Le trafic des trains Mobigo sera perturbé à partir du mardi 9 juin dans l’après-midi, en raison d’un mouvement social national prévu le mercredi 10 juin 2026. Dans un message adressé aux voyageurs, le réseau TRAIN Mobigo annonce une adaptation de la circulation sur certaines lignes et invite les usagers à vérifier leurs trains la veille du départ, à partir de 17h, sur les canaux d’information habituels.
Cette grève s’inscrit dans un mouvement national à la SNCF. Les quatre principales organisations syndicales représentatives — CGT-Cheminots, UNSA-Ferroviaire, SUD-Rail et CFDT-Cheminots — appellent les cheminots et cheminotes à cesser le travail. Un appel unitaire qui laisse présager une mobilisation potentiellement importante, même si l’ampleur réelle du mouvement ne pourra être mesurée qu’à l’approche de la journée de grève, ligne par ligne et métier par métier.
Pour les voyageurs de Bourgogne-Franche-Comté, la conséquence directe sera une circulation adaptée sur le réseau TRAIN Mobigo. Des suppressions, retards ou modifications d’horaires sont possibles, notamment sur les lignes régionales. Comme souvent lors des mouvements sociaux ferroviaires, les informations précises seront connues tardivement, une fois les déclarations individuelles de grève recensées et le plan de transport ajusté.
La grève pourrait-elle être suivie ? Plusieurs éléments laissent penser que le mouvement pourrait avoir un impact réel. D’abord, l’appel est lancé de manière unitaire par les quatre fédérations syndicales représentatives de la SNCF, ce qui donne une portée nationale à la mobilisation. Ensuite, les revendications touchent des sujets sensibles pour les agents : l’organisation du travail, les restructurations, les conditions de travail et la question salariale.
Les syndicats dénoncent en particulier les réorganisations successives du groupe ferroviaire, qu’ils associent à une dégradation du quotidien des cheminots. Ils pointent également les effets de la filialisation et des transformations internes de la SNCF, dans un contexte d’ouverture à la concurrence. Selon eux, ces évolutions fragilisent les collectifs de travail, modifient les repères professionnels et accroissent la pression sur les agents.
La question des salaires constitue un autre motif de mobilisation. Les syndicats réclament une meilleure prise en compte de l’inflation et jugent insuffisantes les réponses apportées jusque-là par la direction. Dans un secteur où les contraintes horaires, le travail de nuit, les week-ends et les responsabilités de sécurité sont fortes, les organisations syndicales estiment que les rémunérations doivent être revalorisées.
Mobigo invite les voyageurs à anticiper leurs déplacements et à consulter les informations de circulation la veille, à partir de 17h. Cette étape sera déterminante pour connaître les trains maintenus, modifiés ou supprimés. Les voyageurs sont également encouragés à vérifier régulièrement les mises à jour, car les plans de transport peuvent évoluer en fonction de la situation sociale et des capacités d’exploitation.
À ce stade, il est donc difficile d’affirmer avec certitude dans quelle mesure la grève sera suivie sur chaque ligne Mobigo. Mais l’appel national, son caractère intersyndical et les motifs de colère exprimés par les cheminots laissent attendre des perturbations significatives sur une partie du réseau. Les usagers devront donc rester attentifs aux annonces officielles avant de prendre le train.
Le mouvement du 10 juin s’annonce ainsi comme un test social important pour la SNCF. Au-delà des perturbations attendues, il met en lumière un malaise plus profond autour de l’avenir du service ferroviaire, des conditions de travail des agents et de la capacité du groupe à répondre aux revendications salariales et sociales.

