L’information circule avec insistance dans les couloirs de la politique côte-d’orienne : Guillaume Ruet, maire de Chevigny-Saint-Sauveur, pourrait être nommé vice-président de Dijon Métropole ce jeudi 16 avril 2026. Une source bien informée des futures nominations nous le confirme, précisant que d’autres maires à sensibilité de droite pourraient également accéder à des postes de vice-présidents. Guillaume Ruet, que nous n’avons pas réussi à joindre, n’a pour l’heure pas confirmé l’information.
Du côté des Républicains de Côte-d’Or, la nouvelle ne fait pas l’unanimité. « Si demain il était nommé vice-président aux côtés de François Rebsamen, cela poserait un sérieux problème chez nous », confie un militant, ajoutant : « Que le premier secrétaire des Républicains vote ce que veut Rebsamen, c’est quand même un souci ! »
Ces réserves, compréhensibles sur le plan de la discipline partisane, méritent pourtant d’être relativisées. Un maire a d’abord une obligation de résultats envers ses administrés. Dans un territoire comme Dijon Métropole, avec ses 23 communes (Chevigny en est la 4e la plus peuplée) et 86 élus, les compétences structurantes que sont les transports, l’aménagement ou le développement économique se décident à l’échelon métropolitain. Rester dans l’opposition, c’est renoncer à peser sur des décisions qui impactent directement le quotidien des Chevignois. Obtenir un poste de vice-président, c’est au contraire s’assurer une place dans les arbitrages budgétaires et défendre concrètement les intérêts de sa commune.
Si cette ouverture suscite naturellement des débats au sein des familles politiques, elle répond avant tout à une logique de proximité et de résultats. Ici, l’enjeu est clair : représenter tous les territoires de la Métropole et placer l’intérêt des habitants de la métropole au-dessus des étiquettes partisanes.
Ce pragmatisme territorial distingue l’élu de terrain du militant de chapelle. Loin d’un simple ralliement politique, cette nomination potentielle pourrait bien être, plus simplement, le choix d’un maire déterminé à être utile à sa ville.
Rappelons que cela se pratique dans la plupart des grandes Métropoles. Par exemple, le Président de la Métropole du Grand Paris a nommé une élue parisienne PS, ou encore, le président LR de Marseille Métropole a nommé 5 élus PS de Marseille vice-présidents de la métropole. Reste à transformer l’essai ce jeudi lors du vote, un moment qui s’annonce déjà comme un acte fort de cohésion territoriale.
