Les organisations syndicales CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU et Solidaires appellent les agents de la fonction publique de Côte-d’Or à se mobiliser mardi 29 septembre. À Dijon, le rassemblement est fixé à 14 heures place de la Libération, avant un départ de la manifestation à 14 h 30. Les syndicats entendent dénoncer les orientations budgétaires annoncées pour 2027 et réclament notamment des hausses de salaires et davantage de moyens pour les services publics.
Une nouvelle journée de mobilisation se prépare dans la fonction publique. En Côte-d’Or, six organisations syndicales – CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU et Solidaires – appellent les personnels à faire grève et à manifester mardi 29 septembre 2026. À Dijon, les manifestants sont invités à se retrouver à 14 heures, place de la Libération. Le départ du cortège est prévu à 14 h 30. Une assemblée générale doit également être organisée à la fin de la manifestation, place Wilson.
Cette mobilisation intervient dans un contexte de fortes inquiétudes autour du prochain budget. Dans leur communiqué intersyndical, les organisations estiment que les premières annonces concernant le budget 2027 font peser le risque de nouvelles contraintes sur les services publics, mais aussi sur les rémunérations et les conditions de travail des agents. Elles défendent au contraire des choix reposant sur une « meilleure répartition des richesses » ainsi que sur davantage de justice sociale et fiscale.
Les syndicats réclament davantage de moyens pour les services publics
Au-delà de la question des salaires, l’intersyndicale veut placer la question des moyens accordés aux services publics au cœur de la mobilisation. Les organisations syndicales s’appuient notamment sur les événements climatiques survenus durant l’été 2026, marqué selon elles par des canicules répétées, la sécheresse et d’importants incendies. Elles considèrent que ces épisodes démontrent la nécessité de renforcer les missions de service public afin de mieux répondre aux crises et aux conséquences du dérèglement climatique.
Pour les syndicats, les services publics jouent un rôle essentiel pour protéger la population et amortir les conséquences des crises. Ils demandent donc que des moyens humains et financiers suffisants soient consacrés aux administrations et aux différents services afin de leur permettre de répondre aux besoins actuels mais aussi aux enjeux à venir.
Le communiqué met également en avant la question de la sécurité informatique. Face aux piratages massifs, les syndicats considèrent qu’il devient urgent de fournir aux services publics les outils nécessaires pour assurer la protection des données. Ils présentent cet enjeu à la fois comme une question de sécurité nationale et de confiance des usagers envers les institutions publiques.
Pouvoir d’achat et conditions de travail au centre des revendications
La question des rémunérations constitue l’un des principaux motifs de la mobilisation. Les organisations syndicales dénoncent les effets cumulés de l’inflation et du gel de la valeur du point d’indice. Selon leur communiqué, près d’un million d’agents publics voient aujourd’hui leur traitement indiciaire rattrapé, voire dépassé, par le niveau du Smic.
Les syndicats alertent également sur une détérioration des conditions de travail. Ils décrivent des services de plus en plus souvent « sous tension », une situation qui contribuerait à l’augmentation des risques psychosociaux. Dans le même temps, les difficultés de recrutement et de fidélisation des personnels s’accentueraient dans de nombreux secteurs, alors que les prochains départs à la retraite devraient entraîner d’importants besoins de recrutement. Pour l’intersyndicale, c’est donc plus largement l’avenir et la capacité de fonctionnement des services publics qui sont en jeu.
Revalorisation du point d’indice, carrières et jour de carence
Les six organisations portent plusieurs revendications communes. Elles demandent en premier lieu des mesures générales d’augmentation des salaires, avec une revalorisation significative de la valeur du point d’indice et son indexation sur l’inflation.
Elles réclament également une refonte des grilles indiciaires afin de permettre de véritables progressions de carrière dans les différentes catégories de la fonction publique et d’éviter que les rémunérations de début de carrière ne restent au niveau du Smic. Une revalorisation particulière des filières à prédominance féminine figure également parmi leurs demandes.
L’intersyndicale revendique par ailleurs le rétablissement de la garantie individuelle du pouvoir d’achat, ainsi que le maintien de 100 % de la rémunération des agents placés en congé de maladie ordinaire et l’abrogation du jour de carence. L’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes fait également partie des revendications portées par les organisations syndicales.
Les syndicats réclament enfin des budgets correspondant aux besoins réels des services publics, le maintien du pouvoir d’achat des retraités et une fonction publique capable de garantir sur l’ensemble du territoire l’égalité d’accès aux services publics et la continuité des missions d’intérêt général.
« L’avenir des services publics est en jeu »
À travers cette journée de grève et de manifestation, les organisations syndicales souhaitent également défendre la reconnaissance du travail réalisé par les agents publics, qu’ils soient fonctionnaires ou contractuels. Elles refusent que les personnels et, plus largement, la population supportent les conséquences de décisions budgétaires qu’elles jugent inadaptées aux besoins sociaux et aux défis auxquels le pays est confronté.
Le rendez-vous est donc fixé mardi 29 septembre à 14 heures, place de la Libération à Dijon. Le cortège s’élancera à 14 h 30. À l’issue de la manifestation, une assemblée générale est annoncée place Wilson. L’intersyndicale CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU et Solidaires appelle les agents publics de Côte-d’Or à participer massivement à cette journée de mobilisation.
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