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Un homme de 60 ans vivant en Côte-d’Or a été mis en examen et placé en détention provisoire, soupçonné d’avoir rémunéré une femme à Madagascar afin qu’elle impose des violences sexuelles à ses propres filles devant une caméra. La Haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, appelle à une « mobilisation totale » contre ceux qui financent ces réseaux pédocriminels.

« C’est tout simplement glaçant. » Sarah El Haïry, Haute-commissaire à l’Enfance, a réagi avec force à l’affaire d’un sexagénaire de Côte-d’Or soupçonné d’avoir commandité à distance des viols sur des enfants à Madagascar, diffusés en direct par internet.

L’homme, âgé de 60 ans et domicilié à Beaune, a été mis en examen le 10 juillet 2026 notamment pour traite des êtres humains aggravée, complicité de viol aggravé sur mineurs de 15 ans et acquisition d’images à caractère pornographique mettant en scène un mineur, avant d’être placé en détention provisoire. Il encourt jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle.

Selon les éléments rapportés par la presse, le suspect aurait rémunéré une femme résidant à Madagascar afin qu’elle commette des violences sexuelles sur ses deux filles devant une caméra. Les images auraient été réalisées à la demande du sexagénaire, qui aurait suivi certains des actes à distance depuis son domicile en France.

« Derrière ces actes, il y a des enfants victimes, des vies brisées »

Dans une réaction diffusée le 10 août par le Haut-Commissariat à l’Enfance, Sarah El Haïry dénonce une forme extrême d’exploitation des mineurs et appelle à poursuivre aussi ceux qui, à distance, financent de tels crimes.

« C’est tout simplement glaçant. Qu’un homme puisse payer pour assister en direct au viol d’enfants montre jusqu’où peut aller la déshumanisation et l’exploitation des plus vulnérables. Derrière ces actes, il y a des enfants victimes, des vies brisées. Il faut une justice implacable pour les responsables, mais surtout une mobilisation totale pour protéger les mineurs et traquer ceux qui financent ces réseaux », déclare la Haute-commissaire à l’Enfance.

Une prise de parole qui met notamment en lumière la dimension économique de la pédocriminalité en ligne : derrière les personnes qui commettent directement les violences se trouvent également des individus susceptibles de les commander et de les financer à des milliers de kilomètres.

L’affaire découverte grâce à la panne d’un ordinateur

L’enquête aurait débuté presque fortuitement. Le 12 septembre 2025, le sexagénaire avait confié l’unité centrale de son ordinateur à un magasin multimédia de Beaune afin de la faire réparer. En intervenant sur l’appareil, un informaticien aurait découvert des contenus pédocriminels et alerté les autorités.

Les investigations menées par la suite ont conduit à la saisie et à l’analyse de plusieurs équipements numériques appartenant au suspect. Selon les informations publiées sur l’affaire, les enquêteurs y auraient découvert de nombreux fichiers pédocriminels ainsi que des échanges réguliers avec la femme vivant à Madagascar.

L’homme était par ailleurs déjà connu de la justice : il avait été condamné en 2008 pour un viol sur personne vulnérable. Interpellé le 6 juillet 2026, il aurait dans un premier temps nié les faits avant de les reconnaître après avoir été confronté aux éléments recueillis par les enquêteurs.

L’enquête se poursuit afin de déterminer précisément les circonstances des faits et d’identifier d’éventuelles autres implications ou ramifications.

Pour Sarah El Haïry, cette affaire rappelle ainsi que la lutte contre la pédocriminalité ne peut se limiter aux auteurs directs des violences : elle doit également viser ceux qui, derrière leurs écrans, alimentent financièrement l’exploitation sexuelle des enfants.

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