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Dans un communiqué publié lundi 12 octobre 2026, Lutte ouvrière dénonce les conséquences du système capitaliste sur les conditions de vie des populations, les conflits internationaux et la crise climatique. Le parti appelle les travailleurs à s’organiser pour transformer la société et annonce un débat avec Nathalie Arthaud, mercredi 21 octobre à Dijon.

« Le capitalisme nous mène à la barbarie, l’avenir de l’humanité c’est le communisme. » C’est par ce constat que Lutte ouvrière ouvre son communiqué du 12 octobre. Pour le parti d’extrême gauche, la société traverse une succession de crises alors que les richesses produites et les progrès scientifiques n’ont jamais été aussi importants. L’organisation souligne le contraste entre le développement des nouvelles technologies, notamment l’intelligence artificielle, et la pauvreté qui touche des milliards d’êtres humains. Elle pointe également la multiplication des conflits armés et l’aggravation de la crise climatique, illustrée selon elle par les incendies et les fortes chaleurs de l’été.

Lutte ouvrière attribue cette situation au fonctionnement même du système capitaliste, qu’elle accuse de privilégier la recherche du profit au détriment des besoins des populations. Dans son communiqué, le parti dénonce la concentration du pouvoir économique entre les mains d’une minorité de grandes fortunes, citant notamment Elon Musk, Bernard Arnault et Vincent Bolloré. Selon l’organisation, la possession des grandes entreprises et des capitaux permet à cette minorité d’exercer un pouvoir déterminant sur la société.

Le parti établit également un lien direct entre les rivalités économiques des grandes puissances et la multiplication des guerres. Évoquant les situations en Palestine, en Ukraine, en Russie, en Iran et au Congo, Lutte ouvrière estime que les populations subissent les conséquences de la concurrence entre les États pour le contrôle des marchés et des ressources. L’organisation accuse notamment les États-Unis de se préparer à un nouveau conflit mondial et dénonce le rôle de la France dans la course aux armements. Elle rappelle que les dépenses militaires mondiales ont atteint, selon les chiffres avancés dans son communiqué, 2 500 milliards d’euros en une année, soit 25 fois les investissements qu’elle juge nécessaires pour assurer l’accès à l’eau courante à l’ensemble de la population mondiale.

Sur le plan économique et social, Lutte ouvrière considère que les travailleurs sont les premières victimes de cette crise. Le parti évoque les difficultés de millions de salariés à boucler leurs fins de mois, la pénibilité du travail pour les plus âgés et le chômage qui frappe les jeunes. Il dénonce une dégradation générale du niveau de vie, dans un contexte de hausse des prix, alors que les grandes entreprises continuent d’enregistrer des bénéfices importants. Le communiqué fait notamment état de 75 milliards d’euros de profits réalisés par les entreprises du CAC 40 au cours des six premiers mois de 2026.

Pour Lutte ouvrière, cette situation économique favorise également la progression des idées réactionnaires, du racisme, du sexisme et des comportements individualistes. L’organisation critique les responsables politiques de droite, d’extrême droite, mais aussi de gauche, qu’elle accuse d’entretenir le nationalisme français et de contribuer ainsi à la montée des divisions au sein de la population.

Face à ce constat, le parti estime qu’un changement de président ou l’adoption de nouvelles lois ne suffiraient pas à transformer la société. Il considère que les élections ne peuvent, à elles seules, mettre fin aux inégalités sociales, à la montée des idées réactionnaires ou aux conflits internationaux. Lutte ouvrière défend au contraire la nécessité d’une révolution menée par les travailleurs, qu’elle présente comme les seuls capables de remettre en cause le pouvoir de la classe capitaliste.

L’objectif revendiqué par l’organisation est de permettre à la classe ouvrière de prendre le contrôle des moyens de production afin de construire une société débarrassée de l’exploitation, des guerres et des frontières. Pour porter ce projet communiste, Lutte ouvrière appelle à la construction d’un parti révolutionnaire défendant ce programme politique.

Dans le prolongement de cette prise de position, Lutte ouvrière organise un débat avec Nathalie Arthaud, présentée dans le communiqué comme candidate du parti à l’élection présidentielle, mercredi 21 octobre 2026 à 15 heures, au Kyriad Dijon-Est Mirande, situé au 14 rue Pierre-de-Coubertin à Dijon. Cette rencontre, ouverte à tous et gratuite, sera l’occasion pour l’organisation de présenter et de discuter ses positions politiques.

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