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Face à la forte hausse des prix des carburants, Laurent Bourguignat avance deux pistes pour réduire la facture des automobilistes : neutraliser une partie de la hausse de TVA liée à l’envolée des prix et suspendre les certificats d’économies d’énergie. Une réponse qu’il souhaite immédiate et directement visible à la pompe.

À Dijon, la hausse du prix des carburants remet le pouvoir d’achat des automobilistes au centre des préoccupations. Selon les chiffres avancés dans un communiqué diffusé ce mercredi 23 septembre, le gazole atteindrait en moyenne 2,46 euros le litre dans la capitale bourguignonne, contre 2,22 euros pour le sans-plomb 95. Des niveaux jugés particulièrement difficiles à supporter pour les Français contraints d’utiliser quotidiennement leur véhicule pour travailler, accompagner leurs enfants, se rendre chez le médecin ou encore assurer l’activité de leur entreprise.

Dans ce contexte, Laurent Bourguignat critique la réponse proposée par le Gouvernement, fondée sur une aide accordée sous conditions de ressources et nécessitant une inscription en ligne. À ses yeux, le dispositif manque sa cible en ne faisant pas directement baisser le prix payé par les consommateurs. Il défend au contraire une intervention applicable à l’ensemble des automobilistes, sans condition, au moment même du passage à la pompe.

Sa première proposition consiste à neutraliser la hausse des recettes de TVA provoquée par l’augmentation du prix des carburants. Le mécanisme envisagé prendrait comme référence le prix moyen constaté en 2025, soit 1,62 euro le litre pour le gazole et 1,73 euro pour le SP95. Au-delà de ce seuil, l’État renoncerait uniquement à la recette supplémentaire de TVA générée par la hausse des prix. Selon Laurent Bourguignat, cette mesure permettrait de maintenir, à consommation constante, un niveau de recettes équivalent à celui perçu auparavant, tout en faisant diminuer immédiatement le prix payé par les automobilistes. La baisse avancée serait comprise entre 8 et 14 centimes par litre.

Laurent Bourguignat apporte également son soutien à la suspension des certificats d’économies d’énergie, les CEE, une proposition notamment défendue par Bruno Retailleau et David Lisnard. Ces certificats représentent une charge pour les fournisseurs d’énergie. Leur suspension devrait, selon les promoteurs de cette mesure, entraîner une diminution des coûts susceptible de se répercuter sur le prix des carburants. Laurent Bourguignat estime l’effet potentiel de cette mesure entre 15 et 17 centimes par litre.

Les deux dispositifs pourraient être appliqués conjointement. Ils reposent sur une même philosophie : privilégier une baisse directe du prix des carburants plutôt qu’un système de compensation versée après coup aux ménages éligibles. Laurent Bourguignat souhaite ainsi déplacer le débat d’une logique d’aide individuelle vers une réduction immédiate des prélèvements et charges qui composent le prix final du carburant.

Alors que l’évolution des prix à la pompe pèse directement sur le budget des ménages les plus dépendants de la voiture, ces propositions cherchent à apporter une réponse rapide à la flambée des carburants. Reste désormais à savoir si ces pistes trouveront un relais politique et pourront être traduites en mesures concrètes.


Communiqué de presse du 23 septembre 2026 :

Envolée des prix des carburants : Des solutions pour faire baisser le prix à la pompe

Le prix des carburants atteint des sommets. À Dijon, ce 23 septembre, le gazole s’affiche en moyenne à 2,46 € le litre et le sans plomb 95 à 2,22 €.

Cette situation est insupportable pour les nombreux Français qui n’ont d’autre choix que d’utiliser leur voiture, pour aller travailler, accompagner leurs enfants à l’école, faire vivre leur entreprise, aller chez le médecin, faire leurs courses…

La solution du Gouvernement, une aide versée sur inscription en ligne et sous conditions de ressources, ne convient pas. C’est à la pompe qu’il faut agir, sans condition.

Je préconise un mécanisme de neutralisation de la hausse de la TVA résultant de l’envolée des prix. Cette neutralisation s’appliquerait à la part du prix supérieure au niveau moyen constaté en 2025 (année où le gazole coûtait en moyenne 1,62 € et le SP95 1,73 €). Avec ce système, l’État ne renoncerait qu’à la TVA supplémentaire générée par l’envolée des prix : à consommation constante, il conserverait le même niveau de recettes. En revanche, le consommateur verrait baisser immédiatement le prix du carburant à la pompe (de 8 à 14 centimes par litre).

Je soutiens également la proposition de suspendre les certificats d’économies d’énergie (CEE) portée notamment par Bruno Retailleau et David Lisnard. Cette baisse des charges pesant sur les fournisseurs d’énergie se répercuterait sur le prix à la pompe (de 15 à 17 centimes par litre).

Les deux propositions sont complémentaires et relèvent de la même logique : plutôt que de demander aux Français de remplir un formulaire en ligne pour obtenir une aide, il faut faire baisser directement le prix à la pompe.

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