À l’occasion de l’enquête publique sur la révision du Schéma de Cohérence Territoriale du Dijonnais, Dijon Avenir appelle les habitantes et habitants du territoire à se mobiliser contre l’artificialisation de nouvelles terres agricoles et naturelles.
Ouverte du 1er juin au 3 juillet, cette enquête publique doit permettre à la population de formuler des observations et propositions sur le projet de révision du SCoT. Ce document de planification fixe les grandes orientations d’aménagement du territoire pour les vingt prochaines années, de 2026 à 2046. Il concerne Dijon Métropole, la Communauté de Communes Norge et Tille ainsi que la Communauté de Communes de la Plaine Dijonnaise.
Pour Dijon Avenir, l’enjeu est majeur. Le SCoT détermine notamment les objectifs de croissance démographique, de construction de logements et de consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers. Ses orientations doivent ensuite être intégrées dans les documents d’urbanisme locaux, dont le PLUi-HD de Dijon Métropole.
La révision en cours vise à intégrer les objectifs nationaux de sobriété foncière introduits par la loi Climat et Résilience de 2021. Celle-ci prévoit d’atteindre le « zéro artificialisation nette » des sols en 2050, avec une première étape de réduction de moitié de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers entre 2021 et 2031.
Mais Dijon Avenir estime que le projet présenté reste trop consommateur de foncier. Selon l’association, le SCoT révisé prévoit à l’horizon 2046 une croissance de 17 136 habitants à Dijon et de 25 979 habitants à l’échelle de Dijon Métropole. Il prévoit également la construction de 23 563 logements à Dijon et de 32 750 logements sur la métropole.
Surtout, le document conduirait, selon Dijon Avenir, à l’artificialisation de 25 hectares de pleine terre à Dijon, dont 15 hectares pour le logement, et de 190 hectares à l’échelle de Dijon Métropole, dont 80 hectares pour le logement.
L’association dénonce une trajectoire qu’elle juge incompatible avec la préservation des terres agricoles et la sécurité alimentaire du territoire. Elle souligne également que Dijon et sa métropole construisent déjà en moyenne deux logements neufs pour un nouvel habitant, une situation qu’elle qualifie d’« intenable sur le long terme ».
Dijon Avenir estime par ailleurs que ces objectifs contredisent l’engagement pris pendant la campagne municipale par la maire de Dijon, Nathalie Koenders, de ne plus construire sur la pleine terre. L’association affirme qu’à Dijon, le rythme d’artificialisation prévu serait cinq fois supérieur à celui observé sur la période 2010-2015.
Face à ces constats, Dijon Avenir invite les habitantes et habitants à participer à l’enquête publique avant le 3 juillet, en déposant leurs observations sur le registre dématérialisé ou en mairie.
Pour l’association, la mobilisation citoyenne doit permettre de peser sur l’avenir du territoire et de défendre la préservation des terres agricoles face à de nouveaux projets d’urbanisation.
