À Dijon, la politique est parfois une affaire de famille. Et parfois même, une affaire de fratrie. Cette année, les électeurs assistent à un duel digne d’une série du dimanche soir : deux frères, deux listes, deux visions… et un seul bulletin dans l’urne.
D’un côté, Denis Guvenatam, qui a décidé de rejoindre la liste de Nathalie Koenders. De l’autre, Arnaud Guvenatam, son frère (oui, le même repas de Noël, mais pas la même affiche électorale), engagé sur la liste de Michel Haberstrau, tête de la liste « Dijon Change d’Ère », présentée comme une union écologiste, sociale et citoyenne.
Autant dire que chez les Guvenatam, on ne débat plus de la cuisson des pâtes, mais de l’avenir de Dijon.
La liste Dijon Change d’Ère ne fait pas dans la demi-mesure côté coalition : on y retrouve Les Écologistes, L’Après (nouvelle formation créée par d’anciens membres de La France insoumise), le Parti communiste et Génération.s, le parti de Benoît Hamon. Une sorte de grande réunion de famille… politique, pendant que la vraie famille, elle, se retrouve divisée par les bulletins de vote.
Résultat : deux frères, deux visions, un scrutin… et une question brûlante : lequel fera tomber l’autre ?
À ce rythme, la prochaine étape pourrait être un débat fraternel sur la place du marché, arbitrée par la tante, le cousin, et tout le quartier venu assister au spectacle démocratique.
Quoi qu’il arrive, une chose est sûre : à Dijon, la démocratie locale prouve qu’elle sait être participative, pluraliste… et légèrement fratricide. Mais rassurons tout le monde : aux dernières nouvelles, les repas de famille sont toujours maintenus. Simplement, chacun apporte sa propre affiche.
