Les assistants et assistantes d’éducation sont appelés à se mobiliser le mardi 2 juin, à l’initiative de plusieurs organisations syndicales de l’Éducation nationale. Le SNES-FSU, le SNUEP-FSU, le SE-UNSA, la FNEC-FP-FO, la CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, la CGT Educ’action, le SNALC et SUD Éducation appellent les AED à rendre visibles leurs conditions de travail et leurs revendications, notamment par des rassemblements, des manifestations ou la grève.
Dans leur communiqué, les organisations syndicales dénoncent une situation qu’elles jugent de plus en plus préoccupante. Selon elles, les assistants d’éducation restent maintenus dans une précarité inacceptable, malgré le rôle essentiel qu’ils jouent chaque jour dans les collèges et les lycées. Présents au plus près des élèves, les AED assurent l’encadrement, participent au climat scolaire, accompagnent les jeunes dans leur quotidien et contribuent au bon fonctionnement des établissements. Pourtant, leur travail reste encore insuffisamment reconnu.
La question salariale est au cœur de la mobilisation. Les syndicats rappellent que des discussions devaient permettre la mise en place de grilles de salaires dans les académies. Mais ces échanges seraient aujourd’hui bloqués, faute de moyens budgétaires suffisants. Pour les organisations signataires, cette absence de revalorisation est d’autant plus problématique que les AED exercent des missions indispensables, souvent dans des conditions difficiles, avec des contrats précaires et des rémunérations faibles.
Les syndicats alertent également sur le manque de moyens dans les vies scolaires. Ils affirment qu’aucune création de postes d’AED n’est prévue pour les rentrées 2025 et 2026, tandis que certaines académies annonceraient déjà des reprises de moyens. Cette situation risque, selon eux, d’aggraver encore les conditions de travail dans les établissements. Les équipes de vie scolaire sont déjà confrontées à une charge importante, entre surveillance, gestion des absences, accompagnement des élèves, prévention des conflits et participation à la vie collective.
L’intersyndicale souligne aussi que les AED se retrouvent souvent en première ligne face aux tensions du quotidien scolaire. Les organisations refusent toutefois de les voir réduits à un rôle de « vigiles d’établissement ». Pour elles, les assistants d’éducation ne sont pas seulement chargés de surveiller les élèves : ils jouent un rôle éducatif, humain et relationnel. Leur proximité avec les jeunes leur permet d’écouter, d’accompagner, de repérer certaines difficultés et de contribuer à une école plus bienveillante.
Les revendications portées par les syndicats sont multiples. Ils demandent la création de postes et le recrutement d’assistants d’éducation en nombre suffisant pour répondre aux besoins réels des établissements. Ils réclament également une grille salariale nationale permettant une véritable revalorisation, ainsi qu’un accès à une formation initiale et continue sur le temps de service. Pour les organisations signataires, les AED doivent pouvoir être mieux formés afin de faire face à la diversité des situations rencontrées dans les établissements.
L’appel intersyndical insiste aussi sur la nécessité de rendre effectifs certains droits, comme la mobilité, prévue par le cadre de gestion mais encore trop peu appliquée. Les syndicats demandent enfin un examen des non-renouvellements en commission consultative paritaire, afin d’apporter davantage de garanties aux personnels concernés.
À travers cette journée d’action, les organisations syndicales veulent rappeler que les assistants d’éducation ne doivent pas être la variable d’ajustement des choix budgétaires du gouvernement. Elles estiment que l’amélioration de leurs conditions de travail est indispensable non seulement pour les personnels eux-mêmes, mais aussi pour les élèves et pour l’ensemble de la communauté éducative.
Le mardi 2 juin, les AED sont donc appelés à se mobiliser partout où cela sera possible. Pour les syndicats, le message est clair : la précarité doit cesser, les moyens doivent être renforcés et le rôle des assistants d’éducation doit enfin être pleinement reconnu.
