La mobilisation se poursuit autour de l’école maternelle Maladière, à Dijon. Après une première occupation symbolique de la cour de l’établissement lundi 22 juin, les parents d’élèves opposés à la fermeture annoncée d’une classe à la rentrée 2026 ont organisé un nouveau rassemblement ce matin. Entre 60 et 70 personnes étaient présentes pour faire entendre leur inquiétude et maintenir la pression avant les derniers arbitrages liés à la carte scolaire.
Depuis plusieurs jours, l’école maternelle Maladière est devenue l’un des points de crispation de la nouvelle carte scolaire en Côte-d’Or. Les familles dénoncent une décision qu’elles jugent difficilement compatible avec la réalité de terrain, dans un établissement qui accueille de nombreux enfants ayant besoin d’un accompagnement renforcé.
Lundi 22 juin déjà, les parents d’élèves s’étaient mobilisés en occupant la cour de l’école après le temps scolaire. Cette action, présentée comme « respectueuse et conviviale », avait permis aux familles d’échanger sur les conséquences possibles d’une fermeture de classe et sur les actions à mener dans l’attente de la dernière commission prévue le 29 juin.
Ce nouveau rassemblement confirme la détermination des parents. Leur objectif reste le même : obtenir le maintien de la classe menacée afin de préserver les conditions d’accueil, d’apprentissage et de sécurité des enfants. Pour les familles mobilisées, l’avenir de l’école ne peut pas être résumé à une simple baisse des effectifs.

L’école maternelle Maladière accueille actuellement 119 élèves répartis en cinq classes. Pour l’année scolaire 2026-2027, les prévisions font état de 101 élèves inscrits, auxquels pourraient s’ajouter quatre à cinq dérogations, portant les effectifs attendus autour de 105 à 106 enfants. Mais les parents insistent sur la situation particulière de l’établissement, où plusieurs élèves présentent déjà des difficultés scolaires ou des besoins spécifiques.
Selon les parents élus, quatorze élèves sont aujourd’hui identifiés en grande difficulté scolaire, avec des accompagnements relevant notamment du RASED ou de l’AESH. Deux nouveaux élèves en difficulté sont également attendus parmi les prochaines inscriptions, tandis que onze enfants présenteraient des besoins particuliers. Pour les familles, ces éléments justifient un encadrement renforcé et rendent la fermeture d’une classe particulièrement préoccupante.
Les parents redoutent notamment une hausse importante des effectifs dans les classes restantes. En cas d’absence non remplacée, une situation déjà vécue à plusieurs reprises dans l’établissement, certaines classes pourraient atteindre jusqu’à 35 élèves. Un seuil jugé incompatible avec un accompagnement adapté des enfants les plus fragiles, mais aussi avec de bonnes conditions d’apprentissage et de sécurité, notamment dans une école organisée sur plusieurs niveaux.
Cette inquiétude est également alimentée par les difficultés rencontrées ces dernières années. Les parents évoquent des absences répétées d’une enseignante et des problèmes de remplacement qui ont déjà fragilisé l’organisation pédagogique de l’école. L’équipe enseignante, décrite comme soudée mais éprouvée, alerte elle aussi sur les conséquences qu’aurait une nouvelle dégradation des conditions de travail.
À travers cette nouvelle mobilisation, les parents d’élèves entendent cette nouvelle mobilisation, les parents d’él donc rappeler que la fermeture d’une classe aurait des conséquences concrètes sur le quotidien des enfants, des enseignants et des familles. Ils espèrent désormais être entendus avant la décision définitive.
Dans l’attente des derniers arbitrages, la mobilisation reste donc entière à l’école maternelle Maladière. Les familles assurent vouloir poursuivre leurs actions pour défendre le maintien de la classe et préserver un cadre scolaire jugé indispensable pour les élèves les plus jeunes.


