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À l’approche de l’examen du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027, la CGT alerte sur la situation de l’hôpital public et, plus largement, des secteurs sanitaire, social et médico-social. Le syndicat appelle à une première journée de mobilisation ce mardi 15 septembre, avec deux rassemblements prévus en Côte-d’Or, à Dijon et à Seurre.

La CGT veut remettre la question du financement de la santé et de la protection sociale au cœur du débat. Dans un communiqué diffusé à l’approche de l’examen du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027, le syndicat réclame un « changement profond d’orientation » des politiques de santé et de protection sociale.

Pour la CGT, les politiques menées depuis plus de vingt-cinq ans ont avant tout répondu à une logique de maîtrise des dépenses. Le syndicat met notamment en cause l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (ONDAM), qui encadre chaque année l’évolution des dépenses de santé.

Selon la CGT, cette politique budgétaire a contribué à une dégradation progressive de l’hôpital public et des établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux relevant de la Fonction publique hospitalière. Le syndicat dénonce également un désengagement de l’État qui aurait, selon lui, fragilisé l’accès aux soins et les différentes formes de prise en charge. Il estime que cette situation participe à l’aggravation des inégalités territoriales et sociales.

Fermetures de lits, difficultés de recrutement et délais plus longs

Pour appuyer son constat, la CGT énumère une série de difficultés auxquelles sont confrontés les établissements et leurs personnels. Le syndicat évoque notamment des fermetures de lits et de structures, ainsi que des difficultés croissantes de recrutement et de fidélisation des professionnels.

La CGT pointe également l’allongement des délais de prise en charge et des listes d’attente, ainsi que des situations de renoncement aux soins. Elle alerte parallèlement sur l’épuisement des professionnels, la précarisation d’une partie des salariés et les tensions qui affectent, selon elle, l’ensemble du système sanitaire, social et médico-social.

Dans son communiqué, le syndicat établit également un parallèle entre les économies demandées aux différents ministères et l’augmentation des moyens consacrés à la défense. La CGT évoque ainsi une hausse de 36 milliards d’euros dans le cadre de la loi de programmation militaire, tout en dénonçant les nouvelles mesures d’économies envisagées dans les politiques publiques.

« La Sécurité sociale n’est pas une dépense »

Pour la CGT, le débat sur le PLFSS 2027 ne doit toutefois pas se limiter à une discussion sur les économies à réaliser. Le syndicat défend une autre conception de la protection sociale et appelle à considérer les dépenses de santé comme un investissement collectif.

« La Sécurité sociale n’est pas une dépense, c’est un investissement pour l’avenir », affirme le communiqué. La CGT la présente comme une richesse et un bien commun, au service du bien-être de la population, de la cohésion sociale et de l’égalité républicaine.

Le syndicat souhaite ainsi que l’examen du prochain budget de la Sécurité sociale ouvre un débat de fond sur le modèle de protection sociale français. « Quelle protection sociale voulons-nous pour notre pays ? », interroge-t-il dans son communiqué, estimant que la recherche de nouvelles économies ne peut constituer l’unique réponse aux difficultés actuelles.

Deux rassemblements à Dijon et Seurre

Pour porter ces revendications, la CGT appelle les agents et salariés des secteurs sanitaire, social et médico-social à une première journée de mobilisation et de grève ce mardi 15 septembre 2026.

En Côte-d’Or, un premier rassemblement est prévu à 13 heures devant le hall A du CHU de Dijon. Un second doit se tenir à 14 heures dans la cour de l’hôpital de Seurre.

À travers cette mobilisation, la CGT entend peser sur les discussions à venir autour du PLFSS 2027 et porter la question des moyens accordés aux établissements publics. Le syndicat souhaite également faire des conditions de travail des personnels, de l’accès aux soins et de l’avenir de la Sécurité sociale des enjeux centraux du prochain débat budgétaire.

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