Les représentants de la FSU, de SUD Éducation et de la CGT Éduc’action dénoncent une réduction des moyens alloués au lycée Le Castel. Après le rejet de la répartition horaire lors du dernier conseil d’administration, les organisations syndicales ont déposé un préavis de grève pour les premiers jours de septembre 2026.
La rentrée scolaire pourrait être perturbée au lycée Le Castel. Dans un communiqué commun, les organisations syndicales FSU, SUD Éducation et CGT Éduc’action annoncent avoir déposé un préavis de grève afin de dénoncer les conditions dans lesquelles se prépare la rentrée de septembre 2026.
La contestation porte principalement sur la dotation horaire attribuée à l’établissement par le rectorat. Cette enveloppe détermine le nombre d’heures d’enseignement disponibles et conditionne notamment l’ouverture des classes, le maintien des options ainsi que l’organisation de l’accompagnement personnalisé des élèves.
Lors du dernier conseil d’administration du lycée, organisé lundi, la proposition de répartition de ces heures a été rejetée à l’unanimité par les représentants des enseignants, des parents d’élèves et des lycéens, selon les syndicats. Ces derniers estiment que les moyens accordés ne permettent pas de répondre correctement aux besoins de l’établissement.
Des choix jugés impossibles
D’après les organisations syndicales, la direction du lycée aurait été placée face à deux possibilités : accepter une forte augmentation du nombre d’élèves dans certaines classes ou réduire plusieurs dispositifs pédagogiques.
La seconde option aurait finalement été retenue par la proviseure. Elle entraînerait, selon les syndicats, la disparition de certaines options ainsi qu’une diminution importante des heures consacrées à l’aide personnalisée. Ce dispositif, prévu pour accompagner les élèves rencontrant des difficultés ou ayant besoin d’un suivi particulier, serait réduit à un niveau très insuffisant à la rentrée.
Les représentants du personnel redoutent ainsi une dégradation des conditions d’apprentissage, mais également des conditions de travail des enseignants. Ils craignent notamment que la diminution des moyens ne limite la capacité des équipes pédagogiques à accompagner individuellement les élèves et à maintenir la diversité des enseignements proposés.
Une mobilisation engagée depuis le mois de mai
Cette annonce intervient après plusieurs semaines de mobilisation au sein de l’établissement. Le 21 mai dernier, des membres de la communauté éducative avaient occupé les locaux du lycée pour alerter sur la situation.
Les députés Pierre Pribetich et Catherine Hervieu avaient également apporté leur soutien à cette mobilisation en se rendant sur place. Malgré ces démarches, les syndicats affirment ne pas avoir obtenu de rendez-vous avec le rectorat.
Selon leur communiqué, leur demande d’entretien serait restée sans réponse, y compris sans accusé de réception. Les organisations regrettent l’absence de dialogue avec les services de l’Éducation nationale et demandent qu’une discussion soit engagée sur l’avenir du lycée et sur les moyens nécessaires à son fonctionnement.
Une question déposée à l’Assemblée nationale
Face à cette situation, une question orale a été déposée à l’Assemblée nationale. Celle-ci doit interpeller le gouvernement sur la politique de moyens menée dans l’académie et sur ses conséquences pour les établissements scolaires.
Les syndicats s’interrogent plus largement sur les choix budgétaires qui conduisent, selon eux, à une dégradation des conditions d’exercice des enseignants et d’étude des élèves. Ils attendent désormais une réponse de l’État ainsi qu’un réexamen de la dotation attribuée au lycée Le Castel.
Un préavis pour les premiers jours de septembre
En l’absence d’avancée, les trois organisations syndicales se disent prêtes à engager un mouvement de grève dès la rentrée. Un préavis a été déposé afin de permettre aux personnels de cesser le travail au cours des premiers jours de septembre 2026.
La mobilisation pourrait toutefois être évitée si le rectorat accepte d’ouvrir des négociations et d’accorder des moyens supplémentaires à l’établissement. Pour les syndicats, l’objectif reste de garantir une rentrée dans des conditions satisfaisantes, avec des effectifs raisonnables, le maintien des options et un accompagnement adapté aux besoins des élèves.
Communiqué de presse du 16 juillet 2026 :
Communiqué de presse des organisations syndicales du Castel (FSU, SUD Education, CGT Educ’action) : vers une grève à la rentrée !
Lundi avait lieu le dernier conseil d’administration du lycée Le Castel, et sans surprise, la répartition des heures allouées par le Rectorat a été repoussée unanimement par les enseignants, les parents et les élèves du Castel. Il s’agissait une nouvelle fois d’arbitrages impossibles, soit une forte hausse des effectifs, soit une disparition de certaines options et de l’aide personnalisée (pourtant prévue dans les textes, mais qui sera réduite à peau de chagrin à la rentrée). C’est la deuxième solution qui a été choisie par Madame la Proviseure, ce qui entraînera une forte dégradation des conditions d’étude à la rentrée de septembre 2026.
Malgré l’occupation des locaux du lycée le 21 mai dernier, malgré la présence de nos députés Pierre Pribetich et Catherine Hervieu, le Rectorat a refusé de nous recevoir ne serait ce que pour mener une discussion sur l’avenir de notre lycée. Pire, ils n’ont pas daigné accuser réception de notre demande d’entrevue. Une question orale a donc été déposée à l’Assemblé Nationale afin de savoir si les représentants de l’État ne seraient pas intéressés financièrement à dégrader les conditions d’exercice des enseignants de l’Académie.
Que nous reste-t-il comme option pour la rentrée, à part la grève ? Nos organisations ont donc déposé un préavis pour refuser, dès les premiers jours de septembre, une rentrée dans des conditions aussi dégradées.
