À la suite du drame de Lyhanna, le Parti Radical de Côte-d’Or appelle à renforcer la protection de l’enfance et à améliorer la coordination entre les institutions. Dans un communiqué, le mouvement adresse d’abord ses pensées à la famille et aux proches de la victime, tout en rappelant que l’enquête judiciaire devra établir les faits et les responsabilités.
Le Parti Radical 21 indique faire confiance à la justice pour mener ce travail « avec rigueur et indépendance ». Mais au-delà de l’émotion provoquée par cette affaire, le parti estime qu’une réflexion collective doit désormais être engagée sur la prise en charge des enfants les plus vulnérables. Selon lui, cette tragédie interroge la capacité des institutions à travailler ensemble, à partager les informations utiles et à intervenir suffisamment tôt lorsque des situations préoccupantes sont signalées.
Justice, services sociaux, forces de sécurité, Éducation nationale, collectivités territoriales et secteur médical sont régulièrement appelés à intervenir dans le champ de la protection de l’enfance. Pour le Parti Radical de Côte-d’Or, l’enjeu est de mieux articuler l’action de ces différents acteurs afin de renforcer le suivi des situations sensibles et d’éviter les ruptures dans la chaîne de signalement et de prise en charge.
C’est dans ce contexte que le mouvement propose la création d’un parquet spécialisé pour la protection de l’enfance. Cette structure aurait pour mission de coordonner les signalements, d’assurer un meilleur suivi des situations les plus sensibles et de faciliter les échanges entre la justice, les départements, l’Éducation nationale, les agences régionales de santé et les forces de sécurité.
La sénatrice Nathalie Delattre, présidente du Parti Radical, estime qu’un tel dispositif permettrait également de réduire les délais de traitement des dossiers les plus graves. Le parti suggère que ce parquet spécialisé puisse être expérimenté dans un premier temps dans plusieurs ressorts judiciaires, avant d’envisager une éventuelle généralisation.
Le communiqué s’inscrit dans une approche plus large de la protection de l’enfance. Maxime Moulazadeh, secrétaire général du Parti Radical 21, rappelle que cette question relève d’une responsabilité collective. Se référant aux valeurs du Parti républicain radical et radical-socialiste ainsi qu’à l’héritage solidariste de Léon Bourgeois, il souligne qu’une société se juge à l’attention qu’elle porte à ceux qui ne peuvent se protéger eux-mêmes.
Le Parti Radical 21 formule plusieurs propositions pour répondre aux enjeux mis en lumière par cette affaire. Il demande notamment l’organisation d’États généraux de la protection de l’enfance, réunissant magistrats, enquêteurs, travailleurs sociaux, professionnels de santé, enseignants, associations et élus. L’objectif serait de dresser un état des lieux partagé et d’identifier les améliorations nécessaires.
Le mouvement appelle également à renforcer la coordination entre les institutions, grâce à des protocoles harmonisés et à un meilleur suivi des situations signalées. Il souhaite que les procédures concernant les mineurs puissent être davantage priorisées, afin d’apporter une réponse plus rapide aux situations les plus graves.
La question des moyens est aussi au cœur des propositions. Le Parti Radical demande un renforcement des effectifs dans les juridictions, les services sociaux, les forces d’enquête et les structures d’accompagnement. Selon lui, les réformes ne pourront produire des effets concrets que si les professionnels disposent des moyens nécessaires pour agir efficacement.
Le parti propose par ailleurs la mise en place d’une évaluation annuelle des politiques de protection de l’enfance. Cette démarche aurait pour but de mesurer l’efficacité des dispositifs existants, d’identifier les difficultés persistantes et d’adapter les moyens engagés. Le Parti Radical plaide enfin pour l’adoption d’une loi de programmation consacrée à la protection de l’enfance, afin de fixer des objectifs clairs et de garantir des moyens pérennes.
Jean-Philippe Morel, président du Parti Radical 21, demande que le projet de loi sur la protection de l’enfance soit inscrit de manière prioritaire à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale et du Sénat. Pour le mouvement, ce sujet doit faire l’objet d’une réponse politique structurée, au-delà de l’émotion suscitée par les drames.
Le Parti Radical insiste enfin sur la nécessité de ne pas transformer cette affaire en polémique contre les institutions. Il considère au contraire que le drame de Lyhanna doit être un appel à l’action. Pour Nathalie Delattre, « la protection de l’enfance ne doit pas commencer lorsque le danger est avéré ; elle doit commencer lorsque les premiers signaux apparaissent ».
Avec cette prise de position, le Parti Radical 21 entend replacer la protection de l’enfance au centre du débat public. Sa proposition de parquet spécialisé s’inscrit dans une volonté de mieux prévenir les situations de danger, de raccourcir les délais de traitement et de renforcer la coordination entre les acteurs chargés de protéger les mineurs.
Communiqué de presse du 10 juin 2026 :
Le Parti Radical de Côte-d’Or propose la création d’un Parquet spécialisé pour la Protection de l’enfance
La France est profondément touchée par le drame de Lyhanna. Face à cette tragédie, notre première pensée va à sa famille et à ses proches.
L’enquête judiciaire devra établir les faits et les responsabilités. Nous faisons confiance à la justice pour accomplir cette mission avec rigueur et indépendance.
Au-delà de l’émotion légitime, cette affaire doit conduire à une réflexion collective sur la protection des enfants les plus vulnérables. Elle interroge la capacité de nos institutions — justice, services sociaux, forces de sécurité, Éducation nationale, collectivités et secteur médical — à mieux coordonner leurs actions et à intervenir suffisamment tôt lorsque des situations préoccupantes sont signalées.
» Fidèle aux valeurs du Parti Républicain Radical et Radical-Socialiste et à l’héritage solidariste de Léon Bourgeois, nous rappelons que la protection de l’enfance est une responsabilité collective. Une société se juge à l’attention qu’elle porte à ceux qui ne peuvent se protéger eux-mêmes » indique Maxime MOULAZADEH, Secrétaire général du Parti Radical 21.
Le Parti Radical apporte les propositions suivantes pour répondre aux défis majeurs mis en lumière par l’affaire Lyhanna :
1) Organiser des États généraux de la protection de l’enfance réunissant magistrats, enquêteurs, travailleurs sociaux, professionnels de santé, enseignants, associations et élus.
2) Renforcer la coordination entre les institutions grâce à des protocoles harmonisés et un meilleur suivi des situations signalées.
3) Prioriser les procédures concernant les mineurs, afin de garantir une réponse plus rapide aux situations les plus graves.
4) Accroître les moyens humains des juridictions, services sociaux, forces d’enquête et structures d’accompagnement.
5) Mettre en place une évaluation annuelle des politiques de protection de l’enfance afin de mesurer leur efficacité et d’adapter les moyens engagés.
6) Adopter une loi de programmation pour la protection de l’enfance, garantissant des objectifs clairs et des moyens pérennes.
« La création d’un parquet spécialisé pour la Protection de l’enfance permettrait de coordonner les signalements, d’assurer le suivi des situations les plus sensibles, de faciliter les échanges entre justice, départements, Éducation nationale, ARS et forces de sécurité et de réduire les délais de traitement » propose la Sénatrice Nathalie DELATTRE, Présidente du Parti Radical.
Il pourrait être expérimenté dans un premier temps dans plusieurs ressorts judiciaires.
Le drame de Lyhanna ne doit ni alimenter la défiance envers nos institutions ni servir de prétexte à des polémiques. Il doit être un appel à l’action.
« Par ailleurs, le Parti Radical demande que le projet de loi sur la protection de l’enfance soit inscrit de façon prioritaire dans les ordres du jour aussi bien de l’Assemblée nationale que du Sénat » précise Jean-Philippe MOREL, Président du Parti Radical 21.
« La protection de l’enfance ne doit pas commencer lorsque le danger est avéré ; elle doit commencer lorsque les premiers signaux apparaissent. » conclut Nathalie DELATTRE.
