Après une accalmie en 2025, les prix des carburants sont repartis à la hausse en 2026. Dans les stations-service dijonnaises, le gazole dépasse désormais régulièrement les 2,20 euros le litre, tandis que certains automobilistes doivent débourser près de 120 euros pour un plein de 50 litres. Une situation qui commence sérieusement à peser sur le budget des ménages.
À Dijon, faire le plein est redevenu une dépense particulièrement lourde. Les relevés disponibles au 8 septembre 2026 montrent un gazole affiché à 2,250 € le litre dans plusieurs stations TotalEnergies de la ville. Au TotalEnergies du 2 boulevard des Diables Bleus, par exemple, le gazole était affiché à 2,250 €/L, tout comme au 170 rue d’Auxonne et au 170 route de Langres.
Mais tous les automobilistes dijonnais ne bénéficient pas des mêmes tarifs. Chez E.Leclerc, rue de Cracovie, le dernier prix déclaré pour le gazole atteignait 2,279 €/L, tandis que le Carrefour de la Toison d’Or affichait 2,329 €/L. À la station Avia Xpress du boulevard des Martyrs-de-la-Résistance, le gazole culminait même à 2,349 €/L le 8 septembre.
L’écart peut paraître faible lorsqu’il est exprimé en centimes, mais il devient beaucoup plus visible au moment de passer à la caisse. Avec un gazole à 2,250 €/L, un plein de 50 litres coûte 112,50 euros. À 2,349 €/L, le même plein atteint 117,45 euros. Près de cinq euros de différence pour un seul passage à la pompe.
L’essence également au-dessus des deux euros
Les conducteurs de véhicules essence ne sont pas épargnés. Le 8 septembre, certaines stations TotalEnergies de Dijon affichaient le SP95-E10 à 1,990 €/L, mais les tarifs montaient ailleurs : 2,083 €/L au Carrefour Toison d’Or selon son dernier relevé et jusqu’à 2,249 €/L pour l’E10 chez Avia Xpress Epirey.
Ces chiffres illustrent une situation qui dépasse largement Dijon. Selon le Service des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique, les carburants avaient pourtant diminué en moyenne en 2025, avec une baisse de 4,5 % pour le gazole et de 5 % pour les supercarburants. Mais cette période de recul a été suivie par un rebond début 2026.
Pourquoi les carburants augmentent-ils ?
Le prix affiché sur le panneau d’une station dépend de plusieurs éléments. Le ministère de la Transition écologique rappelle qu’il est notamment lié au cours international du pétrole brut, au coût du raffinage, aux dépenses de transport et de distribution, ainsi qu’à la fiscalité, notamment les accises et la TVA.
À cela s’ajoutent les tensions géopolitiques. Au printemps 2026, le gouvernement avait déjà évoqué une hausse importante des cours mondiaux du pétrole et de ses produits dérivés dans le contexte du conflit au Moyen-Orient et des perturbations liées au détroit d’Ormuz. Une flambée qui affecte rapidement les professionnels du transport mais finit également par se répercuter sur les automobilistes.
La France étant très dépendante des importations de pétrole pour satisfaire sa consommation, les variations des marchés internationaux peuvent directement peser sur les prix pratiqués dans l’Hexagone. Le ministère indique que l’approvisionnement pétrolier français dépend à 99 % des importations.
À Dijon, chaque centime compte
Pour les habitants de Dijon et de son agglomération qui utilisent leur véhicule quotidiennement pour se rendre au travail, accompagner les enfants ou effectuer leurs déplacements professionnels, cette hausse se traduit directement par une diminution du pouvoir d’achat.
Un automobiliste consommant 50 litres de gazole toutes les deux semaines peut désormais consacrer plus de 225 euros par mois uniquement à ses pleins lorsque le litre tourne autour de 2,25 euros. Pour les ménages vivant en périphérie, où la voiture reste souvent indispensable, la facture devient difficile à éviter.
La comparaison entre les stations prend donc une importance croissante. À quelques kilomètres de distance, les écarts peuvent atteindre plusieurs centimes par litre et représenter plusieurs dizaines d’euros sur une année.
Après le répit observé en 2025, le retour de prix supérieurs à deux euros le litre confirme que le carburant redevient un sujet majeur pour le budget des automobilistes. Tant que les marchés pétroliers et le contexte international resteront sous tension, les conducteurs continueront probablement à scruter les panneaux des stations-service avant de faire le plein. Reste une autre inconnue : une éventuelle intervention du gouvernement pour alléger la facture. Mais sur ce terrain, rien n’est encore acquis.
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