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Un chantier de 4,9 millions d’euros débute ce lundi 27 juillet à proximité de Plombières-lès-Dijon. Jusqu’à la fin du mois d’octobre, quatre aiguillages de la ligne Dijon–Paris seront remplacés. L’opération mobilisera quotidiennement une quinzaine d’agents et entraînera plusieurs interruptions temporaires des circulations.

Sur la ligne ferroviaire reliant Dijon à Paris, l’été et le début de l’automne seront placés sous le signe des travaux. SNCF Réseau engage, à compter de ce lundi 27 juillet, une importante opération de renouvellement d’aiguillages à proximité de Plombières-lès-Dijon, en Côte-d’Or.

Le chantier, qui doit se poursuivre jusqu’au vendredi 30 octobre 2026, représente un investissement de 4,9 millions d’euros, entièrement financé par le gestionnaire du réseau ferré national. L’objectif affiché est de renforcer la régularité des trains et de maintenir un niveau élevé de sécurité et de performance sur cet axe emprunté aussi bien par les trains de voyageurs que par les convois de fret.

Cette intervention s’inscrit dans un programme de modernisation plus large. Selon SNCF Réseau, plus de 130 millions d’euros sont investis cette année à l’échelle régionale dans la régénération de la ligne Dijon–Paris. Un itinéraire historique qui constitue l’un des principaux axes ferroviaires entre la capitale, la Bourgogne et le sud de la France.

Quatre aiguillages et 1 300 tonnes de ballast

À Plombières-lès-Dijon, les équipes devront remplacer quatre aiguillages, ces équipements qui permettent aux trains de passer d’une voie à une autre. L’opération comprend également le renouvellement de 1 300 tonnes de ballast, l’ensemble de pierres concassées sur lequel reposent les traverses et les rails.

Une quinzaine d’agents seront mobilisés chaque jour, aux côtés de trois entreprises prestataires. Parmi elles figure l’entreprise DVF, implantée à Chevigny-Saint-Sauveur, dans l’agglomération dijonnaise.

Le remplacement d’un aiguillage nécessite plusieurs opérations successives. L’ancien équipement doit d’abord être démonté et découpé, avant le retrait des rails, des traverses et du ballast. Le terrain est ensuite préparé pour accueillir le nouvel appareil de voie. Celui-ci est acheminé, posé puis soudé aux rails existants. Une dernière phase de stabilisation est enfin indispensable avant la remise en circulation des trains. Le schéma présenté dans le communiqué détaille ces cinq étapes, du démontage initial à la remise en service de la voie.

Des interruptions en journée et pendant trois week-ends

Afin de limiter les conséquences sur les circulations, l’essentiel du chantier sera mené en semaine et en journée. Le réseau sera toutefois indisponible entre 10 heures et 15 h 30 durant certaines phases des travaux.

Trois opérations de plus grande ampleur nécessiteront également des interruptions pendant les week-ends :

  • du samedi 19 septembre à 10 heures au dimanche 20 septembre à 17 h 30 ;
  • du samedi 26 septembre à 10 heures au dimanche 27 septembre à 17 h 30 ;
  • du samedi 10 octobre à midi au dimanche 11 octobre à 11 h 30.

Ces périodes doivent permettre aux équipes d’intervenir directement sur les voies sans circulation ferroviaire. Elles concerneront à la fois les trains de voyageurs et le fret. SNCF Réseau indique avoir organisé le calendrier afin de préserver autant que possible la disponibilité de l’infrastructure.

Le réemploi des matériaux privilégié

Le chantier comporte également un volet environnemental. Les traverses en bois retirées seront, lorsque leur état le permet, réutilisées sur d’autres voies. Les éléments qui ne pourront pas être reposés seront dirigés vers une filière de valorisation.

Une « douche à ballast » fonctionnant en circuit fermé sera par ailleurs installée. Ce dispositif permet de laver les pierres avant leur mise en œuvre, tout en limitant la consommation d’eau et les émissions de poussière.

D’après les estimations présentées par SNCF Réseau, l’ensemble des mesures mises en place sur le chantier doit permettre d’éviter l’équivalent de 22 tonnes de dioxyde de carbone. Une manière, pour le gestionnaire du réseau, d’associer modernisation ferroviaire, économie circulaire et réduction de l’empreinte environnementale.

Au-delà du remplacement de quatre équipements, le chantier de Plombières-lès-Dijon illustre ainsi les enjeux auxquels est confronté le réseau ferroviaire : renouveler des infrastructures vieillissantes, maintenir les circulations pendant les travaux et améliorer la fiabilité d’un axe essentiel aux déplacements régionaux et nationaux.

Crédit photo : SNCF Réseau
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