La gouvernance d’Odivea entre dans une nouvelle phase. Réuni ce matin, le Conseil d’administration de la société d’économie mixte dédiée à la gestion de l’eau potable et de l’assainissement sur le territoire dijonnais a reconduit Antoine Hoareau à sa présidence. Cette séance a également été marquée par l’arrivée de deux nouveaux administrateurs, Céline Tonot et Benoît Bordat, appelés à participer aux orientations stratégiques d’un service public devenu central dans les politiques environnementales de la métropole.
À l’issue de cette réunion, Antoine Hoareau a affirmé sa volonté d’inscrire ce nouveau mandat sous le signe de la transition écologique et de l’innovation environnementale. « Les enjeux écologiques sont nombreux et les projets à venir très ambitieux pour préserver notre ressource en eau et améliorer davantage le traitement de nos eaux usées », a-t-il déclaré.
Le président reconduit a surtout annoncé le lancement imminent d’un projet présenté comme historique pour la métropole dijonnaise : la construction d’une usine de traitement des micropolluants à la station d’épuration Dijon-Longvic. Une infrastructure que l’élu décrit comme « une première en France » et qui ambitionne de faire de Dijon « un territoire exemplaire » dans la lutte contre les pollutions émergentes.
Odivea, une SEMOP née d’un choix stratégique de Dijon Métropole
La création d’Odivea remonte au 28 novembre 2019. À cette date, après près d’un an de procédure de mise en concurrence, le Conseil métropolitain de Dijon Métropole approuvait officiellement la création de cette SEMOP — Société d’économie mixte à opération unique — chargée d’assurer les services publics de l’eau et de l’assainissement sur quinze communes du territoire.
Ce modèle hybride associe la collectivité publique et un partenaire privé dans une structure commune dédiée à une mission précise. Dans le cas d’Odivea, la SEMOP a été créée pour une durée de neuf ans à compter du 1er avril 2021.
Ce choix institutionnel avait alors été présenté comme une solution permettant de conserver une maîtrise publique des grandes orientations stratégiques tout en bénéficiant du savoir-faire technique et industriel du secteur privé. Le modèle devait également permettre d’importants investissements dans les infrastructures du territoire.
Depuis sa mise en service opérationnelle, Odivea gère ainsi l’alimentation en eau potable, l’entretien des réseaux, le traitement des eaux usées et la modernisation des équipements pour plusieurs dizaines de milliers d’usagers de l’agglomération dijonnaise.
Une gouvernance renouvelée pour un mandat décisif
La reconduction d’Antoine Hoareau intervient dans un contexte particulièrement sensible pour les collectivités locales. Le changement climatique, les épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents et la pression croissante sur les ressources hydriques imposent désormais une transformation profonde des politiques de gestion de l’eau.
Les collectivités doivent simultanément sécuriser l’approvisionnement en eau potable, moderniser des réseaux parfois vieillissants, réduire les pertes, améliorer la qualité des rejets et répondre aux exigences environnementales européennes. Dans ce contexte, les investissements à venir pour Odivea s’annoncent considérables. Le projet de traitement des micropolluants pourrait constituer l’un des symboles majeurs de ce nouveau mandat.
L’arrivée de Céline Tonot et Benoît Bordat au sein du Conseil d’administration traduit également une volonté de renouvellement et de consolidation de la gouvernance autour des enjeux environnementaux et industriels qui attendent désormais la métropole.
Avec l’annonce de cette future usine, Dijon Métropole affiche clairement son ambition : devenir l’un des territoires français les plus avancés dans le domaine de la gestion durable de l’eau. Avec l’annonce de cette future usine, Dijon Métropole affiche clairement son ambition : devenir l’un des territoires français les plus avancés dans le domaine de la gestion durable de l’eau.
