Le 26 janvier 2026, dans un article intitulé « Bio à la cantine : le “prix du mépris” attribué à Dijon », nous révélions que la ville de Dijon figurait parmi les 14 villes-préfectures n’ayant jamais répondu à l’enquête du Palmarès des cantines bio 2026, publié par l’association Agir pour l’environnement. Cette absence de réponse persistait malgré plusieurs relances, ainsi qu’une injonction de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA).
Depuis la publication de cet article, la situation a évolué. La Ville de Dijon a finalement répondu aux sollicitations de l’association, évoquant un défaut de communication entre les différents acteurs concernés. Une explication qui, si elle éclaire le retard, permet surtout de rétablir la présence de Dijon dans le classement national.
À la suite de cette prise de contact, les données ont pu être complétées et actualisées. Elles révèlent un résultat plutôt encourageant : avec 37,3 % de produits issus de l’agriculture biologique, Dijon se classe 19ᵉ sur 97 collectivités dans le palmarès national. Un positionnement solide, qui témoigne d’un engagement réel de la collectivité en faveur d’une alimentation scolaire plus durable et plus transparente, au cœur des enjeux de santé publique et de transition alimentaire.
Par ailleurs, la Ville de Dijon a attiré notre attention sur le lancement récent d’une cartographie citoyenne, destinée à mobiliser les habitants autour de la qualité des repas servis dans les cantines scolaires. Toutefois, un point de vigilance demeure : les taux de produits biologiques des écoles maternelles et élémentaires de la ville n’y figurent pas encore, alors même que ces données sont disponibles sur la plateforme nationale ma cantine.gouv.
Selon la municipalité, un nouvel échange avec l’association serait en cours afin de résoudre ce problème de synchronisation entre les bases de données, vraisemblablement lié à des différences de libellés. Une clarification apparaît en effet nécessaire pour garantir une information fiable, transparente et pleinement accessible aux citoyens, enjeu central de la politique publique de l’alimentation scolaire.
