La publication du projet de carte scolaire pour la rentrée 2026 en Côte-d’Or suscite une vive réaction politique. Dans un communiqué, la députée Catherine Hervieu dénonce « une logique comptable » persistante qui, selon elle, met en péril les conditions d’apprentissage des élèves.
Communiqué de presse du 20 avril 2026 :
Carte scolaire 2026 : la poursuite d’une logique comptable qui menace gravement les conditions d’apprentissage
Le projet de carte scolaire pour la rentrée 2026 en Côte-d’Or s’inscrit dans le prolongement direct de celui de 2025 et confirme des orientations très préoccupantes. Sous couvert d’ajustements successifs, c’est en réalité la même logique comptable, encore durcie, qui est à l’œuvre. Elle vient confirmer les alertes et les inquiétudes déjà exprimées depuis plusieurs années par les enseignants et l’ensemble du personnel éducatif, les parents et les élus.
L’Éducation nationale ne peut pas être la variable d’ajustement des équilibres budgétaires. Faire des économies sur l’école, c’est faire des économies sur l’avenir. Les enfants sont l’avenir de notre Nation. Nous leur devons déjà pour eux-mêmes mais aussi pour le pays. Et, conformément aux valeurs de la République, nous avons aussi le devoir de leur garantir une éducation ambitieuse et de qualité tout au long de leur développement jusqu’à l’âge adulte. C’est tout l’opposé avec cette carte scolaire qui signe une fois de plus un renoncement structurel dramatique à cette ambition éducative.
Le gouvernement justifie ces décisions par la baisse démographique. D’une part, cet argument est faux. Aujourd’hui, il y a en moyenne 21 élèves par classe en Côte-d’Or, et ce chiffre pourrait monter jusqu’à 30 élèves dans certaines écoles à la rentrée 2026. D’autre part, c’est prendre le problème à l’envers. Si nous voulons offrir une éducation émancipatrice pour tous les enfants, cela suppose de renforcer les services publics, et en premier lieu l’école. Conditions d’accueil, qualité de l’enseignement, bien-être des personnels et des enfants : tout cela est déterminant pour l’avenir de notre système éducatif mais aussi dans la relève du défi démographique.
Or, les premières données connues pour la rentrée prochaine confirment un déséquilibre préoccupant avec 69 fermetures de classes pour 23 ouvertures en Côte-d’Or.
L’ensemble de notre département est concerné. Par exemple : à l’heure actuelle, sont touchées les écoles Lamartine, Voltaire, Camille Flammarion, Montmuzard à Dijon, ainsi que les écoles élémentaires de Saint-Apollinaire, l’école maternelle de Beire-le-Chatel ou encore les écoles Jean-Moulin et Louis-Pasteur d’Auxonne. De plus, des postes de psychologues scolaires et d’enseignants en réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED) restent non pourvus, aggravant les difficultés pour les élèves qui relèvent de cet accompagnement de proximité.
Ces décisions auront des conséquences directes : classes plus chargées, conditions d’apprentissage dégradées, équipes éducatives de plus en plus sous tension.
Face à cette situation, la mobilisation engagée l’an dernier se poursuit auprès des enseignants, des familles et des élus locaux. Je continuerai à défendre une école ambitieuse, garante de l’égalité des chances et de l’avenir de nos enfants.
