À Chenôve, les traces des violences urbaines étaient encore visibles dimanche matin dans le quartier du Mail. Dans un communiqué, « Bon Sens 100% Chenôve » alerte sur la situation vécue, selon le mouvement, par les habitants de la rue des Clématites et des rues voisines, confrontés depuis plusieurs semaines à une série d’incivilités et de dégradations.
Le mouvement évoque notamment des épisodes répétés de « tirs de mortier, feux de poubelles et de containers récurrents, courses poursuites… ». Sur place, toujours selon le communiqué, plusieurs stigmates témoigneraient des troubles survenus ces derniers jours : « Ici ou là, on peut voir des débris de poubelles calcinés, des sols noircis témoignant des incendies récents. »
« Bon Sens 100% Chenôve » décrit une situation devenue récurrente dans ce secteur de la commune. Le mouvement affirme que « pas une nuit ne se passe dans ce quartier sans qu’il y ait des exactions en tout genre, des émeutiers sur la voie publique, créant des dégâts importants et des troubles graves à l’ordre public ».
Un épisode survenu vendredi dernier est particulièrement mis en avant dans le communiqué. Ce soir-là, un feu de poubelle aurait été allumé sur les rails du tram T2, empêchant temporairement sa circulation. L’auteur du communiqué indique s’être rendu sur les lieux vers 23 heures. Il décrit alors une atmosphère tendue : « Je me suis personnellement rendu sur les lieux vers 23 h, et l’on pouvait voir un peu partout des fumerolles, des petites flammes, et surtout de nombreux jeunes, parfois mineurs, trainant dans les rues sans raisons apparentes. L’atmosphère était pesante et peu sécuritaire. »
Le mouvement souligne toutefois la présence régulière de la police nationale dans le quartier. Mais, selon lui, cette présence ne suffit pas à enrayer les troubles. « La police nationale est pourtant bien souvent présente pour tenter d’apaiser les tensions et pour rappeler à l’ordre les fauteurs de troubles. Mais celle-ci ne peut être là en permanence et ne peut suffire à arrêter ces actes. »
Au-delà des faits dénoncés, « Bon Sens 100% Chenôve » met directement en cause la municipalité, à laquelle il reproche son manque de réaction publique. « Ce qui nous surprend le plus, c’est le silence de la mairie de Chenôve, qui semble faire mine d’ignorer ce phénomène pourtant connu de tous », écrit le mouvement dans son communiqué.
L’organisation interpelle également le maire sur l’écart qu’elle estime constater entre le discours municipal et la situation vécue par une partie des habitants. « Celui-ci répète à qui veut l’entendre sa maxime « Chenôve la belle, ville émancipatrice qui prend soin de ses habitants ».
Pour « Bon Sens 100% Chenôve », les riverains concernés attendent désormais autre chose que des déclarations de principe. « Les riverains de la rue des Clématites sont excédés et désemparés et nous demandons au maire de Chenôve de prendre immédiatement des mesures pour stopper cette montée vers la violence. Nous ne nous contenterons pas d’une simple condamnation des faits par la mairie de Chenôve, ni d’une simple rencontre avec la nouvelle préfète. »
Le mouvement avance plusieurs pistes d’action. Il demande notamment la « mise en place d’un couvre-feu pour les mineurs de moins de 15 ans », le « raccompagnement systématique de ceux-ci chez leurs parents », assorti selon lui d’un « devoir de réparation par travail d’intérêt général ou amende ». Bon Sens 100% Chenôve réclame aussi une utilisation renforcée des moyens de vidéoprotection.
Le communiqué plaide également pour un redéploiement de la police municipale. Le mouvement souhaite qu’elle soit davantage présente en journée dans ce quartier, « et non dans les quartiers pavillonnaires ». Il appelle aussi à une intervention plus régulière des services de médiation de Dijon métropole, rappelant le coût qu’il attribue à ce dispositif : « plus 80 000 € /an pour ce service ».
« Bon Sens 100% Chenôve » affirme enfin vouloir maintenir la pression sur ce dossier. Le mouvement conclut son communiqué en assurant qu’il suivra la situation « avec une grande attention pour que les habitants du quartier du Mail retrouvent leur quiétude quotidienne. »
Communiqué de presse du 15 juin 2026 :
Dimanche matin les stigmates des incendies de la nuit étaient encore bien visibles dans les rues de Chenôve. Depuis maintenant quelques semaines, les habitants de la rue des Clématites et des rues avoisinantes subissent des incivilités insupportables : tirs de mortier, feux de poubelles et de containers récurrents, courses‑poursuites…
Ici ou là, on peut voir des débris de poubelles calcinés, des sols noircis témoignant des incendies récents. Pas une nuit ne se passe dans ce quartier sans qu’il y ait des exactions en tout genre, des émeutiers sur la voie publique, créant des dégâts importants et des troubles graves à l’ordre public. Ainsi, vendredi dernier, un feu de poubelle sur les rails du tram T2 empêchait la circulation de celui-ci.
Je me suis personnellement rendu sur les lieux vers 23 h, et l’on pouvait voir un peu partout des fumerolles, des petites flammes, et surtout de nombreux jeunes, parfois mineurs, trainant dans les rues sans raisons apparentes. L’atmosphère était pesante et peu sécuritaire.
La police nationale est pourtant bien souvent présente pour tenter d’apaiser les tensions et pour rappeler à l’ordre les fauteurs de troubles. Mais celle-ci ne peut être là en permanence et ne peut suffire à arrêter ces actes.
Ce qui nous surprend le plus, c’est le silence de la mairie de Chenôve, qui semble faire mine d’ignorer ce phénomène pourtant connu de tous.
Celui-ci répète à qui veut l’entendre sa maxime « Chenôve la belle, ville émancipatrice qui prend soin de ses habitants ».
Les riverains de la rue des Clématites sont excédés et désemparés et nous demandons au maire de Chenôve de prendre immédiatement des mesures pour stopper cette montée vers la violence. Nous ne nous contenterons pas d’une simple condamnation des faits par la mairie de Chenôve, ni d’une simple rencontre avec la nouvelle préfète.
Selon nous, des mesures immédiates peuvent être prises : mise en place d’un couvre-feu pour les mineurs de moins de 15 ans, raccompagnement systématique de ceux-ci chez leurs parents (suivi d’un devoir de réparation par travail d’intérêt général ou amende), utilisation des moyens de vidéoprotection, déploiement de la police municipale pendant la journée dans ce quartier (et non dans les quartiers pavillonnaires), tournée des services de médiation de Dijon métropole (plus 80 000 € /an pour ce service).
Nous suivrons ce dossier avec une grande attention pour que les habitants du quartier du Mail retrouvent leur quiétude quotidienne.
« Bon Sens 100% Chenôve »
