La tension monte au sein du site Kalhyge de Longvic. Dans un communiqué diffusé le 18 février, la CGT Côte-d’Or fait état d’un profond désaccord dans le cadre des négociations salariales obligatoires (NAO) au sein du groupe de blanchisserie industrielle. Lundi 16 février, les salarié·es ont massivement débrayé au moment du changement de poste, marquant un coup d’arrêt symbolique face à ce que le syndicat qualifie de « négociation au rabais ».
Des revendications balayées, selon la CGT
Implanté au 5 boulevard Eiffel à Longvic, le site du groupe Kalhyge emploie de nombreux salarié·es dans des métiers exigeants, souvent marqués par des cadences soutenues et des conditions de travail physiques.
Selon la CGT, les discussions salariales en cours ne tiennent pas compte « des réalités vécues par les salarié·es ». Le syndicat dénonce une fin de non-recevoir sur l’ensemble des revendications présentées. Parmi les points de blocage figurent :
- Aucune augmentation des primes paniers (0 €)
- Aucune revalorisation des tickets restaurant pour les services clients et les salarié·es non bénéficiaires de prime panier
- Refus de la mise en place d’un 13ᵉ mois pour l’ensemble du personnel
- Refus d’une participation supplémentaire de l’employeur à la mutuelle
- Refus de jours d’ancienneté supplémentaires
- Refus de la prise en charge rémunérée des pauses
Pour la CGT, ces refus traduisent « clairement » un manque de reconnaissance du travail fourni et des besoins essentiels pour « vivre correctement de son salaire ».
Un climat social sous tension
Au-delà des revendications salariales, le communiqué évoque un « contexte de répression syndicale ». La CGT affirme que le groupe a engagé une procédure de licenciement contre le délégué central CGT.
Toujours selon le syndicat, la direction aurait fait constater le débrayage par un commissaire de justice, avec prises de photos, enregistrements audio et vidéo ainsi que des demandes d’identité auprès des salarié·es mobilisé·es. Des pratiques que la CGT juge comme une tentative de pression à l’égard des grévistes, rappelant que le droit de grève est un droit constitutionnel.
Contactée, la direction de Kalhyge n’avait pas encore communiqué publiquement sa position au moment de la diffusion du communiqué syndical.
Un nouvel appel à la mobilisation
Face à l’impasse des discussions, la CGT Côte-d’Or appelle à un nouveau débrayage ce vendredi 20 février, de 11h00 à 13h00, devant le siège de Kalhyge Longvic. Une conférence de presse est prévue à 12h00 sur le site.
Cette nouvelle mobilisation pourrait constituer un tournant dans le conflit social, alors que les négociations salariales obligatoires sont censées permettre un dialogue annuel sur les rémunérations et les conditions de travail.
