Le député de la troisième circonscription de la Côte-d’Or, Pierre Pribetich, annonce avoir voté en faveur de la loi relative à la fin de vie, ce mercredi 15 juillet 2026. Dans un communiqué, l’élu explique une décision personnelle, nourrie par les débats parlementaires, les témoignages de citoyens et son propre parcours.
La question de la fin de vie ne saurait, selon Pierre Pribetich, être réduite à une simple confrontation entre majorité et opposition. Dans un communiqué publié mercredi, le député de la Côte-d’Or affirme avoir voté « en conscience » en faveur de la loi relative à la fin de vie. Un choix qu’il présente comme l’aboutissement d’une réflexion personnelle sur la souffrance, la dignité humaine et la liberté de chacun face à la mort.
Sur un sujet aussi sensible, l’élu entend prendre ses distances avec les positions partisanes traditionnelles. Il estime que la fin de vie touche directement à l’intimité des personnes et qu’elle exige, de la part du législateur, davantage d’écoute, d’humilité et de responsabilité. Le vote d’un député, souligne-t-il en substance, ne peut donc se résumer à l’application mécanique d’une consigne politique.
Des témoignages venus du terrain
Pierre Pribetich explique avoir construit sa position au fil des débats menés à l’Assemblée nationale, mais aussi grâce aux nombreux courriers et messages reçus de la part des habitants. Ces contributions ont fait apparaître une grande diversité de convictions, qu’elles soient spirituelles, religieuses ou non. Elles ont également révélé les inquiétudes et les doutes qui entourent encore la possibilité de légiférer sur la fin de vie.
Pour le député, cette confrontation des opinions témoigne du fonctionnement même de la démocratie lorsqu’elle se saisit de questions fondamentales. Le parlementaire dit avoir entendu aussi bien les partisans d’une évolution du droit que ceux qui redoutent ses conséquences médicales, éthiques ou sociales. Il insiste ainsi sur la nécessité de ne pas caricaturer les positions exprimées dans le débat public.
Sa décision aurait également été nourrie par les récits de patients, de familles et de soignants confrontés à des situations de grande souffrance. Pierre Pribetich évoque par ailleurs des événements dramatiques survenus dans sa propre vie, sans en préciser la nature. Cette expérience personnelle aurait contribué à renforcer sa conviction que la société doit offrir davantage de possibilités aux personnes arrivées au terme de leur existence.
« Un nouveau droit », mais pas une obligation
Au cœur de son argumentation figure la notion de choix. En soutenant cette loi, Pierre Pribetich affirme vouloir permettre à chaque personne de disposer d’une liberté supplémentaire, dans un cadre strictement accompagné. Il ne présente donc pas le texte comme une injonction adressée aux malades ou aux soignants, mais comme la reconnaissance d’un droit nouveau.
Cette évolution doit toutefois, selon lui, s’accompagner de garanties médicales, humaines et éthiques exigeantes. L’objectif affiché est d’éviter qu’une personne vulnérable ne soit laissée seule face à une décision aussi grave. Le député insiste ainsi sur la nécessité d’un accompagnement organisé, reposant sur l’écoute de la volonté du patient et sur l’intervention des professionnels de santé.
En définissant cette possibilité comme « un nouveau droit et non une nouvelle obligation », l’élu cherche notamment à répondre à l’une des principales inquiétudes exprimées dans le débat : celle de voir une liberté individuelle se transformer progressivement en pression sociale, familiale ou économique. Son communiqué ne détaille cependant pas les conditions précises prévues par la loi ni les garanties retenues au cours des discussions parlementaires.
Le respect des oppositions
Pierre Pribetich prend également soin de reconnaître la légitimité des parlementaires ayant voté différemment. Sur la fin de vie, écrit-il, il n’existe ni réponse évidente ni vérité simple. Cette absence de certitude impose, selon lui, de respecter les convictions de chacun, y compris lorsqu’elles conduisent à des décisions opposées.
L’élu défend ainsi une conception du mandat parlementaire fondée sur la responsabilité individuelle. Face à un enjeu qui engage les valeurs personnelles, l’éthique médicale et la conception même de la dignité, chaque député doit pouvoir se déterminer librement. La seule exigence commune serait alors de légiférer avec humanité et de mesurer les conséquences concrètes du texte adopté.
Un vote assumé devant les électeurs
Député de la Nation, mais profondément attaché à la troisième circonscription de la Côte-d’Or, Pierre Pribetich rappelle qu’il représente l’ensemble des citoyens dans l’exercice de son mandat. Il affirme avoir pris sa décision à partir des auditions, des débats, de son expérience personnelle et des valeurs transmises par sa famille.
Le parlementaire conclut son communiqué en assumant la dimension politique de ce choix. Il entend rendre compte de son vote devant les habitantes et les habitants de sa circonscription, lesquels pourront l’approuver ou le sanctionner lors des prochaines élections législatives. Une manière de rappeler que, même lorsqu’il est présenté comme profondément personnel, un vote parlementaire demeure un acte public soumis au jugement des électeurs.
Communiqué de presse du 15 juillet 2026 :
Aujourd’hui, j’ai voté en conscience pour la loi relative à la fin de vie, ce mercredi 15 juillet 2026.
Parce qu’elle touche à l’intime, à la dignité humaine, à la souffrance et à la liberté de chacune et chacun face à sa propre existence, à la mort, cette question dépasse les clivages partisans habituels, les postures politiques. Elle appelle réflexion, écoute, humilité et responsabilité.
Au fil des débats, des courriers, des mails reçus, j’ai entendu les convictions profondes, spirituelles, religieuses ou non, les interrogations et parfois les doutes exprimés sur tous les bancs de l’Assemblée nationale mais aussi dans tous ces messages que vous avez pris la peine de me faire parvenir.
C’est la richesse de notre démocratie lorsqu’elle se saisit de sujets aussi essentiels.
Mon vote est le fruit d’une réflexion personnelle nourrie par ces témoignages de patients, de familles, de soignants, par la confrontation avec des événements dramatiques dans ma propre vie et par la conviction que notre société doit pouvoir offrir à chacune et chacun davantage de choix, ce choix, tout en garantissant un accompagnement médical, humain et éthique exigeant, un nouveau droit et non une nouvelle obligation.
Je respecte profondément celles et ceux qui ont fait un choix différent du mien. Sur de telles questions, il n’existe ni vérité simple, ni réponse évidente. Il existe seulement une responsabilité : celle de légiférer avec humanité et en conscience.
C’est dans cet esprit que j’ai exercé aujourd’hui mon mandat de député de la Nation, député de la Côte-d’Or, en représentant la Nation tout entière, même si je reste profondément attaché à mon territoire de la troisième circonscription de la Côte-d’Or, à ses femmes, ses hommes.
J’ai voté selon ma conviction, éclairée par les débats, les auditions, mon expérience et mes valeurs, celles que m’ont transmises mes parents, exerçant ainsi mon mandat en conscience, dans la recherche de l’intérêt général.
Enfin, je vous rends compte – en responsabilité – de mes choix devant vous, les citoyennes et citoyens, qui pourront les approuver ou les sanctionner lors prochaines des élections législatives.
