La campagne présidentielle de 2027 a bel et bien commencé. En Côte-d’Or et dans la métropole dijonnaise, les militants du Rassemblement national multiplient déjà les opérations de terrain : distributions de tracts, documents déposés dans les boîtes aux lettres et collages d’affiches. Une mobilisation précoce qui tranche avec un paysage politique encore très éclaté dans les autres camps.
À plusieurs mois du premier tour de l’élection présidentielle, le Rassemblement national semble avoir décidé de ne pas attendre la campagne officielle pour occuper le terrain en Côte-d’Or.
À Dijon, dans plusieurs communes de la métropole et ailleurs en Côte-d’Or, les militants sont déjà à pied d’œuvre. Tractage, boîtage et collage d’affiches permettent au parti de commencer à installer la présidentielle dans les esprits et de mobiliser ses sympathisants bien avant le début de la campagne officielle.
Cette stratégie n’est pas nouvelle. En Côte-d’Or, le RN avait déjà fortement mobilisé ses militants lors des élections européennes de 2024, avec des opérations de tractage organisées notamment à Dijon, Beaune, Auxonne ou Nuits-Saint-Georges.
À gauche, Mélenchon est déjà candidat
Si une partie de la gauche cherche encore sa stratégie pour 2027, Jean-Luc Mélenchon, lui, est bel et bien candidat et mène déjà campagne pour La France insoumise.
Sa stratégie consiste notamment à partir tôt afin de s’imposer comme le principal candidat de gauche. Mais le reste de ce camp demeure très fragmenté, entre socialistes, écologistes et autres formations qui peinent encore à s’accorder sur une candidature commune.
La situation est donc particulière : la gauche n’est pas absente de la campagne, mais elle avance en ordre dispersé, tandis que Mélenchon dispose déjà de sa propre dynamique.
Attal et Philippe également en campagne
Du côté du centre, la bataille a elle aussi commencé. Gabriel Attal a officiellement annoncé sa candidature le 22 mai 2026 et multiplie depuis les déplacements et les prises de parole. L’ancien Premier ministre tente de s’imposer comme l’un des principaux héritiers du macronisme.
Édouard Philippe est également candidat. Le président d’Horizons a organisé en juillet son premier grand meeting de campagne à Paris, devant environ 5 000 personnes selon son équipe.
Le bloc central doit cependant composer avec la concurrence entre les deux anciens Premiers ministres, qui cherchent chacun à prendre l’avantage avant 2027.
Le RN cherche à prendre de l’avance localement
À l’échelle nationale, plusieurs candidats sont donc déjà officiellement lancés. Mais sur le terrain côte-d’orien et dans la métropole dijonnaise, le RN cherche clairement à se rendre visible très tôt.
Impossible, à ce stade, d’affirmer chiffres à l’appui qu’il distribue davantage de tracts ou colle davantage d’affiches que tous ses adversaires. Mais les opérations actuellement observées montrent une volonté de commencer rapidement le travail militant.
Une stratégie simple : occuper le terrain pendant que les autres formations construisent encore leurs équipes, leurs alliances ou leurs stratégies.
À moins de huit mois de la présidentielle, la campagne officielle n’a pas encore commencé. Mais dans les boîtes aux lettres et sur les panneaux d’affichage de Côte-d’Or, la bataille de 2027, elle, est déjà lancée.

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