La campagne présidentielle de Gabriel Attal organise ce jeudi 10 septembre une rencontre à Dijon dans le cadre de son opération nationale « 1 000 bistrots ». Le rendez-vous est fixé de 18 h 30 à 20 h au Calypso, avenue Garibaldi, avec pour thème l’éducation. Gabriel Attal ne sera pas présent à cette rencontre dijonnaise, animée par plusieurs responsables locaux de Renaissance.
L’opération n’a été lancée que quelques jours plus tôt. Depuis le lundi 7 septembre, l’équipe de campagne de Gabriel Attal entend organiser, d’ici la fin du mois, un millier de rencontres dans des cafés, bars et bistrots partout en France. L’objectif affiché est de multiplier les échanges de proximité, parfois autour de quelques personnes seulement, afin de recueillir les remarques et propositions des participants en vue de l’élection présidentielle de 2027.
À Dijon, cette démarche prendra donc place ce jeudi 10 septembre, de 18 h 30 à 20 h, au Calypso, situé 18 avenue Garibaldi. L’entrée est annoncée comme libre. Pour cette étape côte-d’orienne des « 1 000 bistrots », la discussion sera consacrée à l’éducation, l’un des thèmes placés au cœur de la campagne de l’ancien Premier ministre.
Gabriel Attal ne sera pas présent à Dijon
Contrairement à ce que la place importante occupée par le candidat sur le visuel de campagne pourrait laisser penser, Gabriel Attal ne sera pas présent ce soir à Dijon. Le rendez-vous doit être animé localement par Fadila Khattabi, ancienne ministre et ancienne députée de Côte-d’Or, et Didier Martin, ancien député et président de Renaissance en Côte-d’Or, selon les informations communiquées pour l’événement.
Cette organisation correspond au principe même de l’opération : Gabriel Attal n’a pas vocation à participer personnellement aux mille rendez-vous annoncés. La campagne s’appuie sur ses responsables, élus et militants locaux pour organiser les discussions sur l’ensemble du territoire et faire ensuite remonter les contributions recueillies. Sur son site officiel, l’équipe du candidat explique que les idées, propositions et remarques formulées lors de ces réunions doivent être transmises à la campagne afin d’alimenter son projet pour 2027.
Le dispositif repose sur quatre grands thèmes définis par l’équipe de Gabriel Attal : l’École, le travail, l’intelligence artificielle et les frontières. Plutôt que de présenter, selon la campagne, un programme entièrement finalisé, ces réunions doivent permettre de confronter les premières propositions du candidat aux préoccupations exprimées sur le terrain. Les rencontres sont présentées comme ouvertes aussi bien aux sympathisants qu’aux citoyens souhaitant simplement participer au débat.
L’éducation, sujet prioritaire de la campagne Attal
Le choix de l’éducation pour la réunion dijonnaise n’est pas anodin. Depuis le lancement de sa campagne présidentielle, Gabriel Attal a régulièrement présenté l’École comme l’une de ses priorités. Début septembre, il a notamment avancé plusieurs propositions concernant la rémunération des enseignants, le remplacement des professeurs absents, le statut des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) ou encore la réduction du nombre d’élèves par classe en profitant de la baisse démographique.
La rencontre dijonnaise devrait ainsi permettre aux participants d’échanger autour de ces orientations, mais aussi plus largement sur les difficultés rencontrées dans l’Éducation nationale et sur les attentes des familles, des enseignants et des personnels éducatifs. La logique revendiquée par l’équipe de campagne consiste à transformer ces rencontres locales en matière première pour l’élaboration du programme présidentiel.
Une campagne qui mise sur la proximité
Avec les « 1 000 bistrots », Gabriel Attal cherche surtout à installer une campagne de terrain à plusieurs mois de l’élection présidentielle de 2027. Le dispositif tranche volontairement avec les grands meetings traditionnels : les organisateurs privilégient des rencontres de petite taille, dans des lieux du quotidien, autour d’une table et dans un format présenté comme moins formel. La campagne indique vouloir organiser ces mille rendez-vous dans les villes comme dans les villages jusqu’à la fin septembre.
L’initiative a toutefois déjà suscité des réactions politiques. La vidéo utilisée pour lancer l’opération, dans laquelle Gabriel Attal apparaissait un verre de bière à la main, a notamment été critiquée par le député LFI Antoine Léaument, qui lui reprochait le symbole associé à la consommation d’alcool. Gabriel Attal a depuis défendu le principe de ces rencontres et rejeté l’idée que le fait de boire une bière dans un bistrot constituerait en soi une promotion de l’alcoolisme.
À Dijon, loin de cette polémique nationale, la soirée de ce jeudi doit avant tout servir de premier relais local à cette stratégie de consultation. Sans Gabriel Attal, mais avec ses représentants côte-d’oriens, les participants seront invités à débattre pendant une heure et demie autour de l’éducation. Un rendez-vous qui illustre la méthode retenue par le candidat pour cette phase de sa campagne : multiplier les discussions locales afin de tenter de construire, à partir du terrain, une partie de son projet pour 2027.

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