d’un militaire engagé, disparu dans l’exercice de ses fonctions, alors qu’il participait à une opération judiciaire particulièrement sensible.
Le 6 juin 2025, l’adjudant-chef Stéphane Plunian se trouvait sur la commune de Rouvray, dans l’Yonne. Des fouilles y étaient conduites dans le cadre de l’enquête relative aux crimes du tueur en série Émile Louis, figure centrale de l’affaire des « disparues de l’Yonne ». Affecté à la brigade départementale de renseignements et d’investigations judiciaires de l’Yonne, où il exerçait comme technicien en identification criminelle, le militaire participait à la recherche de nouveaux éléments de preuve.
Cette mission s’inscrivait dans un dossier judiciaire ancien, douloureux et toujours marqué par l’attente des familles de victimes. Plusieurs décennies après les faits, les investigations menées autour de l’affaire Émile Louis continuent de porter une forte charge symbolique. Elles traduisent la volonté des enquêteurs et de la justice de ne pas refermer totalement certains dossiers tant que des zones d’ombre subsistent.
Un militaire engagé dans une mission d’identification criminelle
Le rôle d’un technicien en identification criminelle est essentiel dans le travail d’enquête. Ces spécialistes interviennent sur les scènes sensibles afin de rechercher, préserver, relever et exploiter les indices susceptibles d’éclairer les investigations. Leur mission exige rigueur, méthode, sang-froid et sens aigu du détail.
Dans des dossiers complexes comme celui lié à Émile Louis, leur travail peut s’avérer déterminant. Chaque élément découvert, chaque trace relevée, chaque observation méthodiquement consignée peut contribuer à faire progresser la manifestation de la vérité. C’est dans ce cadre exigeant que l’adjudant-chef Stéphane Plunian intervenait lors des fouilles de Rouvray.
Sa disparition a profondément marqué ses camarades, mais aussi plus largement l’institution. Elle rappelle que les missions judiciaires, parfois discrètes aux yeux du grand public, exposent les gendarmes à des risques réels. Derrière chaque enquête, derrière chaque opération de terrain, se trouvent des femmes et des hommes engagés au service de la justice, de la sécurité et des familles qui attendent des réponses.
Une cérémonie placée sous le signe du recueillement
Au quartier Deflandre, à Dijon, la cérémonie d’hommage a réuni les personnels de la gendarmerie autour de la mémoire de Stéphane Plunian. Dans ce lieu militaire, le rassemblement a pris une dimension à la fois collective et intime. Il s’agissait de saluer un camarade, un collègue, un serviteur de l’État, mais aussi de rappeler le sens profond de son engagement.
Le général de division Christophe Husson et les personnels présents ont rendu hommage à un militaire mort en mission, alors qu’il contribuait à une enquête particulièrement lourde par son histoire et par les enjeux humains qu’elle porte encore.

Cette cérémonie a également permis de rappeler la solidarité qui unit les gendarmes face aux drames. Dans l’institution, la mémoire des militaires disparus en service demeure un devoir. Elle s’inscrit dans une tradition de reconnaissance envers celles et ceux qui ont consacré leur vie professionnelle à la protection de la population et à l’accomplissement des missions confiées à la Gendarmerie nationale.
Le souvenir d’un engagement au service de la vérité
La mort de l’adjudant-chef Stéphane Plunian intervient dans un contexte judiciaire particulier. L’affaire Émile Louis reste l’une des affaires criminelles les plus marquantes de l’histoire judiciaire française récente. Elle renvoie à la disparition et au meurtre de jeunes femmes dans l’Yonne, à la douleur des familles, mais aussi aux longues années nécessaires pour faire émerger la vérité.
Les fouilles menées à Rouvray avaient pour objectif de rechercher de nouveaux éléments susceptibles de compléter les investigations. La présence de techniciens spécialisés, comme Stéphane Plunian, traduisait l’importance accordée à cette mission. Même de nombreuses années après les crimes, le travail de terrain demeure indispensable lorsqu’il s’agit de retrouver des traces, d’identifier des indices ou de confirmer des hypothèses.
En participant à cette opération, l’adjudant-chef Stéphane Plunian s’inscrivait dans cette exigence : celle de poursuivre les recherches, de servir la justice et d’accompagner, par le travail d’enquête, la quête de vérité.
Le courage et l’abnégation des gendarmes salués
À travers cet hommage, c’est aussi l’engagement quotidien des femmes et des hommes de la Gendarmerie nationale qui a été rappelé. Leur mission ne se limite pas aux interventions visibles, aux patrouilles ou aux opérations de sécurité du quotidien. Elle comprend également un travail d’enquête, de renseignement, d’analyse et d’identification, souvent mené dans la discrétion, mais essentiel au fonctionnement de la justice.
La disparition de Stéphane Plunian illustre le courage, l’abnégation et le sens du devoir qui animent les militaires de la gendarmerie. Engagés en tous lieux, en tous temps et en toutes circonstances, ils interviennent au service de la protection des Français, parfois dans des conditions difficiles, parfois au péril de leur vie.
Un an après le drame de Rouvray, l’hommage rendu à Dijon rappelle que le souvenir de l’adjudant-chef Stéphane Plunian demeure vivant au sein de l’institution. Il rappelle aussi que derrière chaque uniforme se trouve un engagement personnel, une exigence professionnelle et une fidélité à une mission : servir.
À Dijon, au quartier Deflandre, ses camarades ont honoré sa mémoire avec gravité et respect. Un moment de recueillement pour ne pas oublier un militaire tombé en mission, alors qu’il participait à la recherche de la vérité dans l’une des affaires criminelles les plus douloureuses de l’Yonne.
